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Qu’est-ce que la dysmorphophobie corporelle ?

La dysmorphophobie est l’obsession d’avoir un défaut physique. L’angoisse constante d’être laid. Cette maladie reconnue a souvent pour toile de fond les réseaux sociaux et la quête d’une perfection physique. Mais qu’est-ce que la dysmorphophobie corporelle ?

7,6 milliards d’habitants sur Terre. Et 3,4 milliards d’entre nous utilisons les réseaux sociaux. Les chiffres révèlent que la plateforme Instagram est la sixième la plus utilisée. Mais se hausse à la quatrième place en France. Ce réseau social, qui avait pour but initial le partage de photos a connus quelques dérives. Instagram est devenu une plateforme où il faut se montrer. Et si possible, sous son meilleur profil. Quitte à passer par des applications de retouches. Afin de gommer chacun de ses “défauts”. Les utilisateurs se voient confronter à des physiques inatteignables, qu’ils prennent pourtant en modèle. Ils se comparent, complexent, et deviennent parfois obsédés par certaines parties de leur corps, qu’ils jugent difformes.

La dysmorphophobie corporelle : quand le corps est motif de détresse

Souvent méconnue, cette maladie (ou psycho-pathologie), n’est pourtant pas récente. Les premières études datent d’il y a environ une vingtaine d’année. De plus en plus de personnes, connues ou non, prennent la parole pour parler de leur souffrance face à un corps qui les complexe et les frustre.

Qu’est-ce que la dysmorphophobie corporelle ? C’est la crainte irrationnelle d’avoir un défaut physique. Crainte qui peut vite devenir obsédante. Les chiffres sont alarmants : entre 1,7 et 2,4% de la population serait touchée. Soit plus que l’anorexie. Ce sont les femmes qui sont majoritairement sujettes à ce trouble du comportement, et plus particulièrement les adolescents.

Et pour cause. C’est à cet âge que le corps se modifie, que l’on se cherche, que l’on a besoin de repères. Que l’on doute, que l’on se compare. A des standards de beauté qui n’existent que dans les magazines ou sur les réseaux sociaux. Par peur d’être confronté à leur reflet, d’être dégoutée par leur physique, les personnes qui souffrent de dysmorphophobie adoptent parfois un comportement qui peut les amener à se couper de leur vie sociale. Préférant rester seule, avec leurs obsessions.

Cette maladie a des répercussions à la fois sur le plan psychologique, mais également physique. De simples remarques ou critiques peuvent engendrer des conséquences dévastatrices chez certains individus. Qui vont parfois sombrer dans des troubles du comportement alimentaire parce que jugé “trop gros” par exemple. Ou dans la pratique d’un sport à outrance, pour tenter de palier à un défaut sur lequel il n’est pas possible d’agir “trop petit”, “trop de tâches de rousseur”.

L’obsession du corps parfait

Aujourd’hui les standards de beauté sont de plus en plus dictés par les réseaux sociaux. Faussés. Parce que les photos postées sur Internet sont régulièrement retouchées. Les personnes jouent avec les angles, les lumières. Confrontées à ces corps jugés parfaits, de nombreuses personnes se mettent à craindre de ne pas être suffisamment à la hauteur. Des chirurgiens esthétiques relatent que certains patients viennent avec des photos eux, modifiés à l’aide de photoshop ou de filtres. Et leur demandent de les faire ressembler à ces photos.

Les personnes qui souffrent de dysmorphophobie adoptent des comportements excessifs, qui virent à l’obsession. Persuadées qu’une partie de leur corps est trop ceci ou pas suffisamment cela, elles peuvent la prendre en photo pour la surveiller, vérifier son évolution. Les poussent à aller consulter un chirurgien esthétique. Ne plus manger, ou prendre des médicaments pour accélérer une perte de poids.

Ces comportements ne régleront pas le problème. En effet, cette maladie est psychiatrique, et non pas physique. Mais la dysmorphophobie se soigne. La thérapie cognitivo-comportementale est recommandée pour traiter cette pathologie. Le professionnel de santé, psychiatre ou psychologue va travailler avec le patient pour venir à bout de ses croyances obsédantes.


Amandine Rummelhard

Passionnée de sport, bien-être et de culture.

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