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Interview : ECCO et son piano reviennent sur un nouveau single !

Deux ans après sa révélation sur The Voice, Ecco revient sur le devant de la scène avec un extrait de son nouvel album, Wurlitzer, sorti le 7 mai dernier. La finaliste de la saison 7 de The Voice nous offre un aperçu de son nouvel EP, poétique, rythmique et intimiste.

Pour la sortie de son nouveau morceau tiré tout droit de son nouvel EP en préparation, Ô Magazine a eu l’occasion d’échanger avec la jeune auteure-compositrice et interprète de talent, ECCO. Révélée il y a deux ans grâce à The Voice, la chanteuse bisontine est bien décidée à nous faire pénétrer dans son univers musical aux couleurs pastel. 

Son nouveau single, Wurlitzer, est un condensé de poésie aux sonorités pop et afro-caribéennes. Le morceau, tiré de son inspiration pour les classiques de la chanson française et orné de sa voix aux envolées jazzy, génère une douce émotion de spleen. Découvrez l’interview.

Salut ECCO, comment vas-tu ? 

Très bien, j’ai pratiquement fini mes examens et toi ?

Ça va super. Comment s’est passé ton confinement ? Je trouve qu’on ne parle pas assez de l’impact psychologique que cette crise a eu sur les gens…

Moi justement, j’ai coupé la télé et la radio, parce que pendant les deux premières semaines j’étais hyper stressée ; c’était assez anxiogène. En plus, je suis un peu hypocondriaque sur les bords, donc je m’imaginais déjà avoir tous les symptômes. Par la suite, j’ai essayé de tirer du positif de tout ça : j’ai pris le temps de me retrouver avec moi-même, j’en ai profité pour faire de la musique, écrire et surtout me reposer.

Même si c’était une période assez angoissante, ça a permis à beaucoup d’entre nous de lever le pied, et ça aussi c’est important. D’ailleurs maintenant, on est en déconfinement depuis le 11 mai ; es-tu déjà retournée en studio ?

Non, pas encore. On a sorti mon single, Wurlitzer, quelques jours avant le déconfinement. Il faut que je fasse une autre session studio, mais je ne sais pas quand. Je suis quand même sortie de chez moi, mais sinon, on ne s’est pas encore tout à fait remis au travail.

Raconte nous un peu, « ECCO » ça vient d’où ?

J’étais au collège et je cherchais un pseudo pour créer ma page Facebook où je postais mes reprises. Et finalement, j’ai pensé à ma mère qui parle couramment en italien et qui aime bien dire des expressions en italien. Elle disait souvent « Ecco ! » qui veut dire « voilà » et je trouvais ça bien ! À la base, c’était juste un nom de page, mais lorsque j’ai passé les castings de The Voice, ils m’ont demandé si j’avais un nom d’artiste, et j’ai dit que c’était Ecco. Je ne voulais pas y aller sous mon vrai nom, je voulais avoir une sorte de protection et préserver ma vie privée. 

Tu peux nous parler de ta passion pour la musique en général, d’où elle te vient ?

J’ai toujours baigné dans la musique. Mes parents ne sont pas musiciens, mais ce sont de vrais mélomanes, ils écoutent énormément de la musique. J’ai des musiciens dans ma famille, donc à nos repas de famille, on fait tous de la musique. Très vite, je me suis mise à chanter parce que ma mère chantait beaucoup aussi. Et puis quand j’étais petite, je voulais être chanteuse, comme Amel Bent ! (Rires) À Besançon, mon grand-père m’a inscrite au conservatoire, et c’est là que j’ai découvert le solfège, le piano et la chorale. 

ECCO et son amour inconditionnel pour le piano, sur son nouveau morceau, Wurlitzer

Ta passion pour le piano, elle vient donc de cette découverte au conservatoire ?

J’ai toujours eu une sorte d’affinité avec le piano. Mes parents me passaient énormément de morceaux de piano ; du Chopin par exemple… C’est peut-être pour ça que j’apprécie le piano plutôt qu’un autre instrument. 

Avant tu chantais dans le groupe Neptune Quartet, encore actif aujourd’hui, pourquoi as-tu décidé de faire carrière solo ?

Je n’avais plus le temps de jouer avec Neptune Quartet, j’avais le bac et mes examens au conservatoire à passer. Et puis, c’était l’occasion de me consacrer pleinement à ma carrière et mes chansons.

La transition en solo a t-elle été difficile pour toi ?

