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Portrait croisé entre Ada Hegerberg et Naomi Osaka

Portrait croisé entre Ada Hegerberg et Naomi Osaka

Deux femmes qui s’imposent actuellement dans leur discipline respective. D’un côté, on a la Norvégienne Ada Hegerberg se distinguant comme la nouvelle star du ballon rond. Et de l’autre, on y trouve Naomi Osaka, une Japonaise qui est une des révélations du tennis mondial chez les femmes. Elles sont différentes mais représentent, toutes les deux, le succès financier et marketing. Regard sur le portrait croisé de deux jeunes femmes sportives qui dominent le monde.

Ada Hegerberg, la Scandinave de l’Olympique Lyonnais

Une carrière en or à 24 ans

Portrait croisé entre Ada Hegerberg et Naomi Osaka
Ada Hegerberg, 24 ans, est la meilleure buteuse de l’histoire de la Ligue des Champions avec 53 buts. (Source photo : @média 365)

Ada Hegerberg est un phénomène avec une carrière florissante. Formée à Sunndal Fotball, la native de Molde démarre dans le football professionnel à l’âge très avancé de 14 ans au club de Kolbotn IL. Pour sa première saison, l’attaquante marque, en 30 matchs, 15 buts. Après, elle débarque dans l’équipe de Stabæk. D’ailleurs, Ada se distingue, de nouveau sur le terrain, de fortes belles manières : 24 réalisations en 18 apparitions sur la saison 2012-2013 en Toppserien. Par la suite, son talent précoce lui ouvre les portes de la sélection norvégienne à seulement 16 ans et 4 mois. Afin de passer un cap supérieur, elle va en Bundesliga au club de Potsdam. En deux saisons, elle inscrit 14 buts en 33 matchs puis construit sa renommée footballistique à Lyon. Pour information, sa sœur aînée Andrine a été sa coéquipière au sein de ces trois clubs. 

À 18 ans, en 2014, Ada Hegerberg fait escale au sein du plus grand club féminin de l’histoire : l’Olympique Lyonnais. À cette période-là, la Norvégienne intègre une armada offensive composée d’Élodie Thomis, d’Eugénie Le Sommer et de la star vedette Lotta Schelin. Sous les ordres de Gérard Prêcheur, elle effectue deux bonnes premières saisons en étant meilleure buteuse du club en 2016 (54 buts). À la suite du départ de Schelin, elle prend la relève à la pointe de l’attaquante pour amener l’OL au sommet de l’Europe. Sur six ans, elle accumule actuellement 220 buts sous le maillot lyonnais avec six titres de championne de France et quatre Ligues des Champions. À 24 ans, son palmarès la classe parmi les meilleures joueuses du monde aux côtés de Megan Rapinoe ou encore Wendie Renard. Ballon d’or féminin 2018, la Norvégienne devient l’ambassadrice du football féminin en signant chez Nike. 

Le sponsoring historique avec la marque Nike 

Ada Hegerberg est la nouvelle image du football féminin. En effet, elle signe un grand partenariat avec l’équipementier Nike. Par ailleurs, cette collaboration retentissante et historique durera 10 ans pour une somme atteignant le million d’euros. Les deux entités ont la mission de promouvoir au maximum le sport féminin. “C’est une nouvelle étape dans ma carrière. Nike et moi avons comme objectif commun de mettre en avant le sport féminin dans les années à venir“, déclare la Lyonnaise, dans un communiqué, qui prend une nouvelle dimension grâce à ce gros contrat. En outre, ce choix de Nike n’est pas un hasard ni coïncidence. Pour cause, la sportive est le symbole de l’égalité des sexes. 

Portrait croisé entre Ada Hegerberg et Naomi Osaka
La Lyonnaise est la première à avoir le Ballon d’Or Féminin. (Source photo : Yoan Valat, Maxxppp)

En 2017, Ada Hegerberg prend une forte décision qui impacte son aventure en sélection nationale. Elle décide de ne plus jouer pour son pays à cause d’un manque de considération de la fédération norvégienne envers l’équipe féminine. Selon elle, on préfère mettre davantage de moyens chez les hommes en délaissant les femmes. Cette prise de position intervient lors du parcours catastrophique de la Norvège lors de l’Euro 2017 aux Pays-Bas. De plus, elle a refusé de participer à la Coupe du Monde 2019 pour poursuivre son engagement féministe. Ainsi, l’image militante de la Norvégienne convainc Nike qui se consacre beaucoup aux débats sociaux avec l’exemple de Colin Kaepernick. Hormis Ada Hegerberg, le Swoosh collabore de même avec la tenniswoman Naomi Osaka pour mettre en valeur le sport féminin. 

