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Interview d’Icon pour la sortie de son album Alter Ego (2/2)

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Interview d'Icon pour la sortie de son album Alter Ego (2/2)

Dans cette deuxième partie de l’interview, nous avons parlé un peu plus en profondeur de l’album. Du style Icon, qui est inédit dans le paysage musical. Nous avons également discuté de l’impact du Covid sur la sortie du projet. Nous avons aussi évoqué les collaborations, projets artistiques et concerts. Toujours dans la joie et la bonne humeur.

Ô Magazine. L’écriture était vraiment au cœur de ton projet. Cela faisait partie des choses que tu voulais travailler ?

Icon. Comme j’ai un background de producteur, je suis surtout axé sur le côté musical. Je dirais que quand même, ce que j’ai le plus poussé, c’est la musique. Pour l’écriture, j’ai opté pour quelque chose d’assez simple et sincère. C’est-à-dire que j’aurais pu vraiment me prendre la tête et vraiment travailler sur l’esthétique du texte, de la chanson dans l’écriture, mais ici, ce n’était pas vraiment les messages que je voulais renvoyer. C’était vraiment quelque chose de très simple, très direct, très sincère où c’est presque comme si je m’exprimais au jour le jour. C’est comme si j’en avais fait de la poésie. Mais je voulais quand même garder ce côté très simple pour garder ce coté authentique au maximum.

Ô Magazine. Sur l’album, il y a une chanson en anglais. Tu en as fait d’autres avant ton album. Tu aimes pouvoir chanter en anglais ou c’est pour pouvoir toucher un public plus large ?

Icon. Exactement ! C’est les deux parce que beaucoup de chansons que j’ai écrit et même l’univers dans lequel je travaillais était Anglo-saxon. C’est pour ça que ce qui m’est naturel, c’est de chanter ou écrire en anglais et écouter les chansons en anglais. Le fait de travailler en français, c’est un exercice très différent. Et puis, c’est ma langue maternelle parce que je suis Français. Et qu’en plus pour moi, la meilleure manière de m’exprimer de façon sincère et très simple, brute c’est le français ! Je chante en anglais, parce que je ne pense pas qu’il ne faille se limiter. Je pense qu’il n’y a pas vraiment de limite, surtout aujourd’hui, dans la musique. Quand je vois qu’Angèle fait un featuring avec Dua Lipa. On a plein d’artistes francophones qui s’exportent super bien. Je trouve ça intéressant, c’est une corde en plus à mon arc de pouvoir chanter et m’exprimer en anglais.

Ô Magazine. Tes textes se situent entre la pop, le R&B et l’electro. Est-ce qu’on peut dire que c’est le milieu dans lequel tu as baigné qui offre ce mélange inédit ?

Icon. Ah complètement, c’est exactement ça. C’est le fait d’avoir eu un parcours un petit peu moins traditionnel que d’autres qui, je trouve, fait ma force et même qui m’aide clairement à faire ce que j’arrive à faire aujourd’hui. Parce que si je n’avais pas passé autant de temps dans la musique électronique, je n’aurais pas eu le même rendu, ni la même manière de produire. Mine de rien, la façon dont je travaille mes chansons, c’est très basé sur tout ce que j’ai fait avant justement.

Mes musiques électroniques, c’est pas du tout l’approche classique du piano-voix, etc. J’ai allié tout ce que j’aime dans le R&B, c’est-à-dire, tout le côté très musical, très soul, très chant que j’adore. C’est ça que je voulais vraiment reproduire ou du moins exprimer ici, sur mon projet. Alors qu’on a aussi le côté hip-hop très agressif, rentre-dedans, brut qu’on peut retrouver dans certaines chansons. J’aurais pu faire un album très love, très soft, mais j’ai voulu un truc qui bougeait, quand même un peu. Et puis, sur le côté électronique, il y a des sonorités qui ne sont pas forcément ce qu’on va entendre de plus typique ou de plus classique, et c’est ce côté-là qui prend le dessus.

Photo de presse d'Icon : deuxième portrait.

À lire également : Les artistes s’engagent : quels impacts ?

Ô Magazine. Ton album est sorti en plein confinement. Est-ce que tu as pensé à décaler la date de sortie ? Cette période a-t-elle eu un impact sur ta vie professionnelle ?

