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Joséphine Baker, la liberté de danser

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Joséphine Baker, la liberté de danser

Chanteuse, danseuse, meneuse de revue et même résistante française, Joséphine Baker a marqué son époque au point que sa légende a traversé les siècles.

“Eh oui ! Je danserai, chanterai, jouerai, toute ma vie, je suis née seulement pour cela. Vivre, c’est danser, j’aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d’une danse ou d’un refrain.”. Joséphine Baker ne croyait pas si bien dire. Le lendemain de la quatorzième représentation de sa revue « Joséphine », la réalisatrice victime d’une hémorragie cérébrale est plongée dans le coma par les médecins de la Pitié Salpétrière. Le 12 avril 1975, l’artiste s’est éteinte, après 68 années d’une vie placée sous les signes de la liberté, de la l’art et de l’engagement.

Née Freda McDonald à Saint-Louis dans le Missouri, Joséphine Baker a développé ses premiers liens avec la France dans les années 20. Les années folles. Le 25 septembre 1925, la jeune femme et sa troupe sont montés à bord d’un paquebot transatlantique pour rejoindre la capitale française en vue d’y jouer des pièces de théâtre.

Joséphine Baker conquit la France

Le talent de Joséphine Baker est vite remarqué au théâtre des Champs-Élysées. Quasiment nue, simplement vêtue d’une pagne et de fausses bananes, la jeune femme y dansait le charleston au rythme des tambours. Un tableau nommé « La Danse sauvage », issu de « la Revue nègre ». Le succès était au rendez-vous, la salle était donc pleine.

Une oeuvre à première vue raciste, pourtant,« il s’agit bien ici de se moquer des blancs et de leur manière de gérer les colonies car la France, bien que moins raciste que les États-Unis, a tout de même des progrès à faire concernant les gens de couleurs et leur insertion dans la société ! » apprenons-nous sur le site dédié à la demeure de l’artiste. Il est vrai que la femme noire a affirmé se sentir mieux en France qu’aux États-unis.

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« Un jour j’ai réalisé que j’habitais dans un pays où j’avais peur d’être noire. C’était un pays réservé aux Blancs. Il n’y avait pas de place pour les Noirs. J’étouffais aux États-Unis. Beaucoup d’entre nous sommes partis, pas parce que nous le voulions, mais parce que nous ne pouvions plus supporter ça… Je me suis sentie libérée à Paris » avait-elle déclaré. Même si elle s’est sentie aidée par l’environnement politique français, Joséphine Baker a su trouver et créer sa place en tant que femme noire dans un pays majoritairement blanc. Au point de fréquenter les hautes sphères de la société parisienne et même de devenir l’ambassadrice du pays.

Une résistante sur le devant de la scène

Bien plus encore, Joséphine Baker est une figure phare du mouvement de la résistance en France. En effet, deux ans avant le début de la Seconde Guerre mondiale, l’artiste s’est mariée avec le français Jean Lion. Ainsi, elle a obtenu la nationalité Française et a pu se battre aux côtés de la nation tricolore contre les nazis dès 1939, après avoir été recrutée par le 2ème Bureau des Forces Françaises Libres.

« C’est la France qui m’a faite. Je suis prête à lui donner aujourd’hui ma vie. Vous pouvez disposer de moi comme vous l’entendez« , disait-elle. C’est pourquoi, elle a accepté de servir de couverture au chef du contre espionnage militaire à Paris. La notoriété de l’artiste doublée de son métier lui permettaient de voyager librement et d’aider certains réfugiés à quitter le pays. Les partitions de musique de Joséphine Baker lui auraient même permis de transmettre des messages codés. En 1961, la femme est finalement récompensée pour son aide. Le Général Valin lui a ainsi décerné la médaille Légion d’honneur au Château des Milandes.

Joséphine Baker conclut ainsi, il n’existe qu’une seule race, la « race humaine ». « Tous les hommes peuvent vivre ensemble, s’ils le souhaitent. »

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