Dans notre dossier intitulé « Conversation avec… », nous allons à la rencontre d’acteurs et actrices du secteur de la mode et de l’art de vivre. Qu’ils soient créateurs, ou encore affectés au secteur tertiaire, ils nous parlent de leur parcours scolaire, de leur profession, de ce qui les inspire, et de leurs perspectives d’avenir. Pour ce premier numéro, nous nous sommes entretenus avec les créateur de MAP, une toute jeune marque multiculturelle.

Le nom lui-même est une invitation au voyage. Outre le fait qu’en anglais, elle désigne le mot « carte », MAP, c’est aussi une marque née en 2017, d’un coup de foudre artistique chez Mahlia Kent entre Fanny de Ruijter, franco-néerlandaise, Ricardo Sanchez, Mexicain, et Virginie Pitiot, française. D’ailleurs, MAP est l’acronyme pour Mexico, Amsterdam et Paris, signe d’une diversité qui fait la richesse de la marque. La première collection, « ZAJA », inspirée du film Captain Fantastic, fascine tant par l’alliance des matières nobles aux matières moins conventionnelles, tel que le k-way, que par le jeu sur les formes et les volumes, comme pour montrer que le souci de la réutilisation des matières n’est pas nécessairement aux antipodes du domaine de la mode, en plus de faire écho au thème du film.  Rencontre avec une marque en passe de croquer le monde.

Ô Magazine : Bonjour ! D’abord est-ce que vous pourriez vous présenter et nous parler de votre parcours scolaire et de de vos études, qui vous ont amené à monter votre marque ?

Fanny de Ruijter : Je m’appelle Fanny, je viens d’Amsterdam et j’ai fait mes études à AmFIAmsterdam Fashion Insitute – ce sont des études en quatre ans. J’y ai créé ma propre collection, qui est spécialisée dans tout ce qui est imprimé textile. Ensuite j’ai fait un stage de tissage chez Malhia Kent, là où j’ai rencontré Virginie et Ricardo en janvier 2017 ; voilà, comme ça, c’est dit (rires). Et j’ai fini en janvier 2017, donc on a commencé à monter notre marque tout de suite après.

Virginie Pitiot : Moi je m’appelle Virginie, et je suis celle qui a le parcours le plus atypique je pense, parce qu’à la base je n’ai pas de la mode mais des études de tourisme, et ensuite j’ai fait le Studio Berçot avec Ricardo, on était dans la même école. C’est sur deux ans d’études, et un an où on ne fait que des stages en fait. J’ai donc fait plusieurs stages, dont Mahlia Kent justement, où on s’est rencontrés tous les trois et puis voilà on s’est lancés. J’ai fait quatre stages en tout ; Mahlia Kent, Alexis Mabille – d’ailleurs j’étais en stage puis en CDD chez eux par la suite – et puis chez des jeunes créateurs.

Ricardo Sanchez : Je suis Ricardo, je suis Mexicain et je suis venu en France pour faire des études de mode. J’ai fait le Studio Berçot comme Virginie. Après avoir fini mes deux années d’école, j’ai fait un stage chez Mahlia Kent où j’ai rencontré Fanny et Virginie. C’était une expérience que j’ai beaucoup aimée parce qu’on n’avait pas mal de liberté pour créer mais on avait quand même un cadre pour nous protéger. Et puis voilà on a appris à tisser à la main, donc c’était quand même intéressant.

Fanny : Oui sur un métier à tisser, c’est vraiment pour ceux qui aiment travailler les matières textiles.

Ricardo : Par exemple, Fanny et Virginie travaillaient avec Chanel (Chanel passe des commandes spéciales chez Mahlia Kent ndlr).

