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Cinq blessures qui empêchent d’être soi-même

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5 blessures qui empêchent d'être soi-même

Le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice sont les cinq blessures à l’origine de tous nos maux. Lise Bourbeau, enseignante, philosophe et auteur renommée, nous a expliqué comment nos blessures agissent sur notre corps et notre personnalité.

Lise Bourbeau est fondatrice du centre de développement personnel « Écoute Ton Corps. » Elle a écrit plus de vingt livres, tous devenus des best-sellers. En atteignant plus de 6 millions de livres vendus, cette Québecquoise nous mène vers la voie de la compréhension et de la guérison. Elle associe aux cinq blessures cinq masques que nous portons inconsciemment pour nous protéger. Plus les blessures sont profondes, plus la souffrance oblige à porter le masque régulièrement. Plus vous vous retrouvez dans une large partie des caractéristiques, plus la blessure sera importante.

Il n’y a pas de méchants dans ce monde mais seulement des souffrants.

Lise Bourbeau.

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La blessure du rejet, le masque du fuyant

Cette blessure survient en général de notre naissance à nos un an avec le parent du même sexe. Il s’agit souvent d’un enfant non désiré ou dont l’éducation est faite de réprimandations permanentes, instaurant une impression de rejet. Cela peut aussi se produire avec des enfants surprotégés qui n’ont pas l’impression d’être aimé pour ce qu’ils sont réellement.

Physique : Corps frêle qui ne prend pas beaucoup de places. Petits yeux, renfoncés, marqués de cernes.

Caractère : Cherche à s’effacer, doute de son droit à l’existence. À tendance à fuir, à être dans la lune et à se créer un monde imaginaire. Se croit incompris et sans valeur. Le fuyant est une personne calme, tranquille qui ne cause pas de problèmes et ne se fait pas remarquer. Il est détaché du matériel, car cela l’empêcherait de prendre la fuite. Le fuyant reconnaît que l’argent est nécessaire mais il ne lui apporte aucun plaisir. Perfectionniste, il est en recherche perpétuelle de solitude et aura tendance à rapidement s’effacer en présence des autres. Sa plus grande peur est la panique. Mais ce qui l’empêche de communiquer est la peur d’être inintéressant ou nul et sans valeur.

Alimentation : Appétit souvent coupé. Mange de petites portions. Peut se réfugier dans l’alcool, le sucre ou la drogue. Prédisposition à l’anorexie.

Maladies : Dépression, psychose, tendance suicidaire, problèmes de peau, diarrhée, allergies, vomissements (indique son rejet des autres en régurgitant la nourriture absorbée) etc.

La blessure de l’abandon, le masque du dépendant

Elle apparaît entre un et trois ans avec le parent du sexe opposé. Si un parent s’occupe davantage de son nouveau-né, l’enfant peut se sentir abandonné. Si les parents partent travailler toute la journée, s’il doit s’occuper tout seul, s’il est « abandonné » chez une nourrice ou s’il vit un événement traumatisant comme être hospitalisé sans la présence de ses parents ; alors l’enfant est enclin à développer cette blessure.

Physique : Personne frêle avec une posture qui s’affaisse, qui manque de tonus. Yeux tristes ou tombants. « Le dépendant croit qu’il ne peut arriver à rien tout seul et qu’il a besoin de quelqu’un pour le supporter. Son corps reflète ce besoin de soutien. »

Caractère : C’est une personne apte à devenir victime, comme le fait de se créer des problèmes de santé pour attirer l’attention par exemple. Le dépendant est une personne fusionnelle, qui a besoin d’attention et de soutien. Elle a des difficultés à décider quelque chose seule et à se faire dire non. Ressent une profonde tristesse et pleure rapidement. Les dépendants peuvent avoir des sautes d’humeur. Ils s’accrochent aux autres car ils ont peur de la solitude. Ils disposent d’une grande attente envers les autres car ils ont la nécessité de se sentir soutenu pour être heureux. Il est souvent en conflit avec lui-même, craintif de demander trop d’attention ou de ne pas en recevoir suffisamment. Parmi les cinq types de blessure, le dépendant est celui qui aime le plus le sexe. En effet, plus la personne se sent désirée, moins sa blessure la fait souffrir.

Alimentation : Mange lentement. Bon appétit. Tendance à la boulimie.

Maladies : Migraines, diabète, hystérie, agoraphobie (peur des lieux où il serait difficile de s’échapper), bronchites, problèmes de dos etc.

La blessure de l’humiliation, le masque du masochiste

L’éveil de cette blessure prend place entre un et trois ans avec le parent qui s’est occupé du développement physique de l’enfant, en général la mère. L’humiliation est l’action de se sentir rabaissé, ce qui entraîne un sentiment de honte.

Physique : Gros ou rondelet, yeux ronds et innocents.