Je ne sais pas si ça a été dur, car j’ai mis la musique entre parenthèses pour me consacrer à mes études pendant un an. Quand je me suis mise à refaire de la musique, j’ai tout de suite trouvé un manager et très rapidement, un producteur pour m’accompagner. C’est sûr que ce n’est pas pareil ; en groupe, on est tous ensemble et on vit les choses ensemble. Mais The Voice, ça a été très formateur, je crois que j’arrive assez bien à gérer la pression maintenant. 

Quand tu n’es pas Ecco sur scène, tu es Jade, une jeune étudiante. Comment c’est de gérer sa vie d’étudiante et sa carrière ? Jongler entre la fac à Besançon et le studio d’enregistrement à Paris, ce n’est pas trop source de stress et de pression pour toi ? 

C’est vrai que la fac de droit, ça demande beaucoup de travail mais j’ai une bonne mémoire et une certaine facilité en cours. Puis, aller enregistrer à Paris, ça me permet de faire une coupure avec mes études. Ce qui est compliqué à gérer, c’est le regard des autres à la fac, car pour eux, je suis « la meuf qui a fait The Voice ». C’est une étiquette qui n’est pas toujours facile à porter et qui peut empêcher une certaine sociabilisation avec les gens… C’est assez étrange, car je ne mets pas de barrière, c’est plutôt les autres qui mettent de la distance entre eux et moi.

ECCO mêle sa carrière musicale et sa vie d'étudiante en fac de droit

D’ailleurs, tu as dit que tu faisais du droit. C’est marrant que tu aies choisi ce domaine plutôt que de te spécialiser dans l’art ou la musique. 

C’est indirectement lié. Dans le futur, ce serait cool de monter mon propre label ou ma propre boîte de production. Et pour cela, je pense qu’il est important d’avoir un bagage juridique solide. En tant qu’artiste, c’est aussi important d’avoir des bases à ce niveau là. Si je peux faire le cursus jusqu’au bout, j’aimerais me spécialiser dans le droit de la propriété intellectuelle et le droit de la musique. Je serais préparée et protégée, pour d’une part, démarcher mes contrats par exemple et d’autre part, monter un label. 

Il s’est écoulé deux ans depuis que tu as été révélée à la télévision lors de la saison 7 de The Voice. Comment tu te sens à l’idée de sortir un projet après « tout » ce temps ?

Quand on fait The Voice, c’est vrai qu’il faut profiter de cette visibilité pour démarrer. Mais en même temps, j’avais 17 ans, et j’écrivais des chansons qui ne sont pas aussi abouties que celles que j’écris aujourd’hui. Il y a forcément des gens qui ont décroché depuis, car je n’étais pas très active sur les réseaux non plus mais il y a aussi des gens qui restent malgré tout et qui attendent. J’ai enfin sorti un single après deux ans, et ce qui est bien, c’est que je n’ai plus forcément l’étiquette de The Voice pour les nouveaux qui me découvrent. Le but, c’est aussi de rompre avec ça, car sur The Voice, je reprenais des chansons, mais je suis aussi auteure-compositrice et j’ai des choses à dire. 

Tu as récemment sorti un extrait de ton nouvel album, avec le morceau Wurlitzer. Il est différent de ce que tu as pu chanter auparavant, il est beaucoup plus pop… Est-ce qu’il est révélateur des sonorités que tu vas nous proposer sur ton premier EP ? 

La chanson n’est pas de moi, donc peut-être que ça se ressent aussi. Il y a une rythmique assez « reggaeton » dont je n’avais pas l’habitude. Si ça ne tenait qu’à moi, je ne ferais que des chansons tristes et mélancoliques ! (Rires) Et puis je me suis dit que ça fait du bien de faire des choses qui bougent, des chansons plus lumineuses. L’EP sera donc dans ces couleurs là mais comme j’ai d’autres flèches à mon arc, par la suite, je ferai d’autres choses différentes. 

Pour revenir à ce que tu viens de dire, pourquoi abordes-tu la musique de façon à ce qu’elle soit un exutoire pour toi ? 

Pour certaines de mes chansons, ce sont des chansons thérapeutiques. Quand j’ai besoin de dire quelque chose, je le retranscris par la musique. Mais de manière générale, on est plus créatif lorsqu’on est triste. Je suis également de nature très sensible, donc je vis les choses à fond. 

ECCO en collaboration avec la marque de prêt-à-porter haute gamme Maje Paris, découverte lors de son premier prime sur The Voice

J’ai ressenti un léger décalage sur Wurlitzer, entre les paroles et le clip vidéo des paroles, que j’ai trouvé « infantilisant ». Tu n’as pas peur que les gens te perçoivent encore comme une enfant ?