Icon. Alors, oui et non ! Oui, parce que idéalement ça aurait été mieux de pouvoir le sortir dans de meilleures conditions. Quand on peut quand même défendre le projet, faire de la scène, faire du live, rencontrer les gens, sortir, c’est quand même beaucoup mieux pour aller vers les gens et partager la musique. Parce que la musique, c’est fait pour être partagé. Mais après, on est de toute façon tous dans la même galère, donc il fallait à un moment se lancer quoi ! Donc, évidemment, ça crée des complications, mais pour tous le monde, même les plus grands sont affectés. Par exemple, Maître Gims reporte la sortie de son album. Pour ma part, c’est compliqué parce que, quand tu es en développement, il y a beaucoup de moyens qui servent à aller vers les gens, qu’on ne peut plus utiliser ou qui sont difficiles d’utiliser. Mais bon, il faut improviser, s’adapter et trouver quand même !

Ô Magazine. Est ce qu’il y a un artiste avec lequel tu aimerais beaucoup collaborer en tant que chanteur ?

Icon. Alors là, c’est une vraie colle (rires). Il y en a tellement ! En fait, le problème, c’est que tout le côté producteur ressort. Il y a mon côté artiste et puis après il y a mon côté producteur, où je vais me dire : « Ouais, mais tel artiste, ça serait super pour tel type de collaboration ou tel type de musique, j’aimerais trop ! » Donc, je dirais que si je devais en choisir un, un seul ça serait… Stromae ! En plus, j’ai vu sur Instagram que Virgin avait fait un post. Que sept ans après, il ressortait un album. Vraiment Stromae, parce que même si je ne sais pas si musicalement, c’est comparable ou ça pourrait coller, mais c’est tellement incroyable ce qu’il fait. Donc, franchement ouais !

Photo de presse d'Icon : zoom vers son regard d'artiste.

Ô Magazine. Dès que la situation s’améliore, tu aimerais faire une tournée ou quelques concerts ?

Icon. Clairement ! Moi, si je le pouvais, je ferais la tournée des festivals : les Charrues, Beauregard, je les ferais tous ! Plus sérieusement, je ne connais pas beaucoup le live. J’ai beau avoir fait dix ans dans la musique, alors j’ai fait du live en tant que DJ dans des festivals etc. Mais je n’ai jamais fait de live en tant qu’artiste. C’est vraiment un truc nouveau pour moi. C’est très excitant parce que je ne connais pas du tout. Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre, c’est la découverte totale. Donc, j’ai carrément envie de m’y mettre.

Ô Magazine. Ça va être un point sur lequel tu vas travailler puisque c’est une partie de la musique que tu ne connais pas encore ?

Icon. Ah oui, oui, ça, il faut que j’y bosse ! Et surtout que je m’y mette parce que ça a l’air incroyable.

Ô Magazine. Est-ce tu as d’autres projets en dehors de la musique ?

Icon. Ça peut paraître un peu ennuyeux, mais j’ai un peu tout centralisé autour de la musique. J’ai choisi la musique comme la centrifuge pour exprimer toute ma créativité. Et puis là, j’avais vraiment beaucoup de boulot, j’étais vraiment focus sur ça. Mais sur le long terme, je pense que je vais commencer à m’étendre sur tout un tas de choses parce que le fait d’être artiste, ça m’ouvre les yeux sur pleins de choses.

Ô Magazine. Ça serait dans quoi ? Tu peux nous en dire un peu plus ?

Icon. Je pense que la première chose, ça serait peut être l’art, parce que c’est quand même primordial, niveau culture. Il y a tellement de choses dont on peut s’inspirer, c’est vraiment beau. Quand tu es artiste, ce qui est bien, c’est un peu une réunion de tout. Quand on est dans un clip, qu’on incarne un personnage, c’est comme si on faisait du théâtre. Et quand on chante devant les autres, c’est presque comme si on était en train de faire un récital. Et puis, évidemment, la dimension cinématographique, quand on monte un clip. Ça regroupe un peu tous les arts. Mais celui qui m’intrigue le plus, ce sont les tableaux, l’art classique et l’architecture. C’est vraiment cool.

Ô Magazine. Un petit mot pour la fin ?

Icon. Déjà, merci beaucoup ! Je me suis rendu compte que ce sont les femmes qui sont misent en avant, ça m’a beaucoup marqué. Et je me suis dit : « C’est vachement cool qu’un magazine qui pousse en avant les femmes me choisisse moi. » C’est trop cool et c’est super flatteur.

Et bonne chance pour le confinement !

Merci à toi Icon ! On te souhaite plein de belles choses pour la suite de ta carrière et à bientôt !

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