Donc après avoir fini mon stage chez Mahlia Kent, j’ai fait un stage chez Vogue Hommes comme assistant de rédaction ; j’assistais le journaliste de mode. Je m’occupais des shootings, d’appeler les marques pour avoir les vêtements. J’y suis resté trois mois, après cela je suis allé travailler au studio de création de Berluti. À l’époque, ils devaient créer une collection pour Benjamin Millepied et je m’occupais des imprimés de la collection. J’assistais la designer junior. Après cela, je suis parti en Italie pour faire un master en haute couture en collaboration avec la maison Valentino. Je viens de finir il y a un mois et je suis donc de retour à Paris. Et donc voilà. MAP on l’a créé au milieu de mon master, je me suis dit que ce serait top de créer quelque chose avec des gens que t’admires, mais avec lesquels tu as aussi travaillé. Et je trouvais ça plus enrichissant que de travailler pour quelqu’un. C’est pour ça que MAP a été créé, c’était un besoin pour nous de créer, c’était l’idée de départ. Après on a fait le salon des Nouveaux Créateurs.

Fanny : Notre tout premier salon.

Ô Magazine : Donc vous êtes passée d’études de tourisme au Studio Berçot. Est-ce une école qui est spécialisée dans l’art graphique, faut-il savoir dessiner, avoir une expérience dans le dessin, etc ? Ou bien quelqu’un ne sachant pas dessiner peut-il se dire « tiens, pourquoi ne pas essayer d’intégrer le Studio Berçot » ?

Virginie : Il peut, c’est ouvert à tout le monde, je dirais. La sélection se fait assez d’elle-même, les gens décident eux-mêmes s’ils veulent arrêter. Après, il y a quand même un entretien…

Ricardo :  Oui, il y a un entretien que tu dois passer avec la directrice, Marie Rucki.

Virginie : C’est elle qui estime si tu as la sensibilité pour faire ce genre d’école, mais elle n’exige pas de capacités techniques précises.

Ô magazine : Et comment vous est venue l’idée de créer une marque ?  

Virginie : En fait l’idée vient d’un voyage que j’ai fait à Rome, là où vit Ricardo. On s’est vus un week-end, et là il me dit « j’aimerais trop qu’on crée quelque chose ensemble », et c’est parti de là. Un mois après, on se lançait.

Fanny : Ils m’ont contactée et j’ai cru qu’ils devenaient fous (rires).

Virginie : Ça s’est dit comme ça, mais ça nous paraissait aussi tellement évident quelque part, je me suis dit « bah oui ! ».

Ô Magazine : Comment vous débrouillez-vous en terme d’organisation pour travailler ensemble ?

Virginie : (rires) Ça c’est la question qu’on nous pose tout le temps !

Fanny : Eh bien c’est pas facile !

Virginie : En général on se retrouve tous les deux mois sur Paris, et sinon au moins une fois par semaine on essaie de se skyper.

Fanny : En fait on est tout le temps en contact, tous les jours.

Virginie : Et quand on ne se skype, on s’écrit, on s’envoie des messages.

Fanny : On ne s’en rend même plus compte !

Ricardo : Quand on commence à travailler, chacun apporte une idée et on choisit. Par exemple, pour le concours du Festival d’Hyères, chacun apporte une idée puis on décide qu’elle est la meilleure idée.

Virginie : Et pour créer les pièces on se divise le travail, tout simplement, chacun fait les prototypes de son côté.

Ricardo : Pour le choix des matières, c’est selon ce que chacun apprécie particulièrement. Par exemple, Fanny est hyper forte dans tout ce qui est un peu tailleur, manteau.

Fanny : J’aime beaucoup le synthétique, lui non. (rires)

Ricardo : Pour la création des grands volumes, c’est elle. Virginie, c’est tout ce qui est matières travaillées à la main. Et tout ce qui est peint, c’est moi. Donc chacun a vraiment un truc qui lui est hyper personnel.

Virginie : C’est ça le truc, on a vraiment trois univers hyper différents, et ça se retrouve assez dans la collection, il y a vraiment de nous trois dedans. C’est ce qui est bizarre, on a voulu créer quelque chose ensemble tout en ayant des univers différents, complètement opposés, même. C’est ça qui est difficile à expliquer, quand on parle de la collection que l’on va faire, on se comprend alors qu’on n’a pas les mêmes sensibilités à l’origine.

