fbpx

Violences dans le sport, le bilan de la deuxième convention nationale

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur tumblr
Violences dans le sport, le bilan de la deuxième convention nationale

La deuxième convention nationale de prévention contre les violences dans le sport s’est déroulée ce vendredi 2 avril, au CESE (Conseil économique social et environnemental). À cette occasion Jean-Michel Blanquer, Roxana Maracineanu ont pris la parole pour dresser le bilan des violences et de leur traitement judiciaire.

« Dénoncer les violences dans le sport c’est affirmer haut et fort que nous sommes dignes de la confiance des parents, que nous sommes déterminés à éradiquer ces violences » a déclaré Roxana Maracineanu. Des violences, il y en a. La ministre déléguée au sport a d’ailleurs dressé un triste bilan ce vendredi, lors de la deuxième convention nationale de prévention contre les violences dans le sport.

En un an, 387 signalements mettant en cause 421 personnes ont été enregistrés. Parmi ces alertes, 96 % concernent des hommes et 72 % des éducateurs sportifs. Sur les 115 fédérations sportives françaises, 48 sont concernées et 12 concentrent 66 % des affaires. Au total, 83 % des victimes sont des femmes et 82 % étaient mineures au moment des faits.

90 % des signalements concernent des violences à caractère sexuel

« Le sport est un secteur dans lequel nous devons redoubler de vigilance parce qu’il met en jeu le corps a travers toutes ces dimensions, physique, psychologique et sociale. C’est justement ce qui fait sa force mais ce qui peut aussi être parfois un point de faiblesse. » a souligné d’entrée Jean-Michel Blanquer. Les chiffres l’ont confirmé, 90% des signalements concernent des violences à caractère sexuel. C’est ce type de violence qu’a subi la patineuse Sarah Abitbol de ses 15 à ses 17 ans. Avant de les dénoncer vingt ans plus tard. La révélation de cette affaire en janvier 2020 a d’ailleurs entraîné la création de cette convention nationale. Ce vendredi, elle a réuni les acteurs du sport et de la justice.

À lire également : «Je ne suis pas une salope», les femmes journalistes de sport prennent la parole

122 affaires closes

Les préfets de département ont prononcé 191 mesures dont 79 décisions d’interdiction en urgence. Ainsi, 122 affaires ont été jugées closes et 299 restent en cours au sein des services départementaux. « Près de vingt fédérations se sont dotées d’un plan de prévention et de réels outils d’information et de sensibilisation pour prévenir toute dérive dans leurs clubs. Trente autres construisent actuellement ce dispositif. » a rassuré la ministre déléguée en charge des Sports.

Par ailleurs, un réseau de 74 référents dans les fédérations sportives est chargé de suivre les procédures. Mais aussi d’informer l’État des poursuites disciplinaires fédérales engagées à l’encontre de membres du mouvement sportif.

« Si le chemin parcouru depuis un an est significatif (…) il nous faut continuer à avancer, avec détermination mais aussi humilité, tant il reste à faire », a conclu Denis Masseglia. Le président du Comité national olympique et sportif de France, était lui aussi présent devant les minsitres.

Laisser un commentaire