Caractère : Recherche de la douleur et de l’humiliation de façon inconsciente. Trouve de la satisfaction et du plaisir à souffrir. Le sentiment prédominant chez les personnes à caractère masochistes est la honte. Ces personnes n’écoutent pas leurs besoins. Elles ont le don de s’attirer des personnes qui les humilient. Le dégoût de soi est très présent. Leur plus grande peur est la liberté. Elles n’écoutent pas leurs envies sexuelles, jugées parfois honteuses. Elles compensent souvent leurs problèmes par la nourriture.

De plus, le masochiste a tendance à se placer dans des situations où il doit prendre soin de quelqu’un. Plus il s’oublie et porte le poids d’autrui sur ses épaules, plus il lui sera facile de prendre du poids. Il est hypersensible et ne réalise pas qu’en étant à l’affût des émotions des autres, il n’écoutera pas ses propres besoins. Il est souvent reconnu comme une personne drôle, en riant de lui-même. « Personne ne peut ainsi deviner que la peur d’avoir honte se dissimule peut-être sous les mots qui font rire. »

Alimentation : Aime les aliments riches en gras. Tendance à la boulimie.

Maladies : Maux de dos, démangeaisons de la peau, problèmes de thyroïde et de cœur…

La blessure de la trahison, le masque du contrôlant

Cette blessure apparaît entre deux et quatre ans avec le parent du sexe opposé. Nous souffrons de trahison lorsque nous perdons confiance en notre parent référent. Trahir signifie cesser d’être fidèle, abandonner ou livrer quelqu’un.

Physique : Pour les femmes, culottes de cheval ou corps en forme de poire. Quant aux hommes, il émane plus de force du haut de leur corps. Ces personnes ne sont pas grosses mais plutôt jugées « fortes », avec une tendance à avoir le ventre gonflé. Leur regard est intense et séducteur.

Caractère : Le contrôlant a une grande force de caractère. Il concrétise ses projets, aime prévoir et contrôler. Le contrôlant n’aime pas la lâcheté ni la paresse et a de l’attente envers les autres. Il affirme ses croyances avec conviction. Il comprend rapidement, a beaucoup de talent, et effectue tout très stratégiquement pour ne pas perdre de temps. Comme il ne supporte pas ne pas savoir quelque chose, il s’instruit. Son humeur est changeante, si bien qu’il doit travailler sur sa patience et tolérance. Par exemple, il fera tout pour guérir rapidement s’il est malade afin de retourner vaquer à ses occupations.

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C’est une personne qui ne profite pas réellement du moment présent, trop occupée à tout planifier et futuriser. Le contrôlant arrive en avance, a de la difficulté à déléguer une tâche puisque qu’il n’a pas assez confiance et veut tout contrôler. C’est une personne rapide qui fait presque tout elle-même. Il aime avoir le dernier mot et n’aime pas les personnes autoritaires qui entravent son ego. Les contrôlants admettent difficilement leurs peurs et faiblesses. Ils n’aiment pas se montrer vulnérables, mais plutôt braves et courageux.

Les contrôlants peuvent avoir recours à des mensonges subtils pour se justifier. Ces personnes ont du mal à être dans une situation où ils doivent rapporter les dires des autres. Pour eux, cela est vécu comme une trahison. Ils veillent à avoir bonne réputation et ont peur de l’engagement car le contraire est également perçu comme une trahison. En amour, si la passion commence à s’éteindre, il s’arrangera pour que l’idée de rompre vienne de l’autre. Accusé de trop réfléchir, il a souvent de la difficulté à se décider. Une de ses plus grandes peurs est le reniement. Il donnera difficilement une seconde chance à quelqu’un en qui il a perdu confiance.

Alimentation : Mange rapidement avec bon appétit. À tendance à assaisonner.

Maladies : Paralysie en cas d’impuissance, herpès buccal, agoraphobie…

La blessure de l’injustice, le masque du rigide

L’injustice apparaît entre quatre et six ans avec le parent du même sexe. Le mot juste est synonyme de reconnaissance, d’appréciation et de respect du mérite de chacun. Une personne qui souffre d’injustice ne se sent pas appréciée à sa juste valeur ou ne reçoit pas ce qu’elle pense mériter. Être l’aîné de la famille et devoir s’occuper de ses frères et sœurs peut, par exemple, être perçu comme injuste.

Physique : Corps droit, rigide. Yeux brillants et vivants.

Caractère : Il s’agit d’une personne froide et insensible où prouver son amour s’avère difficile. Elle croise souvent les bras pour protéger son plexus. Elle ressent souvent de l’envie envers les autres s’ils possèdent plus. Souvent optimistes, les personnes rigides n’aiment pas les problèmes. Elles aiment recevoir une récompense suite à leurs performances afin de s’assurer qu’elles sont dignes.

Peur de se tromper, elles ont tendances à rougir facilement. Ces individus sont très exigeants avec eux-mêmes, et vivent souvent du stress car ils s’imposent un niveau de perfection difficilement atteignable. Ils disposent d’une faculté à occulter la douleur. Très souvent en colère contre eux-mêmes, les rigides utilisent souvent la comparaison. Se dévaloriser représente une injustice et un rejet de l’être. La froideur est leur plus grande peur. De manière générale, les rigides ressentent de la difficulté à se faire plaisir sans se sentir coupable.

