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H-Gallery, la galerie et l’art

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H-Gallery, la galerie et l’art

H-Gallery à Paris 11e expose souvent des artistes américains, parfois trop peu connus en France. Elle apporte une existence comprise de notre ambitieuse quotidienneté. L’art y est rarement décoratif mais souvent création d’un quelque chose qui se passe.

Réflexion sur l’art contemporain sous forme de poème surréaliste, rythmé et non rimé

L’art est ce qu’il y a de plus humain Humain, humaniser le monde, déshumaniser est encore humain. L’humain fait être, fait sens, fait de l’art. Il exprime, montre, cherche, montre qu’il cherche, trouve parfois, montre parfois. Il exprime ce qui se passe, que quelques chose se passe, se passe pour l’humain, seule l’humain sait et sent ce qui est humain.

L’art parle à l’humain. Exprime l’être humain, l’être et l’humain, l’être et le tient, il tient l’être. Parle d’un humain, une personnalité, un quelqu’un, une singularité. L’art est singulier. Singularité d’un inconnu qui fait de l’être pour l’humain, qui fait de l’art. Singularité connue, mondialement connue, trop connue, qui fait et on dit « art ».

L’art fait, fini, là, posé, dans la galerie. Être simple, inutile ou utile, complexe ou compliqué, triste ou pas. Il peut. Provoquer, inviter, aux extrêmes, au milieu, ailleurs. Il peut. Attirer, répulser, interroger, rappeler. Il peut.

L’art fait et doit faire. Il doit faire se passer quelque chose. Faire être quelque chose entre l’artiste et ce qui en exprime, entre le spectateur et ce qui en imprime. Il doit faire quelque chose. Quelques chose se passe avec le regardeur, pour que sa vie se bouleverse, se change, se traduit se réalise ou se déconstruit en présence de cet être-là, l’art. L’être doit avoir été fait par un humain pour que ce soit un être réservé aux humains.

Fable de la mouche métaphysique perdue dans une galerie d’art

Une mouche ne voit la statue que comme un lieu pour se poser. L’homme de ménage ne voit dans la mouche posée sur la statue qu’une mouche à chasser ou à écraser pour que le regardeur puisse voir la statue sans être distrait. Le regardeur voit la statue et la trouve belle, il ignore la mouche. D’ailleurs il voit la mouche et s’en amuse, il admire la statue. Le regardeur voit la mouche qui a été déposée sur la statue par l’artiste, il s’interroge sur l’éternité immobile de la statue et la vacuité éphémère de la mouche et se rend compte qu’il est dans un moment critique entre la vie parfaite qu’il a et qu’il vise, et le quotidien perdu en mouvements s’éloignant, et aussi l’instant singulier où le croisement de l’art fait être l’être dans le maintenant ici.

par Bénédicte, autodidacte

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