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En déplacement à Nancy, Elisabeth Moreno réagit à l’affaire « Balance ton bar »  

La ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, s’est rendu à Nancy et Vandœuvre ce mercredi 2 février pour signer entre autres la convention « Centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales (CPCA). 

Elisabeth Moreno s’est déplacée à Nancy ce matin, pour signer un ensemble de protocoles et de conventions afin de lutter contre les violences faites aux femmes. Elle a signé un protocole relatif aux dépôts de plaintes simplifiés en milieu hospitalier, puis une convention de prise en charge des auteurs des violences conjugales (CPCA). La ministre-déléguée s’est également entretenue avec les associations sur place.  

Accusation de viols dans les bars 

Ce déplacement de la ministre intervient dans la foulée du mouvement Balance Ton Bar à Nancy. Le compte Instagram BalanceTonBarNancy a publié le 30 janvier dernier le témoignage d’une femme anonyme. Elle accuse un gérant de plusieurs bars dans la ville de l’avoir violée. Le témoignage de cette femme devient viral sur les réseaux sociaux. Ainsi, le parquet de Nancy a décidé d’ouvrir une enquête pour viol. La police veut d’abord identifier la victime présumée. Le patron de bars, nommé explicitement dans le témoignage, conteste catégoriquement cette accusation. Son avocat affirme même déposer plainte pour diffamation. 

Par ailleurs, la ministre a tenu à réagir sur cette affaire. Elle appelle à faire confiance à la justice. “La justice se rend dans les tribunaux” a-t-elle affirmé lors de son déplacement à Nancy. 

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Balance Ton Bar : un mouvement né à Bruxelles  

Le mouvement Balance Ton Bar fait référence au mouvement qui bouscule la Belgique depuis l’automne 2021. En effet, plusieurs témoignages émergent sur les réseaux sociaux dénonçant des agressions sexuelles dans plusieurs bars de la capitale belge. Les femmes évoquent également des tentatives de viols et d’empoissonnement aux drogues comme le GHB qualifié de “drogue du viol”. Ce mouvement interroge sur la responsabilité des établissements et sur les mesures mises en place pour protéger les femmes de violences sexuelles. Ce mouvement de contestation a eu des retombées politiques. Ainsi le gouvernement belge prévoit d’introduire “l’absence de résistance de la victime” dans le code pénal. Cette mise vise à éviter de prétendre que l’absence de réponse est une preuve de consentement. Le mouvement s’est également propagé dans le reste de l’Europe au Royaume-Uni et dans plusieurs villes de France. 

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