Maroc : des législateurs proposent de légaliser le congé menstruel !

Maroc

Cette semaine, un groupe parlementaire marocain a proposé de garantir un congé menstruel aux femmes fonctionnaires. Si le texte est adopté, le Maroc sera le premier pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) à légaliser un texte de ce genre.

Il s’agit du groupe parlementaire de la Justice Sociale qui a appelé à permettre aux femmes fonctionnaires, de prendre deux jours de congé menstruel par mois sans avoir à présenter de certificat médical. Le parti a présenté un projet de loi concernant l’amendement de l’article 15 du Dahir n° 1-58-008 portant sur le statut général de la fonction publique.

Le texte a été initié et rédigé par les députés Moustafa Al-Dahmani, Saïd Shaker et Moustafa Bin Faqih. Ces trois législateurs ont déclaré que les problèmes de santé auxquels «les femmes sont confrontées pendant la menstruation sont des obstacles à l’égalité professionnelle et à l’avancée du statut des femmes dans l’administration.» Auparavant, les trois législateurs marocains étaient membres du Parti Islamiste pour la Justice et le Développement (PJD). Suite à des désaccords, ils ont créent leur propre parti qui s’intitule à présent Justice Sociale.

Les chances de voir ce texte adopté restent tout de même minimes. Le débat autour des congés menstruels au Maroc est presque inexistant, car les femmes marocaines se battent toujours pour l’égalité en matière d’héritage et de meilleurs droits de garde. En revanche, si le projet de loi vient à être adopté, il s’agira d’une avancée considérable. En effet, le Maroc pourrait devenir le premier pays arabe et d’Afrique du Nord à légaliser un congé menstruel.

Jusqu’à présent, seuls le Japon , Taïwan, l’Indonésie, la Corée du Sud et la Zambie proposent un congé menstruel aux femmes. En mai, l’Espagne a également fait savoir sa volonté d’autoriser un congé menstruel. Le gouvernement espagnol a récemment donné son feu vert pour accorder un congé menstruel aux Espagnoles. Si le texte est approuvé par le parlement, ce sera une première en Europe.

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