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Obligation de 20% de surface de vente en vrac dans les supermarchés d’ici 2030

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Obligation de 20% de surfaces de vente en vrac dans les supermarchés

Le premier grand titre du projet de loi Climat et Résilience « Consommer » a été voté le vendredi 2 avril dernier. Larticle 11 de ce texte a comme objectif d’accélérer le développement de la vente en vrac. À ce titre, les commerces de plus de 400m² de vente se verront obligés de dédier 20 % de leur surface au vrac d’ici 2030.

L’obligation de consacrer 20% de la surface de vente en vrac semble être une mesure attendue par de nombreux Français, avides de consommation responsable et de solutions anti-gaspillage. L’augmentation de la vente en vrac est redoutée par la grande distribution. Cependant, le vrac n’est-il pas déjà bien implanté dans de nombreux supermarchés ?

Réglementation de la vente en vrac

Initialement, la Convention Citoyenne pour le climat proposait de développer les surfaces de vente en vrac de 50% dans les magasins dès 2030. L’objectif de limiter le suremballage et l’utilisation des sacs plastiques reste inchangé, mais il ne s’agit plus que d’un cinquième de la surface de vente qui devra être consacrée au vrac. Les commerces ont jusqu’à la fin de la décennie pour adapter 20% de leur surface à la vente en vrac. Une progression qui vise à réduire les déchets plastiques et bousculer nos habitudes de consommation.

À lire également : comment apprendre à réduire ses déchets au quotidien !

Le vrac est à la mode chez les Français

Le vrac est-il un effet de mode ou un mode de consommation durable ? Nous pouvons nous poser la question, surtout dans le contexte sanitaire actuel. Toutefois, le vrac a déjà séduit de nombreux Français. En 2020, le marché du vrac en France avait généré 1,3 milliard d’euros. Les confinements ont atténué cet essor, mais il ne s’agit là que d’une parenthèse de ce mode de consommation écologique.

Réseau Vrac annonçait que l’engouement des Français était toujours d’actualité. En effet, 85% de ces consom’acteurs souhaitaient accéder à nouveau à la vente en vrac à la sortie du premier confinement. Pour eux, le vrac, c’est consommer sainement en luttant contre le gaspillage alimentaire, les emballages.

Cette tendance durable, à laquelle l’article onze veut nous inciter, est d’ores et déjà bien ancrée chez certains Français soucieux de l’environnement. D’un autre côté, comment la grande distribution va-t-elle organiser la vente en vrac ? D’après le ministère de la Transition écologique, le vrac représenterait entre 1 et 3% des produits vendus dans les commerces de plus de 400m² en France. S’agit-il d’un défi complexe ou d’une simple évolution de la surface de vente ?

Des contraintes infranchissables ?

La vente en vrac a le vent en poupe. Selon Réseau Vrac et Nielsen, les estimations du marché du vrac pour l’horizon 2022 sont de 3,2 milliards d’euros. Bien que ce secteur semble attractif pour la grande distribution, c’est d’abord la crainte de mettre en place un tel quota qui les a fait réagir. Implantation et entretien des rayons, formation de la main d’œuvre allouée au vrac… Toute cette organisation a un coût. Autant de données qui ont laissé penser aux distributeurs que le défi était de taille.

Même si la pratique de la vente en vrac n’est pas répandue dans tous les supermarchés, elle n’est plus marginale dans les rayons des grandes et moyennes surfaces. Le vrac s’est démocratisé dans certaines enseignes comme Carrefour ou Intermarché. Des commerces déjà bien organisés, sans réagencement de la surface de vente.

Pour le Code de la consommation, la vente en vrac se définit comme « la vente au consommateur de produits présentés sans emballage, en quantité choisie par le consommateur, dans des contenants réemployables ou réutilisables ». Si l’on s’en tient à cette définition du vrac, l’objectif est réalisable. Prenez en compte les fruits et légumes, les produits servis en vente traditionnelle et les légumineuses voire même pour certains magasins le vin, la lessive et les produits ménagers. La surface de vente en vrac de 20% est atteinte plus aisément grâce aux nombreux rayons déjà existants. À l’inverse, l’évolution sera nettement plus fastidieuse pour les commerces ne disposant pas de ce rayon.

Le consommateur recherche la diversité, sera-t-il satisfait des choix supplémentaires en vrac dans les supermarchés ou souhaitera-t-il seulement des marques ? Êtes-vous des adeptes du vrac ? Dites-nous dans les commentaires : quelles marques aimeriez-vous retrouver dans les grandes surfaces ?

La publication a un commentaire

  1. Jérôme

    Article intéressant qui fait le point sur une pratique dont on ne peut constater qu’elle est en pleine expansion !

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