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La peur d’un retour dans l’ombre pour le football féminin

Alors que ses compétitions sont à l’arrêt et que son Euro est décalé, le football féminin craint pour son avenir. La peur d’un retour dans l’ombre, qui serait catastrophique pour le football féminin est envisagé. Ce sport qui a déjà «disparu» de l’actualité, a peur de disparaître tout court.

Le football féminin est un sport en plein essor, qui commence juste à trouver son public. Mais voilà crise sanitaire oblige, toutes les compétitions sont à l’arrêt. Ce qui entraîne une baisse de la médiatisation et donc une visibilité réduite. La peur d’un retour dans l’ombre pour le football féminin est de plus en plus importante.

Le foot féminin « manque de reconnaissance et de l’exposition qu’il mérite en général et là, par la force des choses, il disparaît de l’actualité », reconnaît Olivier Blanc, responsable de la section féminine de l’OL, quadruple championne d’Europe en titre.

La peur d’un retour dans l’ombre pour le football féminin.
Des ballons mais pas de joueuses sur les terrains, une des conséquences du Coronavirus.

Le foot féminin au second plan

Une peur d’un retour dans l’ombre matérialisée par le décalage de l’Euro féminin pour laisser la place aux compétitions masculines. En effet, l’UEFA a pris la décision de repousser l’Euro féminin à l’été 2022.

Quelles sont les raisons ? Les disparités d’audience et les inégalités économiques entre les deux catégories qui auraient nuit au football féminin.

S’exprimant au sujet de cette reprogrammation, le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, a déclaré :

« Quand nous avons dû prendre une décision urgente sur le report de l’UEFA EURO 2020, nous avons toujours eu à l’esprit les répercussions sur l’EURO féminin de l’UEFA 2021. Nous avons étudié dans le détail toutes les options, en ayant toujours à l’esprit notre engagement en faveur de la croissance du football féminin. En déplaçant l’EURO féminin de l’UEFA à l’année suivante, nous nous assurons que notre compétition phare pour équipes nationales féminines sera le seul tournoi majeur de football de l’été, ce qui lui donnera toute l’attention qu’il mérite ».

L’intérêt du football féminin semble avoir été la priorité pour la prise de cette décision. Mais ce report laisse de plus en plus planer la peur d’un retour dans l’ombre de celui-ci. Ce qui serait dommageable pour un sport qui commence tout juste à se faire une place. Une fois de plus, la galanterie n’est pas prioritaire dans le sport professionnel.

Faute de jeu, l’enjeu c’est de survivre

Ces dernières années, l’augmentation de l’attrait pour cette discipline est notable. La barre des 200 000 licenciées à été dépassées. Les stades se remplissent de plus en plus. Mais voilà l’arrivée du Coronavirus et celui-ci pourrait mettre à mal ces évolutions et le football féminin. En plus des difficultés médiatiques et la peur d’un retour dans l’ombre. Ce sont des difficultés d’ordre financier que le virus entraîne. En effet, l’écosystème du football féminin était déjà fragile et les conséquences de celui-ci pourrait être désastreuses. Aujourd’hui, le seul espoir de cette discipline reste la fidélité de ses partenaires historiques et de ses supporters.

La FIFPRO s’alarme, les joueuses menacées

La FIFPRO (Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels) a déclaré dans un rapport publié jeudi que le football féminin pourrait faire face à une « menace existentielle » au lendemain de la pandémie de Covid-19« Je pense qu’il est juste de dire qu’il va être frappé beaucoup plus fort que le football masculin », a déclaré le secrétaire général de la FIFPRO, Jonas Baer-Hoffmann.

De plus, cette crise pourrait remettre en question des carrières professionnelles. De nombreuses joueuses vont se retrouver dans des situations instables. Certaines ne disposent pas d’un contrat à long terme. Pour d’autres, elles sont obligées d’avoir un emploi à côté, car les salaires de joueuses ne sont pas toujours suffisants pour vivre au quotidien.

Les conséquences du Coronavirus sur le football féminin pourrait dépasser le cadre sportif. C’est toute une discipline qui est menacée. Une discipline qui a peur d’un retour dans l’ombre. Une peur compréhensible au vu des énormes efforts que celle-ci a déjà fait pour se développer.

Le football féminin craint pour sa survie, alors qu’il était en plein développement. Avec lui, c’est tout le sport féminin qui a peur. Surtout que les femmes ont déjà du mal à se faire une place dans le sport et ses instances. En tant que supportrices et supporters c’est en continuant à suivre cette discipline, qu’on l’aidera à ne pas retourner dans l’ombre.

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