fbpx

Les tenniswomen sont les sportives les mieux payées

Les tenniwomen sont les sportives les mieux payées
Serena Williams, la sportive la plus riche du monde en 2019.

Pour gagner des millions, mieux vaut avoir une raquette et une balle jaune à la main. En effet, les tenniswomen peuvent rafler des montants astronomiques dans les tournois sur une année. La cheffe de file de ce phénomène se nomme Serena Williams : la joueuse qui marqué l’histoire de la discipline. Par ailleurs, cela peut paraître étonnant au regard des autres sports populaires. Explications de cette pratique sportive qui met également en avant l’égalité des salaires.

En général, les sportives ne gagnent pas assez

Le football féminin est au second plan

Quand on parle de revenu ou de salaire en sport, les yeux sont logiquement tournés vers le football. Mondialement populaire, la discipline devrait rapporter beaucoup d’argent aux joueuses. Pourtant, les footballeuses sont très loin des salaires de leurs homologues masculins. Ce constat s’explique par le manque de visibilité mais surtout l’amateurisme qui y règne. Effectivement, les joueuses souffrent de l’absence de professionnalisation qui ne permet pas de gagner correctement leur vie sur le terrain. Par exemple, au sein du championnat de France (D1 Arkema), seuls l’Olympique Lyonnais, le PSG et Montpellier ont le statut professionnel à proprement parler. À l’exception des États-Unis avec sa ligue professionnelle (NWSL) où toutes les joueuses perçoivent un salaire, le football ne dispose pas d’un modèle très lucratif. De surcroît, il y a d’autres sports collectifs qui sont dans le même cas de figure chez les femmes. 

Les sports collectifs atteignent le plafond de verre

Au haut niveau, les sports collectifs pâtissent de salaires très inférieurs malgré le cadre professionnel. Le rugby dispose d’un statut amateur obligeant les joueuses à travailler à côté pour vivre décemment. Au basket, le salaire moyen avoisine les 3700 euros pour les joueuses présentes au sein de la ligue française. En 2013, Céline Dumerc, ancienne grande joueuse de l’équipe de France touchait par mois 7500 euros. Ce salaire, le plus élevé à l’époque, ne rivalise pas aujourd’hui aux côtés des rémunérations très onéreuses en WNBA. Concernant les volleyeuses et handballeuses françaises, c’est le même combat : elles enregistrent respectivement une moyenne de 1500 euros (Voir l’infographie sur le salaire moyen en sports collectifs) et de 3000 euros mensuels brut (Source : Média Guide LFH 2019-2020, p.17). Néanmoins, les stars mondiales peuvent remplir leur compte en banque à l’image des gains de Zhu Ting et de Katerina Gamova (dépassant ceux des volleyeurs). À à l’exception de quelques sportives, la majorité a du mal à trouver leur bonheur financièrement dans les disciplines collectives. Individuellement, une sportive peut obtenir un beau salaire grâce à ses bons résultats à condition qu’elle pratique du tennis. Il est vrai que la valeur sûre en rémunération se trouve sur les courts de tennis. 

Le tennis, un autre monde

Non seulement le tennis est un sport rémunérateur mais le classement des sportives les mieux payées du monde recense clairement ce phénomène. Les tenniswomen mènent aux points avec des chiffres qui atteignent les dizaines de millions d’euros. Selon Forbes, au classement des sportives les mieux payées du monde en 2019, elles sont très nombreuses aux premières places. Sur 15 sportives citées, il y a uniquement trois qui ne font pas du tennis : Alex Morgan (12e, football), Pusarla Venkata Sindhu (13e, badminton), Ariya Jutanugarn (15e, golf). C’est Serena Williams qui remporte ce Top 15 en enregistrant un revenu de 29 millions d’euros comprenant les prize-money et les partenariats. Très bankable, l’Étasunienne amasse des profits colossaux par notamment sa présence dans les tournois huppés malgré une saison mitigée. À la deuxième place, on trouve la jeune Naomi Osaka suivi d’Angelique Kerber, Simona Halep ou encore Sloane Stephens. La longue domination du tennis ne souffre d’aucune contestation au regard de la manne financière générée chaque année. Par ailleurs, Il y a plusieurs raisons qui justifient l’hégémonie des tenniswomen dans ce domaine. 

Pourquoi le tennis est-il le sport féminin le plus rémunéré ?

Les tenniwomen sont les sportives les mieux payées
Le tennis féminin est la pratique la plus médiatisée

Une forte présence à la télévision

La première explication réside dans la médiatisation du tennis féminin. Cette grande visibilité est due aux nombreuses chaînes sportives qui se bataillent et payent cher pour les droits de diffusion. En France, on peut retrouver les quatre tournois du Grand Chelem en retransmission sur notamment beIN Sports, Eurosport et le groupe France Télévisions. D’après un passage d’un article sur Women Sports, le tennis peut se visionner en direct de manière quotidienne durant une année : 67 tournois étalés sur 43 semaines. Au regard des autres sports féminins comme le football ou le basket, le tennis est omniprésente à la télévision. Ainsi, la médiatisation est en lien avec le montant des gains en tournoi pour attirer les meilleures joueuses du circuit mondial. 

