Vue aérienne d'une plage isolée de la Riviera albanaise avec eau turquoise.

Riviera albanaise en septembre : le refuge secret de la côte ionienne

La lumière de septembre sur la côte ionienne a cette douceur que l’été ne connaît pas. Moins de foule, une mer à 26°C, des criques désertes. La Riviera albanaise est sans conteste la plus belle partie de l’Albanie. Mais pas n’importe où : préférez Dhërmi et le nord de la côte à Ksamil et ses plages saturées. Ici, le raffinement se vit dans le silence, l’architecture et l’eau turquoise.

Voici pourquoi, et comment organiser ce séjour qui sent le thym et l’iode.

Partir en septembre : le privilège d’une Méditerranée retrouvée

Septembre est le mois idéal, et les habitants le savent. Les températures diurnes oscillent entre 20 et 28°C, loin des canicules de juillet. La lumière, plus basse et plus dorée, sublime les falaises et les oliveraies. Les pluies ne s’installent qu’en octobre.

L’eau, elle, n’a jamais été aussi chaude. Grâce à l’inertie thermique, l’Ionienne atteint 26°C début septembre. Une eau calme, claire, parfaite pour la plongée en apnée ou le kayak. Et surtout : la foule s’est dissipée. Le départ de la diaspora et des familles européennes transforme la côte. Les plages de Ksamil retrouvent de l’espace, les embarcations pour les grottes marines naviguent à moitié vides.

Bateau au mouillage dans les eaux turquoises de la crique de Gjipe en Albanie.
@ Instagram

Les prix s’ajustent aussi. Dès la première semaine, les hébergements baissent de 20 à 30 %. Et la disponibilité est excellente. Fini la réservation trois mois à l’avance : une semaine, parfois quelques jours, suffisent pour décrocher une chambre dans un boutique-hôtel.

À retenir : la première quinzaine de septembre est la fenêtre parfaite. La mer la plus chaude, des infrastructures encore ouvertes, une ambiance posée. Et des nuits entre 90 et 180€ pour des adresses de caractère.

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Profitez de Ksamil mais posez vos valises à Dhërmi.

Ksamil, avec ses îlots de sable blanc accessibles à la nage, a conquis tous les guides. Ses eaux turquoise et peu profondes rappellent les lagons des Maldives, et ses petits restaurants de bord de mer servent les fameuses moules du lagon de Butrint. C’est une destination séduisante, photogénique, et elle attire une foule nombreuse en juillet-août.

À une heure au nord, Dhërmi propose une tout autre histoire. Ici, la montagne plonge directement dans la mer Ionienne. Les plages de galets fins et de sable blanc s’ouvrent sur des eaux profondes et limpides. La topographie est plus sauvage, plus vaste. Les criques, comme la célèbre Gjipe, se nichent au pied de falaises et de canyons. L’accès n’est pas toujours aisé — une randonnée d’une heure ou une excursion en bateau — mais c’est ce qui préserve leur caractère confidentiel.

Vue plongeante sur la plage de Dhërmi avec parasols en paille et mer turquoise à travers les pins.
@ Instagram

Côté hébergement, Dhërmi concentre l’offre la plus raffinée. L’Empire Resort Hotel, avec son architecture en terrasses qui épouse la pente, offre des piscines à débordement et des matériaux locaux comme la pierre et le bois. Le Red Sol Resort, imaginé par le studio Ricardo Bofill, se distingue par ses blocs de terre brûlée qui se fondent dans le paysage. Compter entre 100 et 200€ la nuit en septembre. Un investissement qui garantit le calme, le silence et une immersion totale dans le décor.

Vue aérienne de l'Empire Resort Hotel en Albanie avec piscines et terrasses de luxe.
@ Empire Resort Hotel Albanie

Ksamil pour l’effet carte postale et l’effervescence, Dhërmi pour l’élégance discrète et la Méditerranée d’autrefois. Si vous cherchez une retraite contemplative, c’est ici.

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Hôtel de charme et crique secrète : le carnet privé de Dhërmi et de la Riviera albanaise

Trois adresses pour un séjour qui tient ses promesses.

Commencez par l’Empire Resort Hotel, posé en terrasses sur la pente. Ses 65 chambres en pierre et bois local s’ouvrent sur une piscine à débordement qui semble se jeter dans l’horizon. Les prix en septembre ? Entre 100 et 180€ selon les vues. Un rapport qualité-prix rare pour ce niveau de design.

Pour le dîner, deux options. Le restaurant Mosaic, au Green Coast Hotel, réinvente la cuisine locale avec des touches internationales — un ceviche de poisson blanc au citron vert, un shish-taouk au paprika. La vue sur l’Ionienne à couper le souffle. Autre registre : les tavernes du port de Himarë, où l’on commande « l’arrivage du jour » : daurade, bar ou rouget grillés au charbon de bois, arrosés d’huile d’olive et de citron. Comptez 18 à 35€ par personne, vin local compris.

Chef préparant un plat de tomates cerises marinées or au restaurant Mosaic.
@ Mgallery collection

Enfin, une journée à la baie de Gjipe. Cette plage sauvage, nichée au fond d’un canyon, n’est accessible qu’à pied (une heure de randonnée depuis le parking) ou en bateau depuis Himarë. En septembre, les embarcations sont à moitié pleines, la crique presque déserte. L’eau est calme, transparente, idéale pour une longue baignade avant de remonter vers Dhërmi pour un verre au coucher du soleil.

Vue aérienne verticale de la plage de Gjipe bordée de falaises et d'une mer turquoise.
@ Instagram

Préparez vos valises, louez une voiture à Tirana ou Corfou, et réservez ces trois nuits à Dhërmi. La Méditerranée d’autrefois vous attend.

Dimitri Dimitri a fait le tour du monde. Voyageur passionné, il partage dans ses articles ses découvertes, ses coups de cœur et ses astuces pour voyager mieux.

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