Naomi Osaka, la jeune tenniswoman métisse du Soleil Levant

Déjà une grande championne

Une Hāfu qui marque les esprits sous la bannière du Japon. Née en 1997 dans la ville éponyme, Naomi Osaka possède une binationalité issue de sa mère japonaise et de son père haïtien. Pourtant, la sportive déménage aux États-Unis en raison des problèmes familiaux. Poussées par son père, elle et sa sœur aînée Marie initient au tennis et intègrent même le Harold Solomon Tennis Academy en Floride pour devenir joueuse professionnelle. En 2012, ses débuts s’avèrent convaincants dans le circuit mondial. À l’âge de 18 ans, elle réussit à se placer à la 203e position du classement WTA grâce notamment à des participations à des finales de l’ITF. En 2016, son ascension est remarquable du fait qu’elle est la révélation de l’année au regard de ses performances contre des têtes de série en Grand Chelem. 

Portrait croisé entre Ada Hegerberg et Naomi Osaka
Naomi Osaka possède déjà deux titres de Grand Chelem à 22 ans. (Soure photo : © Adrian DENNIS / AFP)

De révélation, Naomi Osaka devient rapidement l’une des meilleures joueuses du monde. Son premier fait d’arme intervient lors de la victoire à l’US Open en 2018. Pour gagner son premier Grand Chelem, la jeune nipponne s’offre, lors de la finale, le scalp de la star du tennis féminin, Serena Williams en 2 sets (6-2, 6-4). Ce moment est historique puisque c’est la première japonaise à soulèver un titre de Grand Chelem. En outre, cette triomphe à Flushing Meadows et la victoire au Masters 1000 d’Indian Wells permettent à Osaka de faire partie du Top 4 modial. L’année suivante, elle récidive de nouveau à l’Open d’Australie en glanant son deuxième Grand Chelem. Elle bat la Tchèque Petra Kvitová (7-6, 5-7, 6-4) dans une finale à suspense. Devenue n°1 mondiale la moins titrée à 21 ans, Naomi rentre dans l’histoire sous le titre de la sportive la mieux payée de la planète. 

La sportive la mieux payée au monde 

Portrait croisé entre Ada Hegerberg et Naomi Osaka
Elle est désormais la sportive la mieux payée de l’histore. (Source Photo : William West, Afp.com)

Ce n’est pas une surprise, le tennis rapporte beaucoup d’argent. Ce constat se confirme une nouvelle fois en 2019. Avec un gain de 37,4 millions de dollars en une année, d’après Forbes, Naomi Osaka trône à la première place de la sportive la mieux payée de l’histoire. Ainsi, elle rompt l’hégémonie salariale de Serena Williams qui dure depuis quelques années. De plus, elle pulvérise le montant record détenu par la Russe Maria Sharapova en 2015 (29,7 millions de dollars). Déjà une grande championne sur les courts de tennis, Naomi Osaka est désormais une personnalité influente sur un plan financier et culturel. Un modèle marketing sportif qui attire de nombreuses marques.

La grande part de ses revenus a été obtenue grâce aux nombreux partenariats avec des marques. Par ailleurs, elles se bataillent pour avoir ses services en raison de son image attractive. Héritière d’une double culture, Osaka se démarque des autres joueuses et plaît au public pour sa bonne attitude sur et hors des terrains. Très discriminée sur son métissage, elle lutte contre le racisme en général surtout vis-à-vis des hāfu. Une militante en faveur de la différence mise en lumière. En collaborant Nissan, MasterCard et surtout Nike, elle témoigne d’une grande valeur marketing qui rapporte beaucoup de profits. Donc, l’avenir s’annonce glorieux pour Naomi Osaka. Le rêve de devenir probablement l’une des sportives les plus marquantes de sa génération. 

Jeunes prodiges, Ada Hegerberg et Naomi Osaka sont l’image du sport féminin actuel. Leur portrait met en avant une carrière pleine de succès à un âge précoce. En conséquence, elles connaissent une réussite financière par le fait d’être une icône marketing sportif. Hormis ces championnes, Ô Magazine met l’accent sur d’autres personnalités qui contribuent au sport féminin.

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