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3 portraits de méchants-attachants du grand écran

L’anti-héros par excellence, ces méchants joués sur grand écran n’en sont pas moins séduisants. Sont-ils aussi méchants qu’ils prétendent l’être ? Pourquoi nous fascinent-ils autant ? Comme pour les bad boys dans la vraie vie, côté ciné, on préfère les méchants, et de loin !

Petite, je me suis longtemps rangée du côté du gentil héros. Celui qui remporte haut la main la bataille contre le mal. Néanmoins, je dois l’avouer, les choses se sont gâtées en grandissant. J’ai commencé à vouer une certaine fascination pour le grand méchant décrit dans le récit cinématographique. Effet miroir sur notre part la plus sombre ou lassé du côté bien-pensant et lisse du super héros traditionnel ? Focus sur trois portraits de méchants du grand écran qui ont marqué l’histoire du cinéma !

Miranda Priestly, Le Diable s’habille en Prada

Méchants sur grand écran
Miranda Priestly

Rédactrice en chef du magazine Runaway, Miranda Priestly est la caricature qu’on aime se faire de la cheffe impitoyable à la tête d’une rédaction de mode. Double personnifié de la prêtresse de la mode Anna Wintour (Vogue US), sa mère meurt pendant son accouchement. Quant à son père, il jongle entre plusieurs boulots pour clore les fins de mois difficiles. Embauchée chez Runaway France, elle monte les échelons un à un pour enfin, être transférée chez Runaways Us. Après avoir réussi à redorer l’image du magazine, elle devient “la référence mode” dans le monde entier.

“Plus vous montez, plus vous êtes seul”

Enfance chaotique et vie personnelle restreinte, on devine que c’est son enfance qui la forge. Débordante d’ambition, rester dans la pauvreté n’était pas une option envisageable. Elle se crée alors un personnage, celui de Miranda Priestly. Femme autoritaire, pointilleuse et visionnaire, elle ira même jusqu’à parfaire un nouvel accent snob et changer de prénom (anciennement Miriam Princhek). Inaccessible, ses employés n’osent l’approcher. Tous acquiescent à son passage et exécutent comme de parfaits petits soldats. Les deux scènes finales du film nous révèlent une Miranda humaine. En effet, celle-ci parvient à avouer à Andrea Sachs, son assistante, qu’elle se voit en elle, preuve de considération & respect. Miranda l’aperçoit ensuite, alors qu’elle est en taxi, esquisse un sourire que son assistante ne voit pas.

Humaine mais enfermée dans le rôle qu’elle a choisi d’endosser, on ressent presque un peu de peine pour ce personnage au cœur de pierre.

Lord Voldemort, Harry Potter

Effrayée de lui petite, la scène du combat final entre lui et Harry Potter restera gravée à tout jamais dans ma mémoire…

Fils d’une sorcière et d’un moldu (sans pouvoirs magiques), lorsque le père apprend que sa femme lui a administré un filtre d’amour, il se sépare de celle-ci. Sa mère, elle, meurt en donnant naissance à son fils. Plus tard, il effraie ses camarades en les traumatisant. Repéré par Dumbledore, c’est un élève brillant et sérieux de la maison Serpentard. Perdu dans sa quête identitaire, lorsqu’il apprend que son père n’est qu’un simple moldu, il en devient fou. C’est alors que la descente aux enfers commence. Tom Jedusor devient alors Lord Voldemort : “Celui dont on n’ose prononcer le nom”. En déni flagrant de sa propre identité, il n’acceptera jamais les origines moldus de son père. Il finira même par le tuer. En réponse à son problème identitaire, il créera un groupe de personnes au “sang pur”…

“Sans amour, la fête est moins folle”

Conçu sans amour, sa transition vers le mal est loin d’être étonnante. Et si sa mère avait survécu à l’accouchement et lui avait donné tout l’amour qu’une mère donne à son fils ? Et si son père ne l’avait pas abandonné ? La mort de sa mère à sa naissance a déclenché en lui une obsession maladive pour l’immortalité. Ce n’est pas pour rien qu’il conserve une partie de son âme dans des Horcruxes.

On ne peut donc que développer une belle dose d’empathie à l’égard de ce personnage qui n’a jamais eu la chance d’être aimé… C’est d’ailleurs ce manque d’amour qui marquera la seule différence notable entre lui et Harry Potter.

La sorcière Karaba, Kirikou et la sorcière

Dans Kirikou et la sorcière, Kirikou a pour mission de sauver le village du sortilège lancé par Karaba La sorcière, pour se venger d’un groupe d’hommes qui lui aurait enfoncé une épine empoisonnée dans le dos. Cette épine lui confère des pouvoirs magiques qu’elle utilise pour asservir tous les hommes du village, pour vengeance. Majestueuse et puissante, Karaba vit recluse dans une case rouge avec ses fétiches.

Allégorie du viol, ici l’épine représente le mal fait aux femmes. La douleur comme pour symboliser la souffrance qui ne disparaît jamais vraiment. C’est le grand-père de Kirikou, vieux sage, qui lui expliquera la raison de la haine que porte la sorcière. Elle n’est donc pas la méchante que l’on pourrait croire, mais bel et bien la victime. On peut imaginer qu’elle ait été répudiée du village pour avoir eu le courage d’en parler…

Blessures durant l’enfance, traumatismes, frustrations …Personne ne devient méchant sans raison. Comme un aimant, c’est la psychologie complexe de ces personnages qui nous attire. Alors, toujours des méchants à vos yeux ?

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