Alimentation : Tendance à être végétarien car c’est quelque chose de juste. Se contrôle pour ne pas grossir.

Maladies : Burn-out, anorgasme (femme particulièrement habile à faire semblant de jouir) ou éjaculation précoce, torticolis, constipation, hémorroïdes, problèmes de peau, insomnie, mauvaise vision etc.

La voie de la guérison ?

Les psychiatres John C. Pierrakos et Alexander Lowen ont créé la bioénergie qui a prouvé l’importance des émotions et de la pensée dans la volonté de guérir le corps physique. Tant qu’une expérience est vécue dans la non-acceptation, c’est-à-dire dans le jugement, la culpabilité, la peur ou le regret, l’humain s’attire sans cesse les circonstances et les personnes qui lui feront revivre cette expérience.

« Le corps est tellement intelligent qu’il trouve toujours un moyen de nous laisser savoir ce que nous avons à régler. » Il reflète ce qu’il se passe sur le plan émotionnel et mental. Lise Bourbeau affirme que notre système de croyance détermine notre métabolisme. Autrement dit, plus une personne mange et se sent coupable de le faire, plus la nourriture la fera grossir. Autre exemple, la peau est une surface de contact, elle permet d’être touché. Lorsqu’elle est repoussante, la peau tient les autres éloignés. Voilà pourquoi certaines blessures font apparaître ce type de problème. Le rigide, étant très sensible, évite de se laisser toucher par les autres psychologiquement. Il aura tendance à être plus sujet aux problèmes de peau.

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Pour ne pas reproduire ses propres blessures avec ses enfants, il faut guérir : comprendre, accepter, pardonner, évoluer. Devenir conscient d’un aspect de soi qu’on ne veut pas voir, soit l’acceptation, est l’élément déclencheur pour notre guérison. Les masques sont là pour nous protéger. Notre ego fera en sorte de ne jamais dévoiler nos blessures. Cependant, plus nous attendons et occultons nos blessures, plus elles s’aggravent. « Chaque fois que nous vivons une situation qui vient réveiller et toucher une blessure, nous y ajoutons une autre couche. Ça devient un cercle vicieux. » L’avantage premier de cette guérison sera de ne plus dépendre des autres affectivement. Devenir autonome, c’est être en harmonie avec soi-même et remercier son « moi intérieur » d’avoir créé ces masques pour nous protéger.

Dites-vous une chose … Vous êtes exceptionnels !

« Les autres ne peuvent pas nous faire sentir coupable, car la culpabilité ne peut venir que de l’intérieur de nous-mêmes. »

  • Le fuyant cherche à devenir invisible aux yeux des autres, en se retirant afin d’occuper le moins d’espace possible. Il alimente sa blessure lorsqu’il se dévalorise. Mais, il est créatif, travaille seul, est efficace et pense à de nombreux détails. Il est apte à réagir et autonome.
  • Le dépendant est en quête d’attention permanente. L’abandon est renforcé lorsqu’il s’oublie ou qu’il ne s’occupe pas assez de lui-même. Mais, il sait ce qu’il veut, persévère, sait capter l’attention. Sociable et joyeux, il s’intéresse aux autres, possède souvent des talents artistiques et dispose d’une capacité à aider les autres.
  • Le masochiste fait tout pour se rendre utile, afin d’éviter l’humiliation et la honte. Lorsqu’il se rabaisse ou se compare aux autres, sa blessure est alimentée. Mais c’est une personne généreuse qui fait passer les besoins des autres avant les siens, toujours prête à rendre service. Sensible, jovial, c’est aussi un individu avec des talents de médiateur, capable de dédramatiser ; altruiste, serviable, et digne.
  • Le contrôlant veut prouver que c’est une personne forte, sûre d’elle, même si elle n’a pas confiance et remet ses choix en doute. Il entretient sa blessure en se faisant croire des choses fausses. Mais, il s’exprime bien en public. Souvent bon comédien, il a une capacité de réflexion supérieure à celle des autres. Il est capable de grandes performances.
  • Le rigide est une personne brusque, perfectionniste, impatiente et intolérante. Lorsque le stress est trop intense, il est injuste avec lui-même car il se critique et se fait souffrir en ne s’accordant aucun plaisir. Ordonné, précis, soucieux, sensible, dynamique ; la personne rigide parvient à faire face aux situations difficiles.
Pour récapituler :

Arriver à s’identifier à la blessure qui nous correspond est la première étape du processus de guérison. Accepter sa responsabilité, éprouver de la compassion pour ses parents et leur pardonner de nous avoir transmis nos blessures, est la deuxième étape. Enfin, cessons de croire que nous avons besoin d’un masque de protection. La vie est remplie d’expériences qui permettront de connaître ce qui est nécessaire et bénéfique pour nous-mêmes.

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