Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit

Droits des femmes

Ce dimanche 19 juin aura lieu la journée internationale pour l’élimination de la violence en temps de conflit. Créé en 2015 par l’Assemblée générale des Nations Unies, cette date est devenue un événement majeur. En effet, le nombre de victimes de ces agressions ne cesse d’augmenter en période de crise. Covid-19, confinement ou guerre en Ukraine, ce fléau fait rage.

Article rédigé par : Pierre-Antoine Bonnefoy

Depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février 2022 par la Russie, de nombreuses batailles d’une violence inouïe font rage. Le nombre de pertes et de blessés se compte désormais en milliers des deux côtés. Mais ce n’est pas tout. L’armée russe commet depuis plusieurs semaines des viols envers les citoyens ukrainiens. Sur les femmes, les hommes et les enfants, ces violences sexuelles sont d’une atrocité sans pareil. C’est pourquoi ce lundi 6 juin, les États-Unis et l’Europe ont réclamé à la Russie d’arrêter ces agressions sexuelles. Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflits, ces actes sont hautement dénoncés par l’Assemblée générale des Nations Unies. Signification historique de cette journée, mesures mises en place et actualité, Ô Magazine vous explique tout !

Origine et création

La création de cette journée est récente puisque nous célébrons en 2022 sa 8ème année. En effet, la journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit existe depuis le 19 juin 2015. L’Assemblée générale des Nations Unies l’a adoptée par consensus pour aider les personnes qui subissent ou ont subi ce type de violences. Cette appellation désigne le viol, la grossesse forcée, le mariage forcé, l’esclavage sexuel et encore de nombreuses autres violences. L’Assemblée générale met donc un point d’honneur à y mettre un terme en manifestant leur soutien et leur solidarité aux victimes. Mais comme son nom l’indique, cette journée dénonce également les violences sexuelles en temps de guerre. L’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre est ainsi condamnée. En effet, le recours à la violence sexuelle est systématiquement employé. En effet, c’est pour répandre la terreur que les troupes armées infligent ces horreurs aux civils.

Les mesures mises en place

Depuis 2017, les actions pour améliorer la protection des victimes se sont multipliées. Il s’agit par exemple du renforcement des sanctions des auteurs de ces violences avec l’allongement du délai de prescription qui est passé de 20 à 30 ans. Un portail de signalement en ligne à également été créé pour libérer la parole des victimes de violences sexuelles et pour faciliter leur accompagnement. Le gouvernement a aussi démontré son engagement en augmentant le nombre d’intervenants sociaux dans les services de polices et de gendarmeries. Cela s’accompagne aussi du développement des dispositifs de prise en charge pour la protection des victimes. Enfin, de nombreuses associations ont vu le jour pour aider les victimes de violences sexuelles ou conjugales. Ces associations sont disponibles 7j/7 grâce à leurs numéros d’aide. La plus connue est la Fédération nationale solidarité femmes. Cette plateforme d’écoute est accessible à tout moment et gratuitement avec le numéro 3919 – Violences Femmes Infos. Mais cette association n’est pas la seule puisqu’il en existe un grand nombre disponible sur internet.

Et aujourd’hui ?

En 2021, nous avons observé une hausse des violences sexuelles. Le SSMSI a annoncé que ces agressions avaient augmenté de 33%. Une croissance très alarmante ! Cette hausse est liée en partie à une plus large libération de la parole. Elle concerne aussi des actes datant d’il y a de nombreuses années. Cependant, la réalité reste affolante ! Les violences sexuelles intrafamiliales ainsi que les coups et blessures volontaires sont en augmentation chaque année. Par ailleurs, la crise liée à la COVID-19 et le confinement n’ont pas arrangé la situation. En 2021, “+14 % pour les victimes de violences intrafamiliales et +9 % pour les victimes d’autres coups et blessures volontaires” indique le ministère de l’intérieur (www.interieur.gouv.fr). Malgré les mesures prises par l’État, les chiffres montrent que la route reste encore longue.

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