fbpx

Carrie Goldberg : le droit 2.0 contre les violences sexuelles

Carrie Goldberg : le droit 2.0 contre les violences sexuelles

Droiture, dynamisme et dextérité. Il s’agit d’une trilogie d’épithètes en 3D qui décrit d’une belle manière cette brillante avocate américaine basée à New York. Spécialiste dans les atteintes à la vie privée à caractère sexuel, Carrie Goldberg défend ses clients. Avec force et énergie dans une ère numérique où les dérives sont nombreuses et dramatiques. Portrait.

« J’ai contacté ce cabinet d’avocats car mon ancien compagnon continuait de me menacer en me contrôlant et en révélant des informations sur la toile. »

« Je n’avais que 19 ans quand mon ancien petit-ami a distribué des photos nues de moi à ses amis et menacé de mettre ses images sur des sites pornographiques à des fins de vengeance. »

« Il y a quelques années, j’étais dans une relation amoureuse avec une femme qui a progressivement adopté une attitude violente à mon endroit. […] Mais une fois la rupture engagée, le harcèlement ne s’est pas arrêté. […] J’ai découvert que mon ordinateur était truffé de nombreux logiciels malveillants, des logiciels incrustés depuis un an à l’intérieur de mon ordinateur qui contrôlaient tous mes emails. »

Sex & The Law : Carrie Goldberg, une avocate 2.0

Ces paroles, édifiantes et dures, sont des témoignages provenant du site Internet du cabinet d’avocats C.A Goldberg PLLC. Une structure dirigée par l’avocate Carrie Goldberg. De fait, les mots utilisés par les différentes victimes traduisent le sentiment de profonde violence qui en émane. Dès lors que le respect de la vie privée est bafoué pour des raisons purement malicieuses.

Forte de ses onze experts juridiques, la jeune femme pourfend les prédateurs sexuels qui violent l’espace intime des victimes. Des exemples ? Le piratage d’images explicites, les tentatives d’extorsions financières, des vidéos volées ou bien encore le harcèlement en ligne. Autant dire des crimes vigoureusement combattus par cette équipe chevronnée aux articles de loi et dotée d’un sens aigu de l’écoute. Ce qui est nécessaire face à des clients dont l’intégrité a été sévèrement écornée par des personnes aliénées.   

Ce droit 2.0 incarne une dimension assez personnelle pour cette diplômée de l’école de droit de Brooklyn. Victime du chantage d’un ancien amoureux qui menaçait de révéler des photos compromettantes, la jeune femme n’a pas trébuché face à cette tentative d’intimidation. Elle déclara dans le journal quotidien américain du New Yorker en novembre 2016 une phrase pour encourager ses clients à témoigner. Sans aucune forme de culpabilité : « Je me présente devant vous en tant qu’avocate mais aussi en ancienne victime. »

Une quête de justice

Cette expérience douloureuse fut le moteur de son engagement contre les violences sexuelles. Avec la création de son cabinet juridique en 2014.  En témoignant de son expérience personnelle, Carrie Goldberg souhaite faire comprendre au public que les violences sexuelles sont abjectes. De plus, il ne faut pas hésiter à parler si une situation aussi dégradante vous arrive.

Dans un même ordre, la lutte contre le revenge porn (le fait de partager du contenu pornographique à l’insu des personnes) est un combat qui anime et nourrit le sens de la justice de cette femme de loi. Une ténacité pour l’ancienne directrice du service juridique du Vera Institute of Justice. Il s’agit d’une organisation nationale de recherche et de politique à but non lucratif basée à New York. Avec pour mission la lutte contre toutes les formes d’injustices. Grâce à l’équité, la sécurité et le renforcement des liens entre toutes les communautés comme piliers.

« Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier ». Cette citation de Martin Luther King, est issue d’une lettre ouverte intitulée Lettre de la prison de Birmingham en 1963. En ce sens, cette dernière émet des correspondances claires avec l’engagement de Carrie Goldberg.

En plein mouvement #MeToo, cette phrase porte un sens d’autant plus fort qu’il est important de continuer à faire vivre le débat. Pour quelle raison ? Pour imprimer dans l’esprit des personnes que ce n’est que collectivement qu’on peut aboutir à une meilleure société. Avec respect et égalité. En opposition aux défaillances de certains qui veulent s’amuser à semer le trouble pour un gain personnel.

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.