Il vient d’avoir 23 ans et prépare son 6ème court-métrage. Passionné de cinéma, Ô Magazine vous propose de découvrir le parcours et le travail acharné d’un jeune auteur-réalisateur.

Farès est chargé de missions au sein de l’association « 1000 VISAGES » fondée par la réalisatrice du film « DIVINES », Houda Benyamina. Cette association, créée en 2006, vise à former des jeunes, sans réseau et éloignés de l’offre cinématographique, aux métiers du cinéma et à leur apporter une insertion professionnelle dans le milieu. Autodidacte, Farès a commencé à réaliser ses films il y a 3 ans, par ses propres moyens, multipliant les tâches techniques et artistiques. Il pratique le montage depuis ses huit ans. « Je n’ai pas eu l’opportunité de faire une école, alors je me la suis créée », ses projets lui ont été bien formateurs. Après un semestre dans une fac de Cinéma, il s’est rendu à l’évidence que l’université, trop théorique, n’est pas faite pour lui. Ce qu’il recherche avant tout, c’est la pratique, la réalisation de ses films. Pour cette raison, il décide d’investir dans du matériel utile à la création de ses premiers courts-métrages : caméra, micro, lumières etc. Le jeune Fontenaysien est alors, fin prêt à mettre en œuvre son talent de réalisateur.

Les sujets qui lui tiennent à coeur sont principalement liés à l’identité humaine, la psychologie. Quand on lui demande d’où proviennent ses idées, il nous apprend que la musique est sa première source de créativité, et l’aide pour la mise en scène et l’écriture de scénario.

Le jeune homme a particulièrement attiré notre attention avec la projection de son court-métrage « SOUVIENS-TOI ORNELLA » et son long métrage « JOEYROSE », tous deux projetés au cinéma Gaumont Opéra à Paris. Plus récemment, il a réalisé un court-métrage « À TEMPS PLEIN » avec des acteurs tels que Nicolas Buchoux et Tatiana Rojo, et l’a projeté le mois dernier dans un cinéma de la ville de Chelles.

Farès en plein tournage
Farès en plein tournage

Par ailleurs, le réalisateur en herbe n’a pas qu’une corde à son arc : dernièrement, il a participé à un tremplin musical «Chant» grâce auquel il s’est vu offrir un enregistrement en studio et prépare son premier clip. Peut-être réalisera t-il ses clips lui-même ? Car en effet, Farès crée aussi des vidéos musicales avec, jusqu’à présent près de six clips réalisés, dont un pour une rappeuse Américaine. Il est également chargé de projets audiovisuels pour l’association “One, Two, Three… RAP !” qui permet l’apprentissage de l’anglais par le biais de la musique et de la culture Hip-Hop. Désormais, il est sollicité pour des prestations vidéos professionnelles, et a même pu travailler sur un projet en partenariat avec l’Ambassade des Etats-Unis à Paris. Il lui arrive de faire des interventions dans des écoles et d’apporter des témoignages auprès de jeunes lycéens. Il n’y a pas si longtemps, au festival « Ciné En Herbe », il a été juré, en présence de l’équipe du Festival international de Clermont-Ferrand et des réalisateurs primés.

Fortement soutenu par la vie municipale de sa ville de Fontenay-sous-Bois, il a eu l’honneur d’être cité dans le discours de son maire à l’occasion des vœux de nouvel an, avant de se voir offrir un prix en tant que jeune réalisateur Fontenaysien.

 

Nous sommes loin d’avoir fini d’entendre parler de Farès Ben Maouya. Peut-être le retrouverez-vous bientôt en salle ? N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de son parcours atypique en commentaire !

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