Style parisien Inès de la Fressange : blazer marine, marinière et touche de rouge

Inès de la Fressange : son secret de style transmis à ses filles (et à vous)

En ce mois de juillet, Paris vit au rythme d’une évidence : le style ne s’achète pas, il se transmet. Inès de la Fressange et ses filles, Nine et Violette, incarnent cette grâce parisienne qui traverse les générations. Trois marinières, deux blazers, une paire de mocassins, un panier en osier : le chic tient en quatre pièces et une assurance. Celle qui se vole dans le dressing de sa mère, se porte avec désinvolture, se transmet sans un mot. Une philosophie de vie plus qu’une leçon de mode.

Inès, Nine et Violette : trois femmes, trois générations. Portrait d’une famille où l’élégance se respire.

Ce qui se transmet d’une mère à ses filles

Le chic ne s’apprend pas. Il s’attrape. Nine d’Urso le confesse : elle « vole » les pulls dans le placard d’Inès et les porte trop courts. Une addiction qu’elle assume avec humour. « Dans les placards des mamans, ça passe », glisse-t-elle. Violette, elle, hérite d’une ligne, d’une silhouette, d’une façon de traverser une pièce. Leur mère ne leur a pas donné de leçons. Elle leur a ouvert son dressing. Elle les a emmenées aux défilés, les a laissées regarder, toucher, essayer.

Aujourd’hui, Nine construit son allure sur des contrastes. Des mocassins massifs qu’elle assume par complexe. Une jupe rouge chinée en brocante, coupe grand jupon, ornée de bouteilles de whisky peintes. Des pulls trop courts empruntés à sa mère. Un style de comédienne intellectuelle, entre rigueur normalienne et fantaisie vintage. Violette, muse de Karl Lagerfeld pour Chanel, cultive l’épure. Longue silhouette, refus des robes moulantes, chic absolu. Une élégance héritée des défilés du Grand Palais, devenue sienne. Inès les regarde. Elle les laisse libres. La transmission ne passe pas par des injonctions. Elle s’incarne dans ce que chacune fait de l’héritage.

Inès de la Fressange avec ses 2 filles nine et Violette, complices posant devant un mur en pierres sèches dans des tenues d'été élégantes
@Inès de la Fressange Instagram

Les pièces d’un vestiaire qui traverse les âges

Le style de la Fressange se lit comme une partition. Une marinière Petit Bateau en bleu marine et blanc cassé. Un blazer cintré, légèrement oversize, comme emprunté à un vestiaire masculin. Un jean brut, coupe droite, qui tombe juste sur une paire de mocassins. Un trench beige pour les jours de pluie. Un panier en osier pour les matinées d’été. Les couleurs : le bleu marine, le blanc, le rouge. Parfois du beige ou du noir. Inès les porte avec une constance qui n’est pas une routine, mais une signature.

Au défilé Patou, elle arborait un jean noir légèrement évasé, un haut bouffant à manches longues dévoilant les épaules, un panier en osier noir. Pour Balenciaga, elle choisissait un ensemble gris : veste cintrée à col montant, pantalon droit, gants noirs, boucles d’oreilles argentées. Deux looks, une même évidence : le chic ne s’accumule pas, il se compose. Quatre ou cinq pièces suffisent. Le reste est superflu.

Nine et Violette déclinent cette partition à leur manière. L’aînée emprunte les pulls de sa mère, trop courts, et les porte avec des mocassins massifs. La cadette privilégie la ligne épurée, le noir, la longue silhouette héritée de ses défilés Chanel. Une marinière reste une marinière. Un blazer reste un blazer. Mais chacune l’incarne à sa façon. Le vestiaire traverse les âges sans se démoder. Il se partage, se vole, se respire.

Un total look décontracté, façon Inès de la Fressange

Inès de la Fressange ne suit pas les tendances. Elle les traverse. Sa philosophie tient en une phrase : moins de pièces, plus d’assurance. Marinière, blazer, jean brut, mocassin, panier en osier. Cinq basiques qui composent son uniforme, été comme hiver, ville comme campagne. Un vestiaire qui ne se démode pas parce qu’il ne suit aucune mode. Il se porte. À toutes les saisons, à toutes les heures.

