Soins d'urgence

Tu m’as fait l’amour à la piscine municipale où nous travaillions tous les deux. Une crampe nécessitait des soins d’urgence dans ton maillot de bain réglementaire. Par pure conscience professionnelle je me suis héroïquement jetée entre tes genoux, sous la table.

Du local réservé aux maîtres-nageurs, la directrice a failli nous surprendre. Je suis donc restée immobile, jusqu’à ce qu’elle parte. Toi tu n’as même pas débandé, ton cœur battait entre mes lèvres. Ton parfum de sueur et de crème solaire emplissait mes narines.
Nous avons alors convenu que c’était vraiment trop risqué. Mais puisque la piscine fermait, tu m’as suivi dans le vestiaire des filles. Ton érection déformait le lycra de ton maillot de bain réglementaire. J’ai glissé ma main entre tes cuisses hâlées et noueuses de champion crawleur.

Tu as mordu mon cou et empoigné mes seins, les yeux hagards et le souffle court
Et j’ai attrapé ton membre congestionné, comme on s’agripperait à une bouée. J’ai longuement astiqué avec tant de soin et d’application que je m’attendais à tout moment d’en voir sortir le génie de la hampe.
Mais je savais que c’était en moi que tu souhaitais rendre l’âme. Alors, je me suis retournée. J’ai guidé ton membre, râlant à chaque poussée comme une noyée. Expirant dans la houle qui me tanguait, tuée puis réanimée à chaque coup de boutoir

Et puis enfin tu as fini par te retirer, las et épuisée par cet exercice improvisé mais nécessaire. Certains soins d’urgence ont leur charme.

A.A

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