Nous sommes toujours plus nombreux à profiter des vols à bas coûts et des offres de voyages pour assouvir notre soif d’exploration du monde… Si notre empreinte carbone en prend un sacré coup, le tourisme dit responsable, amène une toute autre réflexion sur l’art de voyager autrement afin de contrebalancer notre impact environnemental.

randonneur en sac à dos

Qu’est-ce qu’un voyageur éco-responsable ?

Un voyageur éco-responsable vise à explorer chacune de ses destinations, tout en préservant l’écosystème. Il cherche à favoriser l’économie des populations locales et à lutter contre la pollution, quel que soit son niveau. En somme, réduire au maximum son impact sur l’environnement. Alors comment transhumer de façon éthique ?

Choisissez de partir avec des agences certifiées

Vous n’avez pas l’âme d’un backpacker engagé et préférez le confort d’une prise en charge en agence ? Alors vérifiez qu’elle ait la certification tourisme responsable. Grâce à la campagne de l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), les Nations Unies visent une prise de conscience mondiale des consommateurs sur les enjeux du tourisme durable, en instaurant des changements positifs dans le secteur du tourisme.

Ainsi, de nombreuses certifications comme l’ATR ( Agir pour un Tourisme Responsable) et l’ATES (l’Association pour le Tourisme Équitable et Solidaire) voient le jour. Elles obligent de nombreux opérateurs, dit éco-responsables, à respecter des chartes aux critères éthiques rigoureux. Ces labels sont des gages de qualité délivrés aux agences qui, minutieusement auditées par l’AFNOR, doivent prouver leurs implications et engagements pour un tourisme solidaire. Voici la liste de ces agences certifiées. 

Les écogestes du voyageur responsable

En groupe ou en solo, nombreuses sont les manières de participer de façon éthique à vos vacances. Des gestes anodins aux actes volontaires, voici quelques exemples pour leur donner un véritable sens :

 Les habitudes intelligentes du quotidien

  • Consommer local peut paraître bête et pourtant… Découvrir les mets régionaux ou du pays visité permet, en plus de réduire l’impact sur l’environnement, de goûter aux plats à la saveur authentique, avec des produits frais, de saison et souvent issus des petits producteurs. Bannissez donc les restaurants issus d’hôtels souvent aseptisés et sans grande authenticité. De la même façon, achetez vos souvenirs dans une gargote du marché plutôt que dans un grand magasin de renom. Et si vous le pouvez, préférez les produits issus du commerce équitable.
brochettes asiatiques en street food
L’expérience de la nourriture locale : un régal
  • Utilisez les transports en commun autant que possible. Préférez le train, les bus et les métros plutôt que les taxis pour vous déplacer. Même si le temps passé dans les transports semble interminable selon les pays, dites-vous que les moments observés et vécus dans ce genre de transhumances locales promettent de véritables et authentiques souvenirs. Et l’avion me direz-vous ? S’il semble difficile de faire sans pour parcourir des milliers de km, voyager moins, mais plus longtemps reste une piste à suivre… 
  • Loger chez l’habitant : Airbnb, Booking et autres plateformes de logements en ligne listent des guesthouses ou maisons d’hôtes. À la différence des groupes hôteliers, privilégiez les particuliers prêts à vous accueillir. En plus d’une expérience, parfois exotique, vous favorisez l’échange et les rencontres avec les populations locales, toujours ravies de vous renseigner sur les bons plans du coin.

Des actions simples et évidentes à mettre en place

  • Boycotter certaines attractions touristiques : participer à des safaris pour voir des espèces menacées, monter sur le dos d’un éléphant maltraité ou se prendre en selfie aux côtés d’un tigre sous endorphine n’a rien d’éthique. Au contraire, cela met en danger l’animal et surtout, incite au tourisme malsain. Tout comme les excursions folkloriques, visant les locaux à s’accoutrer dans des tenues d’antan pour des mises en scène illusoires et ridicules.
  • Contribuer au nettoyage des plages : nul besoin d’attendre une opération spéciale pour ramasser les ordures trouvées sur le sable. Muni de votre sac-poubelle, vous serez surpris de constater le nombre de touristes et locaux qui emboîteront le pas. Un élan de civisme international qui redonne foi en l’être humain.
déchets sur la plage
Quand la mer te rend tout …

Tourisme responsable ou solidaire, faites votre choix.

Si de nombreuses appellations font référence à une nouvelle idéologie de voyage, elles se distinguent pourtant entre elles :

  • L’écovolontariat : à travers une mission bénévole, soutenez des actions de recherche et de protection de l’environnement sur le terrain, accompagnée d’un professionnel. Ce type d’aventure permet aux participants d’accéder à des lieux privilégiés et interdits aux touristes. Ainsi, étudiez la faune sauvage dans les parcs naturels d’Afrique ou recherchez les cétacés en voilier avec un océanologue. Le site Les voyages de cybelle-planete propose ce type d’aventure.
  • L’écotourisme : voyagez dans les structures au cœur de la nature en contribuant à la protection de l’environnement et aux populations locales. Ces logements participent ainsi au recyclage, à l’économie d’eau ou d’électricité et autres installations écologiques et économiques. En voici quelques-unes.
  • Tourisme durable et responsable: ce principe met l’Homme et les rencontres au cœur du voyage. Dans un concept de développement durable, il équilibre le développement économique, le bien-être social et la préservation des ressources naturelles. Il peut cependant inclure le tourisme de masse. En voici une liste.
Pêle-mêle d'autochones du monde
Enrichissez-vous de vraies rencontres
  • Projet équitable ou solidaire : est un projet communautaire géré par le village et non une agence privée. Ainsi, les bénéfices vont directement aux populations locales. Comme le propose Terres d’Aventure

Afin de lutter contre la fragilisation des sites, de l’apport toujours plus conséquent d’eau et d’électricité dans des régions du monde qui n’ont pas les moyens de gérer le surplus de déchets, opter pour un tourisme plus éthique paraît être une excellente alternative. Toutefois, la simple prise de conscience de l’impact de nos actes, dans le développement positif comme destructeur des localités, ne remet-elle pas en question le comportement même du voyageur ? Concerné(e) par les gestes responsables ? Lisez celui sur la mode responsable.

Cindy Cauchy

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