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Être une femme politique: Laura Ferrari une candidate pétillante et solidaire.

Le 21 avril 1944, les femmes faisaient leur entrée sur la scène politique française. Aussi bien éligibles et électrices, à cette même période la France accueillait la première femme Maire d’une commune. Il aura fallu attendre l’an 2000 pour que naisse une loi sur la parité obligeant un pourcentage égal de présence féminine et masculine aux élections locales. L’émancipation politique des femmes est étroitement liée à toute autre forme d’émancipation. Cette corrélation bouleverse non seulement le monde politique mais également les dimensions sociales, économiques et culturelles. Pourtant, quarante six ans après la nomination de Simone Vieil au rôle de ministre de la santé, la cause féministe subsiste encore au coeur de l’actualité. 

Loin d’être une fatalité, des femmes continuent de monter au front et s’engagent pour faire cesser les fractures sociales, culturelles et économiques. Parmi elles, Laura Ferrari, adjointe au Maire du 8ème arrondissement de Lyon, et tête de liste aux municipales 2020. Rencontre avec une femme qui a su trouver sa place dans le paysage politique.

Laura Ferrari, Tête de liste

 Son âge : 31 ans

Son parti : Sur la liste Respiration avec Georges Képénékian.

Sa ville : Elle est adjointe au Maire du 8ème arrondissement de Lyon, chargée de la délégation Petite enfance & senior.

Son métier : Elle est consultante en Ressources Humaines dans un cabinet privé.

Petite info bonus : Elle est la plus jeune tête de liste.

Site web : www.respirationslyon.fr

Sur facebook : Laura Ferrari – Respirations Lyon 8e

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La Politique, un rêve ?

Dès mon plus jeune âge j’ai eu le désir de m’engager. J’ai suivi un enseignement privé et j’en ai gardé un souvenir contrariant. Issue d’une famille modeste, j’ai toujours ressenti que j’avais moins d’importance dans le système d’élite de la part de cette institution. J’avais le sentiment de ne pas entrer dans la norme et d’avoir moins d’importance que les élèves dont les parents avaient de meilleurs références financières. Face aux inégalités et diverses injustices que j’ai pu percevoir dans ma scolarité, je me suis dirigée ensuite vers l’enseignement publique avant d’intégrer une faculté de sociologie politique.

À 20 ans j’ai contribué à la vie politique locale en tant que secrétaire au conseil de quartier, en parallèle de mes études. C’est à ce moment-là que j’ai souhaité me politiser au sens propre du terme. C’est en 2014, à l’âge de 25 ans que j’ai contribué de manière plus officielle dans la vie lyonnaise en tant qu’élue de la commune de Lyon 8ème où j’ai grandi.

Motivée par des convictions fortes.

J’ai toujours été sensible aux questions sociales. Je pense que c’est une transmission familiale que j’ai reçue. À la maison, on m’a transmis des valeurs de tolérance, d’entraide et de solidarité. Je pense que l’éducation joue un rôle crucial dans nos engagements politiques.

Au quotidien, je me suis rapidement rendue compte que la question de l’égalité des chances subsistait. Notamment dans mon métier de consultante en recrutement. Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’être témoin de situations injustes, et de plusieurs sortes de discrimination à l’embauche. Qu’elles soient raciales, sexistes ou bien souvent même selon le lieu de résidence. C’est ce qui m’a poussé à œuvrer en politique et à vouloir faire entendre ma voix. Je me suis rapprochée d’un parti qui défendait les mêmes convictions.

Prendre la parole au coté de Georges Képénékian ?

Bien que membre du Parti Socialiste depuis 2014, j’ai naturellement retrouvé chez Georges Képénékian. Une liste sans étiquette politique, les valeurs qui m’animent. C’est un médecin très humaniste. Nous (les membres de la liste Respiration ndrl) travaillons main dans la main et sans compétition, sur un socle que nous avons construit ensemble. Le programme Respiration 2020 dont il est l’initiateur et duquel je suis tête de liste, place l’humain au cœur de chaque projet.

Une politique d’urbanisme, des ambitions au long cours.

Ma priorité première est la mixité sociale. Je pense que tout passe par le vivre ensemble. J’estime important que les foyers pauvres ne soient plus isolés en périphérie jusqu’à créer des “quartiers sensibles”. Cela éviterait également que certains quartiers défavorisés soient le lieu de naissance de communautarisme. Mon objectif est que personne ne se sente délaissé, ou partant avec moins de chance. Je prône un retour à la solidarité dans le respect des principes de laïcité, en utilisant l’équité pour arriver à l’égalité.

À terme, je pense qu’il faudra favoriser un rééquilibrage de l’implantation des logements sociaux dans une perspective de mixité sociale, et notamment dans des secteurs encore peu exploités.

À ce jour, certains quartiers ont encore 100% de logements sociaux. Le but étant d’arriver à 50%, le challenge sera de relogés l’autre moitié dans des habitats décents pour permettre à ces foyers de vivre dans des conditions favorables. Pour les résidents restants, il faudra miser sur le développement d’équipements publics comme les centre sociaux, les crèches, etc.

La place d’une femme politique.

La politique a été faite par des hommes pour des hommes. C’est une réalité, à laquelle j’ai été confrontée lors de mon arrivée en tant qu’adjointe à la mairie du 8ème arrondissement.  À l’époque j’ai eu la chance de travailler avec des hommes et des femmes féministes, et d’être encadrée par une équipe bienveillante. Cependant, il y a dans l’inconscient collectif, des habitudes ancrées qui laissent deviner une certaine misogynie involontaire et latente. La misogynie est insidieuse et difficile à remarquer. Les femmes ont, par exemple, du mal à trouver leur place dans certaines discussions politiques qui se déroulent souvent entre hommes. Au début j’ai été surprise, mais j’ai tout de suite pris ma place en m’imposant dans les discussions pour faire entendre ma voix.

La politique est certes plus difficile pour une femme, mais je suis très optimiste car la nouvelle génération politique est plus sensible à ces questions-là. Je rencontre de nombreux jeunes hommes qui souhaitent s’engager en faveur de la cause féministe et je trouve cela très rassurant pour l’avenir. J’ai bon espoir que les choses s’améliorent naturellement, et pour se faire, il est primordiale d’inscrire l’égalité homme/femme dans des projets pragmatiques et concrets. D’ailleurs une majorité de femmes est en tête de liste pour Respirations 2020.

Bon à savoir : La liste de Georges Képénékian à la ville et celle de David Kimelfeld à la Métropole, s’engagent ensemble, à la création d’une maison refuge pour femmes victimes de violences conjugales.

Replacer l’humain au coeur de la Politique.

L’aspect économique est important, cependant la politique c’est d’abord l’aspect humain, et tant qu’il sera négligé rien ne pourra évoluer. Il faut comprendre les gens pour pouvoir les aider.

Un système économique qui fonctionne c’est une politique qui remet l’humain au centre des décisions politiques. C’est également un système où l’élu comprend qu’il est au service de la population et non l’inverse.

Je crois en la création d’une politique humaine et solidaire. J’ai confiance en la nouvelle génération pour oeuvrer ensemble vers un avenir meilleur.

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Pour en savoir plus sur la liste Respiration, cliquez ici.
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