fbpx

Chantal Thomass : une histoire aux épreuves rose et noire

La marque de luxe, Chantal Thomass, qui porte le nom de la créatrice, n’a pas toujours fait dans la dentelle. Avant de devenir célèbre en tant que créatrice de lingerie, la styliste dessinait des vêtements. Par ailleurs, la créatrice a dû faire face à de nombreux rebondissement en 45 ans d’existence.

Un début de carrière loin de la lingerie

Dès 1967, la couturière, aujourd’hui très célèbre, créait sa première marque de vêtement. En effet, bien avant la lingerie, Chantal Thomass s’était destinée à la création de vêtements.

Développée aux cotés de son premier mari, monsieur Thomass, avec très peu de fonds monétaires, la marque Ter et Bantine se base en grande partie sur l’utilisation de matière inédites et peu communes telle le lurex.

Finalement, en 1975, Chantal Tomass décide de mettre fin à cette marque pour se lancer dans une nouvelle aventure !

Chantal Thomass. Source : commons.wikimedia

Chantal Thomass et le début de la lingerie

Quelques années après le lancement de la marque portant son nom, la créatrice prend un autre tournant. Ainsi, la lingerie prend alors sa place lors des défilés.

Le succès est plus qu’au rendez-vous grâce à l’excentricité naturelle de son style. L’aspect burlesque est inédit et osé mais les clientes sont au rendez-vous. Étant la première à faire défiler des mannequins uniquement vêtues de lingerie, les hommes se pressent également aux portes de chacune de ses présentations.

Par ailleurs, Chantal Thomass se trouve être parfaitement bien accompagnée dans le développement de sa marque. En termes de marketing, elle opte pour un logo à son image, une image originale et reconnaissable. Elle fait du rose et du noir ses couleurs fétiches, qu’elle réutilise comme les couleurs dominantes de la marque.

Des périodes noires pour la marque

Malheureusement, certaines périodes de l’histoire de la marque ont été plus noires que roses.

Une lourde bataille judiciaire a lieu en 1995 entre la créatrice et le groupe japonnais World, qui détient 95 % du capital de la marque (seul 5% appartenait aux époux Thomass). En 1996, elle doit même mettre la clé sous la porte, mettant plusieurs dizaines de salariés au chômage, et n’ayant plus le droit d’utiliser son nom pour faire vendre.

La première collection de Chantal Thomass, sans Chantal Thomass, ne fonctionne pas, décevant les actionnaires japonais. Bien qu’ils aient mis un collaborateur anciennement formé par la créatrice, à la tête de la direction artistique, les clientes ne sont pas au rendez-vous.

Vitrine Chantal Thomass
Vitrine d’une boutique

Après trois ans de lutte judiciaire et d’accords financiers, finalement Chantal Thomass récupère nom et peut relancer sa marque. C’est aux côtés du groupe Sara Lee, aussi propriétaire de DIM, que Chantal Thomass poursuit sa route en 1998. Elle dessinera aussi d’ailleurs des collant pour sa marque censeur.

Toutefois, l’histoire ne s’arrête pas là, et la marque rose et noire est délaissée par DIM des années plus tard. En 2011, elle passe aux mains du groupe Chantelle, propriétaire de Darjeeling. Aujourd’hui encore, la créatrice apporte ses idées au sein de ce groupe.

L’entreprise Chantal Thomass a donc connu de nombreux rebondissements lors de son histoire. Si vous souhaitez en savoir plus, sachez que la créatrice est également connue pour ses nombreux partenariats.

No Comments Yet

Leave a Reply

Your email address will not be published.