Des gains en tournoi très onéreux

Aujourd’hui, gagner un tournoi du Grand Chelem est une valeur ajoutée au revenu d’une joueuse de tennis en simple. Effectivement, la dotation d’un tournoi majeur atteint des sommes impressionnantes. À l’US Open, la gagnante peut remporter un prize-money chiffré à 3,46 millions sur les 57,2 distribués entre les joueuses et joueurs. À titre de comparaison, Wimbledon offre un gain de 2,6 millions contre 2,5 à l’Open d’Australie. Enfin, Rolland Garros affiche une dotation de 2,3 millions pour le vainqueur. Donc, un parcours sans faute dans un tournoi prestigieux rapporte un gros pactole qui est similaire à celui d’un homme. À noter que les femmes et les hommes peuvent toucher un montant égal lors d’une victoire en tournoi. Cette parité salariale s’est instaurée grâce à l’engagement de Billie Jane King

Égalité salariale entre les sexes

La « bataille des sexes » gagnée par Billie Jane King

Si les femmes gagnent autant que les hommes, c’est grâce à une personne qui a été au centre de la « bataille des sexes » dans les années 70. Certes Billie Jane King possède une carrière en or mais elle doit sa renommée à ses engagements sociaux. Pendant des années, la Californienne, fervente activiste féministe, a contribué à la défense des droits des LGBT, des femmes et surtout du sport féminin. Billie Jane King a été prépondérante à la parité salariale entre les hommes et les femmes. Pour mettre en valeur sa cause, l’ancienne joueuse a dû faire une partie de tennis en 1973 contre un homme : Bobby Riggs. Dans cette bataille des sexes, elle remporte son match d’exhibition contre son opposant (6-4, 6-3, 6-3) devant 90 millions de téléspectateurs à travers le monde

La carrière de Billie Jane King vue par Brut. (Source Youtube)

Le système égalitaire des prize-money en tournoi

À l’issue de cet événement marquant du sport, les choses ont drastiquement changé en faveur des femmes. De cette victoire naît le Women’s Tennis Association (WTA) en juin 1973 fondée par la gagnante de cette bataille des sexes. Ensuite, les organisateurs de l’US Open ont mis en place, cette même année, un prize-money identique pour les femmes et les hommes. C’est le premier tournoi à établir un système égalitaire. Néanmoins, il faut quand même attendre les débuts des années 2020 pour que tous les tournois du Grand Chelem se mettent au diapason. Aujourd’hui, les joueuses jouissent à merveille de cette situation grâce aux actions de Bille Jane King. Hormis, les gains gagnés en tournoi, les joueuses peuvent avoir plusieurs revenus grâce aux partenariats avec les marques

L’aspect lucratif du sponsoring

Le business du tennis

L’argent en tournoi n’est pas le seul revenu pour une joueuse professionnelle. Par ailleurs, les revenus des tenniswomen comportent une grande partie consacrée aux rémunérations des sponsors et des contrats publicitaires. Le marketing sportif possède une place prépondérante dans le business du tennis. Sur le terrain ou en dehors, l’image de la sportive est devenue un produit qui se vend et s’achète. Certaines s’associent avec des marques pour des intérêts financiers qui avantagent les deux parties. Principalement pour les joueuses de grande valeur, le sponsoring rapporte beaucoup de sous à l’image du montant gagné par l’ancienne n°1 mondiale en 2019. 

Les plus fortes profitent des partenariats

Serena Williams a engrangé de nombreux bénéfices de la part de ses sponsors : Pampers, Axa Financial et General Mills. De même, ces rémunérations surclassent largement celles des prize-money de plusieurs millions d’euros. Sur les 29,2 millions d’euros empochés par Williams, 25 sont dus aux partenaires publicitaires. Le constat est le même pour la Russe Maria Sharapova. La récente retraitée a clairement délaissé sa longue carrière sportive pour le côté business : 7 millions d’euros dont 6 venus des marques. De plus, elle a investi dans l’UFC et a créé une marque de confiseries nommée Sugarpova. Malgré l’égalité salariale au tennis, les hommes devancent les femmes sans la moindre concurrence en termes de revenus. Sur le podium de l’ensemble des joueurs les mieux payés du monde, on y trouve les mastodontes tels que Roger Federer (1er ; 93,4 millions), Novak Djokovic (2e ; 50, 6 millions) et Rafael Nadal (4e ; 35 millions). 

Lire aussi :

La peur d’un retour dans l’ombre pour le football féminin

Femmes et présidentes de Fédérations sportives

Gagner de l’argent tout en voyageant, nos astuces

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.