Ô Magazine : J’ai vu que vous vous étiez inspirés du film Captain Fantastic (l’histoire d’un père qui vit avec ses six enfants, loin de la société de consommation ndlr) pour votre collection « ZAJA », et que vous réutilisez les matières pour certaines de vos créations. L’un des thèmes du film, c’est un peu la décroissance et les alternatives en terme de consommation. Je voulais savoir si vous aviez une éthique écologique ou est-ce que naturellement vous vous êtes dit : « on va faire de la réutilisation de matières » ?

Virginie : Quelque part, cette éthique on l’a. Après on a essayé de faire au mieux mais ça reste compliqué.

Fanny : C’est difficile de faire du prêt-à-porter à partir de choses réutilisées.

Virginie : Surtout en terme de budget.

Fanny : Et en grande production aussi, parce que les choses réutilisées, c’est toujours en petite quantité. C’est pour cela qu’on a fait moitié-moitié, entre les tissus réutilisés et les tissus non réutilisés.

Ricardo : Après on utilise des matières comme de l’organza 100% soie, de la popeline 100% coton, des fibres naturelles. On a quelques synthétiques, pour les doudounes par exemple. Et puis tous les tissus sont faits en Europe.

Virginie : C’est sûr que dans l’idéal, on aimerait faire du 100% naturel, 100% écolo, ça nous ressemblerait vraiment, mais il y a la réalité, et les contraintes financières et commerciales.

Fanny : En revanche, la collection pour Hyères, elle est vraiment écolo.

Virginie : On a fait une autre mini collection en parallèle pour le festival de Hyères mais qu’on ne peut pas encore montrer car les sélections n’ont pas encore été faites.

La brassière en fleurs séchées (collection ZAJA), un exemple de l’inspiration tirée de la nature & la robe-chemise, une des pièces qui sera développée pour la ligne homme.

Photos issues du site de MAP, collection ZAJA.

Fanny : En fait les fleurs séchées c’est des fleurs mortes, donc ça reste tel quel pendant des années et des années, c’est comme un objet. C’est très fragile, oui, mais ça va pas pourrir.

Et concernant une anecdote sur la conception de cette brassière, Fanny se rappelle, non sans humour : « Mes parents, ils me prenaient pour une folle, en voyant les fleurs séchées partout dans ma chambre, ils me disent : ‘non mais t’es tarée ! ‘ ».

Virginie : Après ça, ça fait partie des pièces qu’on appelle « vitrines », ce ne sont pas des pièces qu’on va vendre.

Fanny : Pour Hyères, on a voulu pousser le concept qu’on a utilisé pour ZAJA en combinant les thèmes qui nous tenaient à cœur, l’écologie et les fleurs, en faisant une collection uniquement à base de fleurs séchées. Concernant le festival de Hyères, on a décidé d’y participer parce que c’est quelqu’un qui nous en avait parlé au salon « Les Nouveaux Créateurs ».

Virginie : En fait c’est une dame qui a déjà travaillé pour Hyères et qui a été membre du jury une année il me semble, qui travaille à l’IFM et qui nous a conseillé de le faire. Sauf que les candidatures devaient être envoyées pour début décembre, et le salon on l’a fait fin septembre, donc ça nous a laissé très peu de temps pour faire la collection, ça a un peu été la course, mais on l’a fait.

Ô Magazine : Quelles sont vos perspectives de développement concernant votre marque ? Par exemple, avez-vous comme projet d’être au calendrier de la Fashion Week, de développer une collection masculine, etc ?

Virginie : Justement, au salon quelqu’un nous a conseillé de faire une ligne masculine. Il y a des pièces qui vont être développées pour l’homme, comme la robe-chemise avec des écritures par exemple. Il y a certaines pièces qui peuvent être développées pour l’homme, donc en ce moment on en parle, on a déjà des idées.

Fanny : d’ailleurs il y a beaucoup d’hommes qui nous disent « est-ce que vous faîtes aussi pour la femme ? », « j’aimerais bien avoir telle pièce », c’est drôle mais il y a plus d’hommes qui nous questionnent sur les tenues, que de femmes pour l’instant.

Virginie : Je pense que ce sont nos imprimés qui font assez mixtes.

