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Kenzo Takada disparaît : hommage à cet immense créateur, entre Paris et Tokyo

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Kenzo Takada

Dimanche 4 octobre, le fondateur de la maison Kenzo s’est éteint à l’âge de 81 ans des suites du Covid 19. Il laisse derrière lui un héritage inoubliable, métissé et coloré. Kenzo Takada savait incarner d’une manière très personnelle et poétique la beauté japonaise au prisme de la culture française. Créateur, parfumeur et amoureux de la mode, c’est une figure saluée par ses pairs qui s’en est allée. 

De Tokyo à Paris

Kenzo Takada abandonne des études traditionnelles qu’il trouve ennuyeuses pour poursuivre sa passion pour la mode à Tokyo, dans une école dont il sortira diplômé. Guidé par ses rêves, son ambition l’emmène à Paris au milieu des années 60. Alors que son influence occidentale est évidente, Kenzo choisit la capitale de la mode pour commencer sa nouvelle vie. Les premiers temps sont difficiles : il enchaîne les petits boulots, notamment en tant que photographe pour un magazine japonais. Il se lance également à la conquête du monde de la mode en débutant modestement. Cependant, son style, ses idées et sa vision métissée qu’il traduit dans ses dessins ne manquent pas de bientôt le faire remarquer. Très timide, il réussit pourtant, malgré sa réserve extrême, à se faire un nom auprès de grands couturiers comme Louis Féraud.

Kenzo Takada disparaît : hommage à cet immense créateur, entre Paris et Tokyo
Kenzo Takada (c) Pierre Vauthey, 1974

La naissance de la maison Kenzo

Les années 70 marquent un tournant dans la carrière du jeune créateur. Enrichi par ses premières expériences, il se lance à son compte et décide d’ouvrir une première boutique nommée singulièrement Jungle Jap. Il présentera son premier défilé en avril 1971. On y retrouve déjà ses inspirations fleuries, colorées ainsi que les motifs qui font aujourd’hui sa renommée.

Saluons ainsi la carrière unique de Kenzo, s’étirant sur une cinquantaine d’années, intense, entre succès et échecs dans un Paris éclectique et changeant. Les années 70 et 80 sont une période féconde en changements aussi bien politiques que culturels. Durant ces années explosent le rock, le disco, la bohème, l’inspiration hippie-chic. Kenzo aura su surfer sur chacun de ces courants pour se hisser jusqu’au firmament de la mode. En 1993, il vend sa griffe précieuse, Kenzo, au groupe LVMH, ce qui lui permet ainsi de jouir d’une retraite amplement méritée.

Kenzo Takada pour un défilé pour sa collection
Kenzo Takada en compagnie de ses modèles lors d’un défilé

Kenzo parfumeur

Hormis sa passion pour la mode, Kenzo Takada souhaitait aborder d’autres domaines. Dans les années 90, il sort des parfums comme Kenzo de Kenzo, Le monde est beau, ou encore Parfum d’été. En 2000, Kenzo sort son mythique parfum, Flower by Kenzo, aux odeurs de coquelicot. Un immense succès qui fête aujourd’hui ses 20 ans.

Kenzo Takada disparaît : hommage à cet immense créateur, entre Paris et Tokyo
Image promotionnelle du parfum Flower by Kenzo figurant son égérie Kim Tae-ri

Pour moi, créer, c’est donner du bonheur, du plaisir et la liberté d’être soi-même

Kenzo Takada

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