Ce style se décline en plusieurs occasions. Une matinée d’été à Paris. Le café fume encore dans la tasse. Inès de la Fressange enfile une marinière Petit Bateau (70 €). Col rond, manches retroussées sur les avant-bras. Par-dessus, un blazer cintré, légèrement oversize, comme emprunté à un vestiaire masculin. Un jean brut coupe droite. Une paire de mocassins Repetto Michael (340 €). Cuir noir souple, semelle fine. Un panier en osier à la main. Pas de bijoux voyants. Juste une frange qui balaye les yeux. Le look est là, complet, sans effort.

Planche de six photos présentant des tenues chic et décontractées avec blazer marine, trench beige, marinière et jean brut.
@ Ô Magazine

Une soirée de rentrée, cet automne. Nine d’Urso enfile la même marinière Petit Bateau. Elle la porte avec une jupe rouge chinée en brocante, coupe grand jupon, ornée de bouteilles de whisky peintes. Une pièce fétiche dénichée en brocante. Des mocassins massifs, qu’elle assume par complexe. Un pull trop court emprunté à sa mère, glissé par-dessus la marinière. La superposition joue. Le vintage s’invite. Le look devient sien.

Violette d’Urso, elle, cultive une autre version. Une marinière, toujours. Mais elle l’associe à une longue silhouette noire, sobre, épurée. Une robe ou un pantalon fluide qui descend jusqu’aux chevilles. Des mocassins Repetto Michael, en daim cette fois. Pas d’accessoires superflus. Une ligne, juste une ligne, héritée des défilés Chanel et de Karl Lagerfeld. Le chic absolu en version minimale.

Trois femmes, trois moments, trois looks. Une seule philosophie : l’élégance est une affaire de choix, pas de quantité. La marinière Petit Bateau (70 €) se glisse dans une valise, se porte en ville, à la campagne, partout. Le mocassin Repetto Michael (340 €) accompagne les journées de défilés comme les dimanches en brocante. Confort absolu, cuir qui s’assouplit, semelle fine. Deux pièces, trois looks. À vous de piocher celui qui vous ressemble.

Un héritage qui s’ouvre à toutes

Inès de la Fressange ne garde pas son style pour elle. Elle ouvre son dressing. Ses filles y piochent, y volent, s’approprient. Nine confesse cette « addiction » aux pulls de sa mère. Elle les porte trop courts, les superpose, les fait siens. Inès regarde. Elle ne dit rien. Elle sourit. La transmission ne se décrète pas. Elle s’incarne dans des gestes simples : prêter une marinière, tendre un blazer, laisser l’autre trouver sa propre silhouette.

Cette générosité ne s’arrête pas à sa famille. Inès la partage avec toutes celles qui adhèrent à sa philosophie. Dans ses guides, ses collaborations, ses collections, elle dit une même chose : le chic est une affaire de choix, pas de budget. Une marinière Petit Bateau vaut un tailleur Chanel quand elle est portée avec la même évidence. Un mocassin Repetto se vit comme une paire de Roger Vivier. L’assurance fait la différence, pas l’étiquette.

Inès de la Fressange souriante portant un pull col V rose fuchsia en maille et un jean brut.
@Inès de la Fressange Instagram

Alors, ce matin, ouvrez votre dressing. Regardez ce qui compte vraiment. Une marinière, un blazer, un jean, un mocassin. Peut-être une jupe chinée en brocante ou un pull trop grand. Gardez l’essentiel. Le reste, donnez-le. Transmettez à votre tour.

Les 3 femmes le prouvent : le style s’hérite, mais il se respire aussi. Il se vit, se vole, se partage.

Inès de la Fressange, Nine et Violette d’Urso nous rappellent une évidence. Le style ne s’achète pas. Il se vit, se vole, se partage. Alors, ce matin, ouvrez votre dressing. Gardez l’essentiel. Transmettez le reste. Le chic est une respiration.

Sources et liens : 

Valerie V Rédactrice mode premium, experte des tendances et du style effortless. Auteure de nombreux articles sur les collections féminines et la mode au quotidien.

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