Fanny : Je pense que ça attire les personnes qui osent s’habiller différemment.

Virginie : Et sinon la prochaine étape pour nous, c’est la production, on cherche à produire. C’est la partie un peu compliquée pour nous car on est tous les trois des créatifs, donc là c’est la partie qu’on ne connaît pas. On recherche des usines mais il faut le budget. Et puis tout ne va pas être produit. On a fait une sélection de ce qu’on va produire, par exemple, les t-shirts, des chemises, les doudounes, ce sera vraiment très prêt-à-porter.

Ricardo : C’est ça aussi le problème en tant que créateur, c’est qu’il n’y a pas vraiment de structure économique.

Virginie : En fait, à l’origine, on n’est pas du tout partis dans une démarche commerciale quand on a créé, on voulait transmettre quelque chose, raconter une histoire, on est vraiment partis là-dessus. Maintenant, oui, on a envie de vendre, c’est pour ça qu’on va développer ce qui est vendable, on essaie de développer cet esprit un peu plus commercial, même si notre démarche d’origine est créative. Mais cet esprit commercial n’est pas forcément naturel chez nous.

Fanny : C’est ça aussi être jeune créateur, il y a plein de choses que tu dois faire, des tâches que tu ne sais pas faire, ou que tu n’as pas forcément envie de faire. Tu dois être polyvalent.

Virginie : Pour monter une marque aujourd’hui, on ne doit pas être juste créateur, on doit aussi être entrepreneur, on doit savoir tout faire. On se complète tous les trois, mais sur ça, il n’y en pas un pour rattraper l’autre (rires). Même si Fanny a un esprit un peu plus carré que nous deux, plus réaliste et plus structuré, donc elle nous remet parfois sur les rails.

Ricardo : Et puis ce qui est important de dire aussi, c’est que la création ça représente 10% du travail, le reste, c’est comme un travail en entreprise. C’est vrai qu’on a beaucoup travaillé pour la collection, mais maintenant, le processus qui suit est énorme.

Virginie : Et pour revenir sur les études de mode, on n’est pas forcément formés à ça, peut-être plus dans ton école, Fanny. Avec Ricardo, on a fait une école un peu plus créa’, donc oui, on en sort créatifs, mais après on aurait besoin de savoir gérer ce qu’il y a à côté, comme la gestion d’entreprise.

Ricardo : En fait, il n’y pas d’école de mode en France, peut-être à part ESMOD, qui te forme à créer ton entreprise. Par exemple, à Parsons (ndlr), les élèves sont aussi formés pour monter leur entreprise.

Virginie : Oui, ici, on est plus formé pour être styliste et travailler pour quelqu’un plutôt que pour monter son entreprise. En France, c’est plus segmenté, il y a des écoles pour ceux qui veulent monter leurs entreprises, des écoles pour les créatifs. Je pense que ce serait bien de combiner les deux.

Fanny : Dans mon école en revanche, il y a des cours qui nous forment à ça, en Master. Je ne l’ai pas fait parce que j’en avais marre de l’école.  Et puis c’est aussi un domaine de réseaux !

Ricardo : Oui c’est vrai, mais au Studio Berçot, on ne nous apprend pas à avoir cette démarche (du réseautage).

Ô Magazine : Mais justement, aujourd’hui avec les réseaux sociaux, est-ce que ce n’est pas plus facile pour les élèves d’écoles de mode de montrer leurs réalisations hors des sentiers scolaires ?

Virginie : Je dois avouer que je n’ai pas utilisé les réseaux sociaux pour montrer mon travail.

Fanny : Moi je les ai un peu utilisés pour ça. D’ailleurs, j’avais été contactée par un rappeur néerlandais, parce qu’il avait vu mon Instagram, et il a porté une de mes créations dans son clip, c’était cool ! Et il m’a dit : « si tu refais une collection, montre-moi et je porterai tes créations avec plaisir ». Donc oui, moi ça m’a aidée. Mais après pour la marque on n’a pas trop cette démarche encore, de se montrer…

Virginie : Il faudrait vraiment qu’on développe ce côté marketing, il faut qu’on s’y mette, mais on est vraiment des créatifs !

