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Quand les peintres rêvaient du Finistère

Arrêtons-nous dans la petite commune bretonne de Pont-Aven, située le long de la Cote du Finistère. A cette période de l’année, les températures sont douces, la ville est vivante, les commerces dynamiques, les ponts sont décorés de fleurs rouges, bleus et jaunes.
Un cadre charmant, celui de la ville, bordée par la rivière Aven et l’Océan Atlantique.
Pensez à présent que cent-trente ans plus tôt, en marchant dans la charmante petite ville du Finistère, vous auriez pu croiser un grand bonhomme au regard sombre, moustache noire hirsute, traversant un chemin, son châssis de peinture sous le bras… Et pensez que si vous aviez demandé à un passant, “Qui est cet homme là-bas ?” il aurait pu vous avoir répondu “ Un certain Paul Gauguin, ici pour l’été”. C’est bien vrai. Pont-Aven, en 1888, c’est le rendez-vous d’une avant-garde de jeunes peintres (Emile Bernard, Henri Lebasque, Gustave Loiseau…) poussés par l’irrépressible envie d’explorer de nouvelles pistes, d’aviner leurs œuvres de nouvelles inspirations et d’exploiter de nouveaux sujets. Les moulins à vent deviennent alors parfois l’objet central d’une oeuvre, comme la célèbre toile de Gauguin, Le Moulin David à Pont-Aven (1894). La qualité de vie et la simplicité du lieu attirent les peintres sans grande ressources financières, à la recherche de paysages variés, créant bientôt un des plus grands foyers artistiques francais.

 

Solitude de Paul Sérusier, 1891, huile sur toile, 75 x 60 cm, Musée des Beaux-Arts de Rennes, France.

Alors qu’est ce que c’est, la peinture de Pont-Aven ?
C’est des couleurs, du champêtre, du bucolique. C’est les scènes de genre, les variations de lumières, les teintes bleutées. L’école de Pont-Aven, c’est le Cloisonnisme, le Synthétisme de Gauguin, les essais Post-impressionnistes de Maxime Maufra. C’est la mer mouvementée, la mer calme, les couchés de soleil et les après-midis ensoleillés. Pont- Aven c’est la belle Angèle de la pension Gloanec, les chapeaux bretons, la pèche et les moissons. Le cadre rêvé, tant pour ses paysages que pour sa tranquillité, qui n’inspirera pas moins de trois vagues successives de peintres, de 1830 à la Belle-Epoque.

Si vous êtes en visite en Bretagne, à l’occasion, arrêtez-vous donc du coté de Pont-Aven et de ses moulins à vent. Visitez l’Ecole de peinture et l’ancienne auberge des artistes.
Qui sait qui vous pourriez croiser, traversant un chemin ?

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