Mon équipe voulait qu’on fasse quelque chose de poétique et « arty ». Quand on a travaillé sur l’élaboration du clip Lyrics, on l’a fait à distance et peut-être qu’on ne s’est pas tous très bien compris. Ma musique est tout le contraire « d’infantile », on la qualifie d’assez mature. C’est vrai qu’il peut y avoir un certain décalage, je n’y avais pas trop pensé mais ce n’est pas très important pour moi. Il faut encore que l’on trouve notre créneau, où on veut aller, comment on va y aller et quel public on veut toucher. Et puis, j’ai 19 ans, j’ai un visage d’enfant mais quand on me parle, on me donne quatre ans de plus finalement. C’est assez marrant. 

Pour continuer de parler « image » ; tu es en partenariat avec la marque Maje, une marque haute gamme très glamour et moderne. C’était évident pour toi de collaborer avec elle ? 

J’ai découvert la marque pendant The Voice. Ils m’avaient choisie une robe longue blanche pour mon premier prime, et j’avais adoré. Quand il a fallu collaborer avec une marque, j’ai tout de suite dit Maje. La marque a autant des looks classes que modernes, et ça représente assez ce que je suis et ma musique ; j’ai un style assez old school et une certaine fraîcheur, donc ça collait bien avec la marque. 

Tout à l’heure tu disais que tu voulais dépasser ton expérience à The Voice. Ton nouvel EP va-t-il témoigner de l’évolution que tu as eu depuis ces dernières années ?

À The Voice, je chantais uniquement des reprises, donc les gens ne pouvaient pas totalement comprendre ce qu’était mon univers musical. À travers mon EP, il y aura des chansons de mon âge, assez pop mais sur les cinq titres, il y en a trois qui sont de moi, donc il y aura une forme de maturité qui va se ressentir. C’est un premier jet. Plus tard, on se concentrera sur l’album, qui est un gros projet et qui prend plus de temps. À ce moment-là, je voudrais revenir sur des choses qui me ressemblent plus et sur lesquelles je voudrais tendre par la suite. 

Récemment, tu as fait une cover d’Imparfait de Maes. As-tu déjà eu envie de faire des collaborations avec des rappeurs ? Beaucoup d’artistes féminines en font ; par exemple, Christine & The Queens avec Booba, ou bien Angèle et Damso…

Oui totalement ! J’aime beaucoup quand il y a deux univers qui se rencontrent et qui se confrontent dans un même morceau. Maintenant j’écoute du rap. Avant, je n’en écoutais pas, j’avais tout mis dans la case « auto-tune et vulgaire », mais en fait pas du tout ; il y a plein de choses au sein du rap !

Est-ce que tu peux nous teaser un peu ton nouvel EP ? As-tu des collaborations de prévu dessus ? 

Non, en cinq titres c’est difficile… Ça laisse entrevoir mon univers certes, mais ça reste peu de chansons. On entre un peu dans l’intime, avec le morceau Solitude, mais il y a aussi des morceaux plus légers comme Wurlitzer, qui reflètent finalement assez bien ma personnalité. Mais j’échange actuellement avec des artistes pour collaborer sur mon prochain album

Tu réfléchis déjà à un prochain album ? 

Oui bien sûr, j’ai énormément de chansons écrites qu’il faudrait que j’enregistre pour un album. C’est important de voir loin. 

Pour finir, ECCO, tu peux nous dire où on peut garder un oeil sur ce que tu fais pour être au courant de la sortie imminente de ton EP ?

Je suis très active sur Instagram, c’est là où est ma communauté. Et sur Facebook aussi. Vous pouvez me retrouver via @eccosings sur les réseaux ! 

Pour son premier single, Wurlitzer, ECCO s’est entourée d’une équipe de renom : Tristan Salvati à la co-composition (Angèle, Louane, Julien Doré…), Corson pour le texte (Jenifer, M. Pokora, Yseult…) et Boban Apostolov (Jenifer, M. Pokora…) à la réalisation. 

À l’approche de la sortie de son EP, nous espérons que vous vous laisserez séduire par la maturité de ses textes aux touches d’espièglerie, qui définissent si bien la personnalité d’ECCO

Merci ECCO pour cet échange. Ô Magazine te souhaite bon courage pour la suite de tes études, et de la réussite pour la suite de ta carrière !

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