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Transhumanisme, tout savoir sur l’amélioration de la condition humaine

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Transhumanisme

Le transhumanisme est un courant de pensée selon lequel les progrès scientifiques et techniques pourraient accroître les capacités physiques et intellectuelles des hommes. Dans quelles mesures pourraient-on améliorer notre quotidien ? Quel est le but de ce mouvement et quelles en sont les limites ?

Étymologiquement, le préfixe « trans » exprime l’idée de changement. Le transhumaniste est donc la volonté d’aller au-delà des limites qui définissent l’être humain. C’est en 1957 que le terme apparaît pour la première fois lorsque le biologiste Julien Huxley le définit comme tel : « un homme qui reste un homme, mais qui se transcende en utilisant de nouvelles possibilités de et pour sa nature humaine. » Le transhumanisme, c’est donc l’amélioration de nos conditions grâce aux nouvelles technologies. Mais côté éthique alors, ça donne quoi ?

Se faciliter la vie

Depuis toujours, l’objectif premier des hommes est d’essayer d’optimiser le temps. En effet, après avoir dompté les chevaux pour faciliter nos déplacements, nous avons construit des calèches pour améliorer le transport. Les inventions se sont succédées si bien que désormais, un aller retour en avion à l’autre bout du monde prend moins de temps que de traverser deux villes voisines il y a deux cent ans. D’ici quelques années, le marché automobile ne verra peut-être plus que des voitures autonomes. Donc, le transhumanisme est probablement né de la volonté de se faciliter la vie, de gagner du temps et de conserver au maximum notre énergie.

Jacques Testart, biologiste qui a permis la naissance du premier bébé éprouvette en France en 1982, s’exprime sur le transhumanisme.

Vaincre les maladies et devenir immortel

Éradiquer les maladies, trouver le secret de l’immortalité… Plus la médecine avance, plus ces questions semblent tourmenter les hommes. Grâce à la méthode CRISPR qui permet de modifier une partie de notre ADN, les scientifiques ont déjà trouvé une méthode pour supprimer les maladies génétiques. Quant à l’espérance de vie, des analyses concluantes démontrent que celle-ci a augmenté de 30 % chez des souris dont les gènes avaient été modifiés.

Les chercheurs pensent que les cellules souches seraient probablement la clef de la régénérescence. Tous les êtres vivants sont capables de « reprogrammer » un tissu endommagé afin de le réparer. C’est valable pour le lézard lorsque sa queue repousse ou pour les hommes, après une coupure, quand une plaie se referme. Thomas Pesquet réagissait à la question en affirmant : « Si on pouvait débloquer la clé du vieillissement et trouver comment l’annuler, ce serait super pratique. »

L’intelligence artificielle de plus en plus présente au quotidien

En 2020, l’algorithme Datajust faisait officiellement son entrée dans les tribunaux. Le but ? Apporter une assistance aux juges en répertoriant toutes les décisions de justice rendues dans les tribunaux français lors d’affaires similaires. À termes, l’objectif de cet algorithme serait d’aider à la prise de décision. L’intelligence artificielle pourrait aussi être mise à disposition du grand public afin d’informer chaque citoyen sur ses droits. Les victimes sont le plus souvent dans l’ignorance des montants d’indemnisation auxquels elles peuvent avoir droit si elles ne sont pas accompagnées par un expert ou un conseil. Un référentiel ouvert à tous permettrait de mieux les informer, informe le Ministère de la justice.

Dans de nombreux domaines, l’intelligence artificielle a déjà dépassée l’homme. Elle est d’ailleurs conçue dans l’optique d’effectuer des tâches trop lourdes ou trop compliquées pour nous. Grâce au deep Learning, les IA sont désormais capables d’apprendre par elles-mêmes, contrairement à la programmation classique où tout est exécuté selon des ordres précis. Par exemple, Libratus est un programme informatique d’intelligence artificielle venant d’une université aux États-Unis. Cette IA a vaincu, en 2017, certains des meilleurs joueurs de poker au monde.

Niveau stratégie, le logiciel a réussi à l’emporter même lorsque la main de départ n’était pas bonne. Après 120 000 parties, du bluff et un certain talent, le logiciel a ajusté sa tactique en exploitant les faiblesses humaines, augmentant ainsi sa puissance. De plus, en 2015, lors de la compétition ImageNet, les machines ont renversés l’acuité humaine lors de tests de reconnaissance d’image. En 1997 déjà, l’ordinateur DeepBlue battait le champion d’échec de l’époque, Gary Kasparov.

L’apparition d’un surhomme

Évidemment, comme à chaque évolution, il faut s’interroger sur les risques et l’éthique d’une telle façon de pensée. L’homme est en train de passer du statut de créature à celui de créateur. Il se met dans la peau d’une divinité capable d’opérer des transformations sur la nature. En effet, la création des premiers embryons homme-singe en avril 2021 marque un tournant inquiétant. L’utilisation de chimères peut constituer une alternative à l’utilisation de cobayes ou à la production d’organes humains pour d’éventuelles greffes.

Mais quel est le risque de conscience chez cet être vivant ? Heureusement, la France interdit pour l’instant la création de chimères humaines. Mais, le 31 juillet 2020, l’Assemblée nationale a voté favorablement le projet de loi qui autorise l’ajout de cellules souches pluripotentes humaines à des embryons non humains. Après un rejet le 3 février 2021 grâce à une opposition majoritaire au Sénat, le texte de loi sera réétudié en juin 2021.

Les dérives du transhumanisme

Les implants cérébraux, l’analyse continue du corps, la création d’organes issus d’imprimantes 3D, ou encore les nanobots (robots miniatures transitant par nos vaisseaux sanguins pour réparer nos cellules) sont des avancées technologiques sur lesquelles les scientifiques travaillent actuellement. Mais, qui dit implants technologiques, dit risque de cyberattaque ou d’espionnage.

Les transhumanistes souhaitent lutter contre le vieillissement afin de vivre plus longtemps. L’immortalité et la santé sont les enjeux au cœur de ce mouvement de pensée. Sommes-nous prêts à fusionner avec les machines et ainsi devenir des cyborgs ? Le transhumanisme bénéficiera-t-il uniquement à une élite, créant davantage d’inégalités sociales ? L’automatisation croissante des emplois nous plongera-t-il dans une précarité nouvelle ? L’environnement s’en verra-t-il menacé ? L’avenir répondra à toutes ces questions. Et pour vous, quels sont les avantages et inconvénients de l’amélioration de notre condition physique et psychique ?

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