Ô magazine : Comme vous vous êtes inspirés d’un film pour votre ligne ZAJA, je voulais savoir si vous aviez déjà pensé à créer des tenues pour le cinéma, des clips, etc ?

Virginie : on n’y avait pas pensé mais c’est une très bonne idée. On est ouverts à toutes les idées en fait.

Fanny : Je pense que tous ce qui est artistes, danseurs, ça pourrait les attirer.

Virginie : le truc c’est qu’on fait des matières très travaillées, alors pourquoi pas

Ô Magazine : oui pour la danse classique par exemple !

Virginie : Vu qu’on fait des pièces avec des matières très travaillées, moins portables tous les jours, ça pourrait être bien pour les spectacles.

Fanny : Même pour les rappeurs !

Ô magazine : Et est-ce que vous avez une éthique de travail, outre la dimension environnementale de votre démarche ?

Ricardo : On n’utilise pas la fourrure, ni le cuir, on est contre. Mais on utilise de la laine.

La totalité des prototypes de la collection se trouve ici. ZAJA, confectionnée pour le salon des Nouveaux Créateurs, est donc littéralement faite maison, et réalisée en un mois et demi à peine :

« on n’a pas eu d’été. De toute façon quand tu travailles dans la mode, t’as pas de vie » plaisante Fanny. « J’ai dû crocheter 10 mètres d’organza pendant 2 semaines, en Italie, il faisait super chaud en plus ! », se souvient Ricardo. « Pendant que tous nos potes étaient en vacances, nous on était chez nous, en train de faire du crochet et de la broderie » se remémore Virginie

La collection est un mélange de travail technique, avec du crochet, du tissage, de la broderie, des applications.

Images issues du site de MAP, collection ZAJA.

Ô Magazine : Avez-vous déjà pensé à travailler pour un créateur en particulier ?

Virginie : Oui, bien sûr on y pense, chacun de notre côté.

Fanny : d’ailleurs, on cherche tous du boulot à côté, car pour l’instant, on ne vit pas de notre marque. Et puis travailler pour quelqu’un c’est bien, parce que ça t’apprend le métier. Et au bout du compte, on aimerait vivre de notre marque.

Virginie : Et puis ça nous apprend des choses pour notre marque aussi.

Ô Magazine : Et quel est le meilleur conseil qu’on ait pu vous donner durant vos études ?

Ricardo : Mon prof italien, qui pour moi était génial, il a été l’assistant de Valentino pendant dix ans, et il m’a dit : « il faut toujours rester fidèle à toi-même, même si la mode te dit d’aimer le noir quand t’aimes le rose ».

V : Une prof m’a dit de ne pas être timide dans la création, mais d’aller au bout de ses idées, ne pas se dire « oh j’ai peur que ça plaise pas » et donc d’en faire moins que ce qu’on voudrait montrer.

Fanny : On m’a dit exactement la même chose pour la création. Pour ma présentation, ils m’ont dit « si tu ne crois pas en toi, on ne peut pas croire en toi non plus ». Et puis même si c’est pas dans ton caractère, fais comme si, parce que sinon, personne ne va croire en toi si tu ne crois pas en toi non plus.

Ô magazine : Si vous deviez décrire votre marque en un mot ce serait…

(rires)

Fanny : poétique

Virginie : c’est vrai qu’on met un point un d’honneur à ce que soit poétique, on aime que nos créations racontent quelque chose, et je pense qu’on a réussi à faire ça. Après, je pense que notre côté naïf – comme le fait qu’on n’est pas ce côté commercial justement – se retrouve aussi dans nos créations. Donc je pense que le mot « naïveté » pourrait aussi décrire notre marque.

Liens utiles :

MAP

Page Instagram de MAP

Écoles, formations :

Amsterdam Fashion Institute

Studio Berçot

Savoir-faire, formation :

Malhia Kent : d’après Virginie : « Le stage chez Malhia Kent, je le trouve bien parce qu’ils acceptent que tu viennes chez eux sans que tu saches tisser ! ».

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