Toutes les femmes que j’ai rencontré se souviennent de leurs premières règles, et ont généralement une histoire à raconter sur le sujet. Pour moi, je n’oublierai jamais d’avoir demandé conseil à l’infirmière de l’école dans mon adolescence. Elle m’a alors remis une serviette hygiénique de la taille d’une couche. Comme les temps ont changé ! De nos jours, les serviettes hygiéniques sont plus fines, les tampons sont maintenant beaucoup plus courants et de nouvelles solutions comme les coupes menstruelles et les culottes menstruelles prennent d’assaut le marché des protections hygiéniques. C’est une meilleure période pour avoir ses règles par rapport à mon adolescence !

PAR OÙ COMMENCER ?

Ceci étant dit, avec les nouvelles options vient la confusion : Comment bien choisir sa culotte menstruelle ? Le design a-t-il de l’importance ? Les culottes de règles sont-elles toutes identiques ? vont-elles tâcher mes lessives ? Une si petite partie absorbante peut-elle vraiment faire l’affaire ? Doit-on définitivement mettre au placard tampons et serviettes ? Comment savoir s’il y a littéralement des centaines de choix ? Vous vous demandez peut-être par où commencer et vous avez raison.

Par quoi commencer ? Par ici ! Nous vous présenterons la culotte périodique en vous indiquant les avantages et les inconvénients, les préoccupations en matière d’environnement et de santé humaine, ainsi que quelques conseils pour choisir la version la plus sûre possible de ce produit.

La culotte menstruelle

Les bases : Les culottes menstruelles ou culottes de règles, sont comme leur nom l’indique, une paire de culottes conçues pour absorber le sang menstruel. Il en existe plusieurs types, certaines conçues pour être utilisées les jours de forte affluence et d’autres pour les jours de faible affluence ou pour être portées en association avec une autre solution périodique.

Les avantages : Respect de l’environnement car zéro déchet et réutilisables ; confort ; économies d’argent (investissement unique par rapport à l’achat de protections périodiques chaque mois) ; peuvent être portées à long terme sans craindre le syndrome de choc toxique ; conçues sans produits chimiques ; anti démangeaisons et irritations ; bonne absorption avec tous les types de flux et peuvent notamment convenir aux règles abondantes ; et elles sont jolies et aussi féminines qu’une lingerie classique.

Petit plus : certaines prétendent même avoir moins de crampes avec des culottes qu’avec des protections périodiques classiques ! Certains avis pour les culottes menstruelles Sisters Republic parlent de ça précisément !

Inconvénients : le coût de départ est plus élevé ; il faut investir dans plusieurs paires ou se préparer à faire la lessive quotidiennement ; certaines personnes disent qu’elles peuvent ressentir plus d’humidité qu’avec un tampon ; se changer en public peut être gênant ; les sports nautiques et la baignade sont interdits.

l’hygiène féminine et de l'environnement

LES PRÉOCCUPATIONS

Préoccupation première : Certaines culottes périodiques peuvent contenir des nanoparticules d’argent, qui sont des particules microscopiques pouvant être 1000 fois plus petites que la largeur d’un cheveu humain. Les nanoparticules d’argent sont ajoutées aux culottes menstruelles en raison de leur pouvoir antibactérien, ce qui signifie que si elles peuvent être libérées de la culotte et pénétrer dans le vagin, elles peuvent avoir un impact négatif sur les bonnes bactéries qu’y trouvent. Cependant, des études plus approfondies sont nécessaires car cela n’a concerné qu’une marque de culottes de règles (américaine et très connue).

Il est également important de noter que, si la capacité des nanoparticules d’argent à s’infiltrer dans le vagin à partir des culottes menstruelles n’a jamais été étudiée, la capacité de l’argent à migrer à partir de vêtements imprégnés, elle, l’a été, et les chercheurs ont constamment constaté la capacité de l’argent à migrer vers la peau.

Malgré l’utilisation accrue des nanoparticules dans les différents secteurs (y compris celui des culottes menstruelles), leurs effets sur la santé humaine ou environnementale n’ont pas été correctement évalués. C’est pour cela qu’ils ne font pas l’objet d’une réglementation adéquate. Par conséquent, nous pensons qu’il est prudent de faire preuve de précaution en matière d’exposition aux nanoparticules et de les éviter.

Autres préoccupations : Certaines culottes menstruelles utilisent des tissus synthétiques, dont beaucoup sont essentiellement composés de plastique et ne se décomposent pas dans l’environnement, ce qui contribue à la pollution de l’environnement. De nombreux tissus synthétiques perdent également leurs microfibres, des fibres microscopiques qui se détachent au lavage, ce qui pollue l’environnement et peut être nocif pour les animaux aquatiques et les humains qui consomment des produits marins.

Il est également essentiel que le vagin “respire” afin de ne pas emprisonner l’humidité (ce qui augmente les risques d’infection bactérienne), c’est pourquoi les tissus respirants comme le coton ou le chanvre sont recommandés pour la composition de la culotte. Le mieux c’est d’opter pour un coton bio ou un coton oeko tex !

En conclusion

Optez pour :

  • La transparence sur la fabrication, concernant les matériaux, y compris les tissus et les traitements.
  • Le coton bio ou oeko tex comme matière première.
  • Des culottes hygiéniques sans nanomatériau ou particules d’argent.
  • Des sous-vêtements sans antibactériens ou antimicrobiens. Parfois, ces traitements ne sont pas divulgués dans une liste de matériaux mais peuvent être repérés par des termes de marketing comme “antimicrobien”.