La détresse étudiante, plus grande que jamais

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La détresse étudiante, plus grande que jamais

« C’est dur d’avoir 20 ans en 2020 » disait Emmanuel Macron il y a quelques semaines. Et, malheureusement, il a raison. Solitude, dépression, stress chronique, les étudiants sont dans une profonde détresse pendant cette pandémie mondiale. Heureusement, des initiatives se mettent en place.

L’anxiété étudiante

Une étude réalisée par Ipsos, montre bien que la majorité des étudiants sont dans une vraie détresse psychologique.

– 73% des participants répondent que la pandémie affecte ces derniers sur le plan psychologique.

– Pire que ça : 23% des étudiants sondés disent avoir eu des pensées suicidaires.

En effet, le confinement et la pandémie peuvent être des événements traumatiques pour les étudiants. Par ailleurs, ils peuvent déclencher dépression, angoisse et stress chronique. De plus, ils risquent aussi de révéler des troubles déjà sous-jacents comme la schizophrénie ou la bipolarité.

– 50% des étudiants souffrent de solitude et d’angoisse.

Une étude québécoise montre même une hausse significative de la consommation d’alcool chez les étudiants et un sommeil dégradé par le stress.

« Mon état psychologique, je ne saurais pas le décrire, mais je suis totalement démotivé. Les profs nous aident mais ce n’est pas suffisant pour moi. J’ai l’impression d’être en vacances entrecoupées d’examens. Je n’arrive pas à travailler. »

Témoignage de Paul âgé de 19 ans et étudiant en musicologie à Metz.

Les raisons de ce mal-être

Les cours en ligne, pas de contacts sociaux et surtout la précarité, c’est ça qui rythme la vie étudiante aujourd’hui.

Effectivement, les visioconférences, seul moyen de voir d’autres élèves en confinement. Face à cela, ces conditions sont insupportables pour Dimitri, 20 ans et en deuxième année de lettres modernes à la Sorbonne.

«  J’ai toujours peur d’avoir des problèmes de connexion, de ne pas pouvoir rendre mes partiels à temps, ou que mon ordinateur coupe en plein cours. Je sens que je ne suis pas maître de la situation et ca me stress. »

Propos de Dimitri.

Paul ajoute : « Étudiant la musicologie, je suis démotivé de faire de la musique à distance, je pense à tous les étudiants artisans qui n’étudient pas que théoriquement, ça n’a aucun sens de faire de la chorale sur zoom ! »

Aussi, une solitude qui se fait ressentir, Diana, étudiante à la Sorbonne, est venue s’installer à Paris en septembre dernier. Pour elle, « impossible de vivre ma vie d’étudiante pleinement, je me sens seule à en mourir dans mon 15 mètres carrés dans une nouvelle ville que je ne connais même pas ».

De plus, Paul nous fait part de ses inquiétudes : « J’ai peur pour l’année prochaine, je pense prendre du retard. J’espère que les examinateurs seront plus indulgents. »

À lire également : Trucs et astuces pour un appartement étudiant.

Une précarité grandissante

Les restaurants fermés et les jobs saisonniers en pause. De fait, c’est dur pour les étudiants de trouver une source de revenu. De même, les parents sont aussi perdants face à la crise : dur dur de demander de l’aide.

Diana témoigne : « J’allais au restaurant universitaire, ça me revenait à deux euros le repas. Maintenant, je suis obligée de manger des pâtes tous les jours ou parfois même rien du tout. »

De surcroît, certains jeunes vivent le confinement dans des résidences étudiantes du CROUS qui sont parfois très exigües.

Entre novembre et janvier, on prévoit la création de 1200 emplois étudiants au sein du CROUS pour aider les plus défavorisés.

Les initiatives qui se mettent en place

Des lignes d’écoutes se mettent en place. Vous pouvez parler à un étudiant bénévole, avoir des conseils et vous demander « Comment on va vraiment ? » avec le Soutien Étudiant.

À Paris, chaque arrondissement bénéficie de son propre centre médico-psychologique. De plus, les rendez-vous avec des psychiatres, psychologues et assistantes sociales sont gratuits. En somme, une infirmière peut vous recevoir entre 9h et 19h pour vous aider.

Aussi, des paniers repas sont disponibles grâce au CROUS suivant votre faculté.

Renseignez-vous auprès de votre établissement : des cellules psychologiques sont aussi présentes pour vous accompagner.

Les troubles psychiatriques, psychologiques et le stress ne sont pas à prendre à la légère et le confinement a définitivement été vu comme un traumatisme pour beaucoup. Pour finir, n’hésitez pas à en parler.

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