Une étude récente permet de mieux comprendre les processus du trouble affectif saisonnier

trouble affectif saisonnier

À l’approche du solstice d’hiver, vous savez certainement que les jours plus courts ont une influence considérable sur la santé mentale et l’humeur. Selon les psychiatres et les psychologues, la « dépression hivernale », ou TAS (trouble affectif saisonnier), comme une maladie courante depuis les années 1980. Le TAS dépend de la luminosité, mais ses effets ne concernent pas le système visuel d’un point de vue neuroscientifique. Le trouble affectif saisonnier est en effet un problème causé par des mécanismes qui contournent l’appareil de vision primaire du cortex cérébral.

Trouble affectif saisonnier et vigilance

La dépression saisonnière et la vigilance sont deux mots qui viennent à l’esprit lorsqu’on pense à la dépression saisonnière. Nous supposons souvent que l’activité de l’amygdale est un baromètre de l’émotion, une activité plus élevée impliquant des sentiments plus nombreux, notamment la peur. En réalité, selon une étude récente relative à l’imagerie cérébrale humaine, aucun lien n’a été établi entre l’activité de l’amygdale et la peur conditionnée. L’amygdale est mieux comprise que le centre de vigilance. Elle joue un rôle important dans l’orientation de notre attention et présente une activité accrue en réponse à des stimuli tant désagréables qu’attrayants. L’amygdale est à l’affût de tout élément dont il faut être conscient, qu’il soit positif ou désagréable.

Par conséquent, si l’amygdale reste moins active le jour que la nuit en raison des niveaux accrus de vigilance et de concentration nécessaires pour naviguer en toute sécurité dans notre environnement avec ses capacités de vision limitées, cela peut contribuer à expliquer pourquoi nous ressentons une peur réduite ou une déficience attentionnelle plutôt que de simplement vivre une situation d’urgence accablante.

Les souris sont des créatures intelligentes et curieuses qui préfèrent l’obscurité à la lumière. Elles possèdent des capacités auditives et olfactives exceptionnelles qui les aident à s’orienter dans des situations de faible luminosité où la plupart des autres animaux seraient aveugles ou incapables de se déplacer. Les humains, en revanche, n’apprécient généralement pas les heures supplémentaires d’obscurité. L’attention accrue nécessaire pendant les longues périodes d’obscurité est susceptible de nous fatiguer et, éventuellement, de nous rendre mélancoliques, à cause des cellules de notre cerveau qui requièrent de la lumière. C’est pourquoi une lampe de luminothérapie ou un simulateur d’aube peuvent être conseillés en cas de baisse de moral. 

D’autres études sont nécessaires, mais l’amygdale semble également étroitement liée à la génération des symptômes de la dépression saisonnière. Heureusement, de nombreux progrès ont déjà été réalisés par ceux qui ont trouvé un soulagement à ce trouble grâce à la seule thérapie d’exposition à la lumière.

La perception normale

Les récepteurs photoélectriques situés à l’arrière de la rétine captent la lumière et la convertissent en impulsions cérébrales pour créer une image visuelle qui peut être perçue. Après avoir été traités par différents types de neurones, ceux-ci sont collectés par les cellules ganglionnaires, un ensemble de neurones dont les axones sortent de l’œil et se dirigent vers le thalamus, l’épine dorsale du réseau cérébral. Les signaux sont ensuite transmis au cortex, considéré comme le principal centre de la conscience visuelle du cerveau.

Des cellules avec des niveaux de lumière variables

Le système cérébral de surveillance des niveaux généraux de lumière commence dans l’œil, mais diverge ensuite des canaux visuels. En effet, ce système fait appel à un type de cellules complètement distinct pour détecter les niveaux de lumière. En réalité, une sorte de cellule ganglionnaire qui capte directement les photons et reçoit un apport minime des photorécepteurs est responsable de la détermination des niveaux de lumière.

Quant au hypothalamus, il joue un rôle clé dans la régulation du sommeil et de l’humeur. Lorsque le nombre d’heures d’ensoleillement diminue, l’hypothalamus réagit en coordonnant les changements apportés à divers systèmes neurochimiques, comme ceux qui interviennent dans la digestion ou le métabolisme.

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L’amygdale a été étudiée par imagerie cérébrale.

Une récente recherche en imagerie cérébrale apporte un éclairage sur le sujet. L’activité de l’amygdale a été étudiée par des chercheurs australiens. Ils apportent la preuve que la lumière calme cette région.

Bien qu’il ne s’agisse pas précisément du « centre des sentiments » du cerveau, le fonctionnement de l’amygdale est bien connu de nombreux individus en raison de son implication dans les réactions émotionnelles.

Il est intéressant de noter que cette région reçoit également des informations des cellules lumineuses de l’œil. Chez la souris, ces cellules envoient directement leurs informations à l’amygdale. En fait, il est difficile de savoir si ces liens directs existent chez l’homme. En revanche, certains chemins courts entre les cellules lumineuses et l’amygdale permettent d’obtenir ces informations.

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