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L’évolution des normes de beauté à travers l’Histoire

L’évolution des normes de beauté à travers l'Histoire

Initialement, les critères de beauté de la femme vis-à-vis de l’homme ont toujours été plus stricts et importants. En cause : son statut social. Jusque très récemment, la beauté apparaît comme l’unique atout de la femme. Il ne lui était pas possible d’aller voter, travailler, et être totalement émancipée de la figure masculine. Voici l’évolution des critères de beauté, de la Préhistoire au XXème siècle.

Ce dossier s’articulera autour de trois articles. Voici le premier. Le lien de l’article suivant se situe à la fin de celui-ci.

La Préhistoire

Au début de l’humanité, à l’époque de la Préhistoire, les critères de beauté sont synonymes de fécondité, c’est-à-dire la beauté comme synonyme de survie

L’évolution des normes de beauté de la Préhistoire au XXè siècle
Vénus de Willendorf, Musée d’histoire naturelle de Vienne, découverte en 1908

Ces statuettes, découvertes en Autriche, sont la première représentation de la femme. On observe que les seins, le ventre, les fesses et les cuisses sont très apparentes. Les traits du visage apparaissent effacés, ainsi que les mains, les pieds, les membres supérieurs. Certaines de ces statues ont été trouvées dans un contexte rituel. Beauté et survie sont associées dans les premières représentations de l’idéal féminin.

L’Antiquité

La période de l’Antiquité est assez proche des critères de beauté que nous connaissons aujourd’hui. La reine Ahmès-Néfertary pour ne citer qu’elle, faisait l’objet d’un culte de la personnalité. Les statues la représentent comme élancée, mince et musclée. Ses jambes sont longues, ses fesses rebondies, ses seins petits et sa taille large. Ce dernier élément n’est cependant pas un critère de beauté actuelle. L’éternelle jeunesse caractérise également la beauté féminine.

L’évolution des normes de beauté de la Préhistoire au XXè siècle
Ahmès-Néfertary est représentée avec les mêmes attributs qu’une déesse

Le Moyen Âge

À l’époque du Moyen-Âge, les standards de beauté obéissent aux règles du christianisme. Il y aurait une création divine dans chaque représentation de la beauté. De ce fait, l’Eglise proscrit le maquillage, sous prétexte qu’il travestit les créatures de Dieu. Le teint doit être très pâle, comme la Vierge Marie, synonyme de pureté. La jeunesse est encore une fois source de beauté, mais aussi la blondeur des cheveux. Les seins de la femme sont petits, ses épaules sont larges. Elle doit avoir une taille très fine ainsi que des hanches étroites. 

La Renaissance désigne le retour de la féminité. La beauté se définit à travers l’humilité, la modestie ou la chasteté. Mais également à travers le physique. Des règles sont établies sur la proportion de chaque partie du corps. Cette époque peut s’illustrer par la peinture de Sandro Botticelli, La Naissance de Vénus.

L’évolution des normes de beauté de la Préhistoire au XXè siècle
La Naissance de Vénus (1884-1885) représente le corps féminin « idéalement proportionné »

La période classique

La période classique (XVIIème siècle) rentre en confrontation avec la période précédente. La beauté est un étendard de nuance, si bien que le naturel est domestiqué. La taille est toujours très fine certes, mais la poitrine doit être rendue imposante à l’aide des corsets. Les bras sont potelés. Les femmes se maquillent à la différence des femmes du Moyen-Âge. Le rouge est à l’honneur, il est symbole de sensualité et d’amour.

Les XVIIIème et XIXème siècles

Au XVIIIème et XIXème siècle, c’est la réapparition du naturel dans la beauté féminine. Le siècle des Lumières veut rompre avec les excès du siècle précédent. On n’abandonne pas le maquillage, mais on le dose. Les coiffures adoptent un style décoiffé. La femme n’est plus coincée dans des vêtements serrés, mais s’émancipe dans un cadre naturel. La reine Marie-Antoinette est l’exemple parfait de cet état d’esprit.

L’évolution des normes de beauté de la Préhistoire au XXè siècle
Portrait de Marie-Antoinette à la rose, Élisabeth Vigée Le Brun, 1783

La chevelure est au centre des standards de beauté du XIXème siècle. Pas de beauté sans chevelure. Elle doit être abondante, lourde, relevée. Le nu fait également son apparition, les femmes se montrent davantage si bien que les courbes se galbent. Les grands miroirs deviennent un accessoire indispensable dans les foyers, où l’on se contemple de pied. Il semble inconcevable dorénavant de vivre dans un corps qu’on ne voit pas.

L’évolution des normes de beauté de la Préhistoire au XXè siècle
La Grande Odalisque de Jean Auguste Dominique Ingres, 1814

Le XXème siècle

Les codes sont bouleversés une nouvelle fois au XXème siècle, et particulièrement après la Seconde Guerre mondiale. La minceur est mal perçue. À Hollywood, on confectionne un nouvel idéal féminin. Il s’agit de la blonde sensuelle à la poitrine généreuse et aux lèvres pulpeuses. Marilyn Monroe incarne cet idéal de beauté. 

De plus en plus de pinups font leur apparition au cinéma ou dans les publicités. Ces femmes sensuelles et maternelles rassurent. Elles incarnent abondance et bonne santé. Le teint pâle n’est plus d’actualité. On préfère le teint hâlé, toujours dans cette perspective de bonne santé et de vie sportive. Le bikini et la mini jupe apparaissent et révolutionnent le monde de la mode. À travers ces vêtements, l’idéal féminin se veut à la portée de tous.

Le prochain article se consacrera aux critères de beauté de nos jours.

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