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« On ne naît pas femme, on le devient », l’héritage féministe de Simone de Beauvoir

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L'héritage féministe de Simone de Beauvoir

Le 14 avril 1986, il y a 35 ans, Simone de Beauvoir disparaissant laissant en héritage un essai en deux tomes, Le Deuxième sexe, précurseur du mouvement de libération des femmes.

 « On ne naît pas femme, on le devient » écrivait Simone de Beauvoir dans son essai Le Deuxième sexe, en 1949. En deux tomes (Les faits et les Mythes et L’expérience vécue), l’auteure a mis en lumière les règles et les pratiques aliénantes qui ont construit le rôle des femmes dans la société. Ainsi cette oeuvre propose une réflexion sur l’infériorisation de la femme et ses causes présentées comme non naturelles. Simone de Beauvoir disparait le 14 avril 1986, laissant un héritage féministe à la France et au monde.

Quant à cette célèbre citation, elle a résumé toute une pensée, comme l’avait expliqué la philosophe à Jean-Louis Servan-Schreiber dans le cadre de l’émission « Questionnaire » du 6 avril 1975. « Être femme, ce n’est pas une donnée naturelle, c’est le résultat d’une histoire ».

« Il n’y a pas de destin biologique »

« Il n’y a pas un destin biologique, psychologique, qui définisse la femme en tant que telle » avait expliqué Simone de Beauvoir. « C’est une histoire qui l’a faite. D’abord l’histoire de la civilisation, qui aboutit à son statut actuel, et d’autre part, pour chaque femme particulière, c’est l’histoire de sa vie, en particulier c’est l’histoire de son enfance, qui la détermine comme femme (…) » avait poursuit l’agrégée de philosophie.

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Au travers de références littéraires, sociologiques, biologiques, médicales et historiques Simone de Beauvoir a éclairé l’humanité sur la condition de la femme. L’écrivaine existentialiste a par ailleurs reçu le soutien de célèbres spécialistes dont l’anthropologue Claude Lévi-Strauss. Ce dernier avait confirmé que d’un point de vue de l’anthropologie, l’oeuvre était totalement acceptable. Un soutien important dans une époque où l’ouvrage suscitait de vifs débats. Par exemple, François Mauriac s’était quant à lui rangé du côté des détracteurs.

Traduit dans de nombreuses langues, Le Deuxième sexe s’est finalement vendu à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde entier. Un succès révélateur d’un sexisme construit et propagé à échelle mondiale. Simone de Beauvoir laisse derrière elle un héritage féministe.

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