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Égalité homme-femme, ces cinq pays tentent de rattraper leur retard

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L'égalité homme-femme : vers de nouvelles mesures de progression ?

Depuis quelques années, la question des inégalités entre les hommes et les femmes est mise sur la table. En créant ONU Femmes, l’Assemblée générale des Nations Unies a tenté d’accélérer le processus d’égalité homme-femme en adoptant de nouvelles mesures de progression. Dans de nombreux pays, les femmes deviennent les portes-paroles d’un mouvement qui prend de l’ampleur. Quelques pays « à la traîne » ont ainsi adopté des lois visant à protéger les femmes ou améliorer leur quotidien. Voici cinq exemples.

« Les jeunes générations nous surprennent parfois en ce qu’elles différent de nous ; nous les avons nous-mêmes élevées de façon différente de celle dont nous l’avons été. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver à la vie sa valeur suprême. »

Simone Veil.

L’Argentine, fait figure de progrès en Amérique Latine

Le 30 décembre 2020, l’Argentine a légalisé le droit à l’avortement. Chaque année, 38 000 femmes sont hospitalisées, suite à des complications lors d’avortements clandestins, selon l’AFP. Jusqu’alors, l’interruption volontaire de grossesse (IGV) n’était permis qu’en cas de viol ou de danger pour la mère. Depuis des années, des mouvements féministes défilent dans le but de réclamer ce droit essentiel. Désormais, le projet de loi prévoit la possibilité d’avorter jusqu’à la quatorzième semaine.

D’autres pays d’Amérique du Sud s’inspirent des argentines pour tenter de légaliser l’IVG. En Colombie, une force collective émerge et les mouvements féministes continuent de faire entendre leurs voix pour l’égalité. Sur les réseaux sociaux, les femmes se mobilisent pour en parler. En effet, l’avortement est un sujet très tabou dans la sphère médiatique. En s’inspirant de leurs voisines, les colombiennes ont aussi manifestées en brandissant leur foulard vert au poignet. Actuellement, l’avortement n’est toléré qu’en cas de détresse psychologique de la mère, de fœtus non viable, ou de viol.

L’Argentine rejoint donc la liste des pays autorisant l’avortement sans restriction : Cuba, la Guyane, l’Uruguay, la ville de Mexico, et l’État de Oaxaca au Mexique.

AFP / J. Mabromata

Le Soudan a condamné l’excision en 2020

L’ONU estime qu’à l’heure actuelle, 750 millions de femmes dans le monde ont été mariées avant l’âge de 18 ans. Au moins 200 millions d’entre elles ont subi des mutilations génitales féminines. Les mutilations génitales féminines (MGF), ou excisions, désignent l’ablation totale ou partielle des organes génitaux féminins extérieurs. Elles se pratiquent généralement avant l’âge de cinq ans.

Au Soudan, 87 % des femmes auraient subi une mutilation génitale. L’excision peut provoquer des conséquences très graves sur la santé, notamment la mort dans certains cas. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les complications liées à ces mutilations se chiffrent à 1,4 milliard de dollars en 2018. Depuis le 10 juillet 2020, le Soudan a interdit cette pratique. Le nouvel amendement la rend passible de trois ans d’emprisonnement.

Le Qatar fait un pas en avant en intégrant les femmes dans le mouvement sportif

Depuis 2012, le Qatar a décidé de miser sur l’image féminine à travers le sport. Pour la première fois, il permet à des femmes de participer aux Jeux Olympiques de Londres. Le Comité olympique du Qatar a désigné Bahiya al-Hamad, championne de tir, comme porte-drapeau lors de la cérémonie d’ouverture. Elle fait partie des quatre athlètes femmes sélectionnées par l’émirat. Avec elle, se trouvent la joueuse de tennis Aya Majdi, la nageuse Nada Mohammed Wafa Arakji et la sprinteuse Noor Al-Malki.

Le sport devient alors un moyen d’émancipation, accordant aux femmes plus d’égalité. Il offre des horizons plus vastes et permet de casser les codes imposés par la société. Au Qatar, les femmes sont les piliers de la famille. Elles endossent la responsabilité de s’occuper du foyer et d’éduquer les enfants. Briser les traditions enracinées depuis des générations devient possible en pratiquant une activité sportive de haut niveau. Cependant, certaines femmes doivent encore faire le choix de s’opposer aux décisions familiales, au risque de se marginaliser.

Qatar Airways a également décidé de devenir le partenaire de la section féminine de handball et de football du PSG. En devenant un de leur sponsor officiel, il permet aux équipes féminines de gagner en visibilité. Ce partenariat s’étend jusqu’à la coupe de monde de 2022.

Au Pakistan, le taux d’alphabétisation des femmes augmente

Avec ses 220 millions d’habitants, le Pakistan est le cinquième pays le plus peuplé du monde. Pendant plusieurs décennies, le taux d’alphabétisation des femmes oscillait autour de 25 %. En 2020, il s’est approché des 50 %, nous apprend l’UNICEF.

En effet, ces dernières années, d’imposantes figures féminines ont permis de faire avancer les choses. Pour la première fois, une femme a été nommée au poste de médiateur provincial afin de réduire le harcèlement dans le monde du travail.

Malala Yousafzai, née en 1997, est une jeune pakistanaise connue pour son  implication en faveur de l’éducation des enfants. En 2012, elle est victime d’un attentat après s’être opposée aux restrictions des Talibans. Elle devient alors la plus jeune Lauréate de l’histoire du prix Nobel de la paix. Grâce à ces figures féminines internationales, le Pakistan permet à plus de filles d’être scolarisées. Obtenir l’égalité totale des sexes au Pakistan prendra du temps. Cependant, accéder à une parité au sein de l’éducation est un très bon début.

Le Rwanda, en tête du classement mondial des femmes présentes au Parlement

Alors que les femmes ont beaucoup progressé dans les fonctions politiques à travers le monde, leur représentation dans les parlements nationaux (23,7%) est encore loin de la parité l’ONU.

Au 1er février 2019, le Rwanda compte 61 % de femmes à la chambre des députés. Le pays fait figure d’exception et se place en tête du classement mondial depuis 2008. Cinq années plus tôt, le gouvernement rwandais avait ratifié une nouvelle Constitution où il exigeait que les femmes occupent au moins 30 % des sièges du parlement. Cette promesse a été plus qu’honorée. L’éducation des filles s’impose par la suite comme une priorité nationale afin de pouvoir respecter ces engagements. En 2016, le Rwanda a été classé cinquième pays du monde en ce qui concerne l’égalité des sexes, selon World Economic Forum.

Grâce au travail de l’ONU et de toutes les personnes engagées dans la lutte contre les inégalités hommes-femmes, plus de 100 pays ont pris des mesures pour suivre les allocations budgétaires en faveur de l’égalité des sexes. La progression prend du temps pour obtenir une égalité totale homme-femme. L’objectif premier est de mettre fin, dans le monde entier, à toutes les formes de discrimination encore existantes à l’égard des femmes.

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