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Pourquoi la candidature de Zineb El Rhazaoui pour le Prix Nobel de la Paix fait débat ?

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Pourquoi la candidature de Zineb El Rhazaoui pour le Prix Nobel de la Paix fait débat ?

Le nom de Zineb El Rhazaoui a été proposé pour décrocher le Prix Nobel de la Paix selon Reuters. Une nomination qui a suscité de vives réactions tant sa sortie incitant les policiers à « tirer à balles réelles » dans les banlieues le 5 novembre 2019 avait choqué certains téléspectateurs français. Pendant que certains ont déploré ce choix, d’autres ont félicité l’écrivaine journaliste, combattante pour la laïcité.

« Particulièrement heureux et fier de voir la grande Républicaine qu’est mon amie Zineb El Rhazaoui nominée au Prix Nobel de la Paix. Son courage et son combat contre l’islamisme et les obscurantismes en général sont exemplaires », a tweeté Jean-Baptiste Moreau à l’annonce de sa nomination. Le député LREM (La République en Marche) a ainsi rappelé quels sont les sujets qui animent Zineb El Rhazaoui chaque jour : l’islam. Et plus particulièrement la laïcité.

La militante à la double nationalité franco-marocaine s’est engagée très tôt à lutter contre la présence de l’Islam dans les régimes politiques. En 2009, âgée de 27 ans, la jeune femme a lancé un mouvement sur Facebook visant à organiser des pique-niques au Maroc… en plein ramadan. Une action passible de prison. Puis, la journaliste s’est engagée en France, auprès de Charlie Hebdo, journal satirique, en 2013. Elle y a publié La Vie de Mahomet, illustré par Charb. Ce même collègue, décédera lors des attentats du 7 janvier 2015 revendiqués par l’État Islamique.

Nommée au Prix Nobel de la Paix au nom de la liberté d’information

Ce massacre, perpétré en raison des caricatures du prophète, ont mis en lumière le débat sur la liberté d’expression. Débat cher à Zineb El Rhazaoui lorsqu’il est lié à l’Islam. « Connaissez-vous un seul endroit dans le monde où l’on puisse critiquer la religion islamique sans rien risquer. Ici on vous taxe d’Islamophobie », avait-elle déclaré sur le plateau de Salut les Terriens en janvier 2019. La candidate en lice pour le prix figure d’ailleurs sur la longue liste de la thématique pour la liberté d’information.

Mais, la « femme la plus protégée de France », depuis 2009, ne fait pas l’unanimité. Entre combat pour la laïcité et combat contre l’Islam, l’intention est différente.

Des dérapages pas si pacifiques…

Certains propos de la lauréate du prix Simone Veil de 2019 ont fait polémique. « Mort à l’islam et à tous les dieux, mort aux religions qui nous emmerdent et mort aux cons comme disait #Cabu », avait-t-elle tweeté en mars 2020.

Un tweet survenu quatre mois après ses fameuses paroles sur les banlieues. La police devrait y « tirer à balles réelles », s’était-elle permis de dire. Dans ce type d’intervention, quel est le message de Paix, se demandent certains.

De surcroît, l’écrivaine s’est déjà permis de comparer l’islam à l’occupant nazi. Elle avait alors identifié Jean-Michel Aphatie à un collaborateur, après que ce dernier ait proposé d’intégrer l’islam à la République. Ses propos, parfois très liés au champ lexical de la guerre, interrogent quant à sa place dans la liste pour le Prix Nobel de la Paix. D’autant plus qu’y figurent des mouvements unificateurs tels que Black Lives Matter.

Prix Nobel de la Paix, d’autres candidats interpellent

Dans la catégorie des candidats contestés se trouve aussi Donald Trump. Trois semaines après l’invasion meurtrière du capitole par ses partisans, l’ex-président des États-Unis semblerait être un symbole de Paix pour certains.

À côté de cela, le fondateur controversé de WikiLeaks Julian Assange est lui aussi proposé. Le trio d’opposantes biélorusses mené par Svetlana Tikhanovskaïa, ainsi que des organisations œuvrant pour la vaccination (Cepi et Gavi), ou encore le réseau international de « fact-checkers » se trouveraient aussi parmi les candidats.

Le titre du Prix Nobel de la Paix 2021 sera attribué début octobre. L’an dernier, le Programme alimentaire mondial (PAM) était sorti lauréat.

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