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Qu’est-ce qu’un monde sans viande ?

Qu'est-ce qu'un monde sans viande ?

Qu’on se le dise : la viande est le fléau de notre société. Nous serons 9 milliards d’habitants en 2050, un régime végétarien est indispensable pour survivre. Le scandale des lasagnes au cheval en a fait réfléchir plus d’un. Le confinement aussi. Alors, ça ressemble à quoi, de vivre dans un monde sans viande ?

Nous étions loin d’imaginer ce qu’il se passerait en l’an 2120. Cent ans après la pandémie de coronavirus qui a fait des milliers de morts à travers le monde, notre société a subi un véritable électrochoc. À l’annonce du déconfinement, les Français ne se sont pas rués dans les magasins, ni dans les restaurants. Au contraire. Toutes ces semaines confinées en ont fait réfléchir plus d’un. Notre mode de consommation a bouleversé toutes les générations à venir.

Vous allez me dire, mais quel est le lien entre le coronavirus et la viande ? Ce n’est pas le coronavirus qui a supprimé la viande de notre régime alimentaire. C’est plus large que cela. Il a fallu qu’un événement grave remette en question toute notre chaîne alimentaire. N’importe quelle autre situation aussi catastrophique nous aurait fait réagir. C’est un peu tard certes, mais mieux vaut tard que jamais.

Retour aux sources

Plus de supermarchés

Aujourd’hui, en 2120, les supermarchés n’existent plus. Les jeunes disent « c’est l’ancêtre du jardin ça ! » Drôle de réponse. Comme ces jeunes en 2020 qui associaient le minitel à l’ancêtre du smartphone. Au XXIIème siècle, les téléphones sont toujours d’actualité. Les jardins aussi. Depuis les événements du siècle dernier, chacun a transformé en profondeur son mode de consommation. Étant cloîtré chez soi, il était difficile voire quasi impossible de se réapprovisionner. Les prix de la viande ont flambé. Les abattoirs fermés et les exportations interrompues, le kilogramme de bœuf est devenu plus cher qu’un kilogramme de caviar. Alors, on a fait venir le supermarché chez soi. Et on s’est rendu compte que tout ce qui vient de sa propre terre, c’est meilleur pour la santé.

En 2120, le mot « viande » n’existe plus. Le terme a été rayé du dictionnaire. Il appartient au lexique des langues mortes, comme le latin ou le grec. Dans une conversation aujourd’hui, lorsque le sujet est à la viande, les visages se crispent. Trop de mauvais souvenirs refont surface à son évocation. La viande a été remplacée par les fruits, les légumes, les graines, sans toutefois se priver de protéines animales. Les œufs, ce ne sont pas des cuisses de poulet.

Cultiver son jardin

En France, selon les chiffres récents de l’Insee au troisième trimestre 2119, la totalité des ménages cultivent le contenu de leurs assiettes depuis chez eux. Même pour les plus pessimistes d’entre eux, la rupture fut logique. « Il faut préserver notre espèce, ainsi que toutes les espèces animales » s’était exprimé Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avant son décès en 2060. Depuis sa disparition, sa petite fille occupe dorénavant son poste. « Je n’ai jamais mangé de viande, cela n’existe pas pour moi. Mais d’après les témoignages de mon grand-père, je ne comprends pas pourquoi la consommation viande n’a pas été interdite depuis des siècles. Heureusement que ce temps est révolu aujourd’hui, en partie grâce à mon grand-père », s’était-elle exprimée lors d’une conférence de presse de l’OMS le 22 avril 2120, le Jour de la Terre.

Des conséquences bénéfiques

Alors oui, on rigolait bien au XXIème siècle lorsque sont apparus les régimes dits pesco-végétarien, lacto-ovo-végétarien, ou encore flexitarien. Mais aujourd’hui, certains sont la raison de notre survie. Selon une étude menée par un groupe renommé de scientifiques français, la suppression de la viande de notre régime alimentaire aurait divisé le nombre de cancers par 4 en France. Première conséquence majeure et surtout positive de ne plus consommer de chair animale. Grâce à notre changement de régime, les hôpitaux disposent d’une importante capacité de lits et peuvent accueillir tout type de malades. Chaque patient reçoit les soins nécessaires et le personnel hospitalier passe plus de temps avec chacun d’entre eux. On est bien loin de la crise des hôpitaux  du siècle dernier.

Au delà de l’aspect sanitaire, notre écosystème s’est lui aussi transformé. L’air est devenu aussi pur à Paris que dans les campagnes. À une échelle réduite, Paris serait-elle devenue le poumon de la France, comme l’Amazonie est le poumon de la Terre ? L’élevage participait intensivement au réchauffement climatique. Il faut savoir que 15 500 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilogramme de viande. Et là, on a toutes les raisons pour supprimer la viande de notre régime alimentaire.

Fini le transport d’animaux jusqu’à l’abattoir. Terminés les trajets en voiture pour manger une entrecôte au restaurant. Les Français souhaitent préserver la qualité de l’air coûte que coûte. La voiture est devenue inutile. De toute façon, les supermarchés ont été rasés, et leurs emplacements goudronnés ont fait place à des hectares de champs. Le marché se fait chez nous et entre voisins. Un renouveau du lien social, très fragilisé lors du confinement du siècle dernier.

La viande, cet aliment facilement remplaçable

Que mange t-on en 2120 ? Ce qui est sûr, c’est que l’on ne se prive pas, même sans boeuf bourguignon. La viande était connue pour ses protéines, son fer et sa vitamine B. Dorénavant, on mange des protéines dans les yaourts, les œufs, les céréales. Pas si dégoûtant que ça, ce changement de régime. Par ailleurs, mettre les protéines au cœur de notre assiette est exagéré. Elles ne doivent représenter que 15 % de notre alimentation.

Pour compléter ce régime sans viande, des aliments incontournables : les fruits et les légumes. Comme c’est difficile de manger des aliments de saison ! Des fraises et framboises au printemps, de la bonne vitamine C pour éviter les carences. Des carottes et des oranges en automne, de bons marrons chauds en hiver… On ne va pas faire les difficiles. De plus, le must-have de cet été, c’est d’avoir un cerisier chez soi. Le petit plus : le beurre de cacahuètes. Calorique mais si bon ! Saviez-vous qu’il n’a pas pour unique vertu de nous engraisser ? Riche en potassium et en magnésium, c’est également une importante source de fibre.

Et vous, pourriez-vous vivre dans un monde sans viande ? Pensez-vous que la suppression de la viande de notre régime alimentaire est la seule solution aux problèmes actuels ?

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