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JO Tokyo 2020 : 4 athlètes aux parcours des plus inspirants !

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Reportés d’un an, les JO 2020 de Tokyo touchent à leur fin. Covid-19 oblige, les Jeux se déroulent sans public étranger. Ô Magazine vous propose de découvrir les portraits de 4 athlètes aux parcours des plus inspirants !

Oksana Chusovitina : la doyenne des JO de Tokyo !

© Instagram / Oksana Chusovitina

Après avoir participé à ses huitièmes JO, la gymnaste Ouzbèke de 46 ans a décidé de prendre sa retraite. Dimanche 25 juillet, Oksana Chusovitina disputait sa dernière épreuve de saut de cheval. En obtenant une note moyenne de 14,166, l’athlète n’a pu se qualifier pour la finale. Elle a alors fait ses adieux à une carrière légendaire, sous une standing ovation des personnes présentes au sein du centre de gymnastique Ariake.

« Quand j’ai débuté la gym, je n’aurais jamais pensé faire les Jeux, c’était juste un sport que j’aimais. Je suis très fière de ce que j’ai réussi dans ce sport », a-t-elle expliqué.

Oksana Chusovitina a participé à ses premiers JO en 1988 à tout juste 13 ans. Alors que le mur de Berlin n’était toujours pas tombé, elle a remporté les championnats juniors d’URSS. À Barcelone, en 1992, elle a décroché la médaille d’or au concours général par équipe, sous la bannière soviétique.

Par la suite, Chusovitina a participé aux JO de Pékin de 2008 sous les couleurs de l’Allemagne, ajoutant du même coup une médaille d’argent à son palmarès. En effet, lorsqu’elle a appris que son fils était atteint d’une leucémie, elle a émigré en Allemagne pour le faire soigner. Pour remercier l’Allemagne d’avoir sauvé son fils, elle a pris la nationalité allemande. Pendant sept ans, elle jouera toutes ses compétitions sous les couleurs du drapeau allemand. Elle finira ensuite par retourner dans son pays natal, l’Ouzbékistan.

Oksana deviendra une très grande star dans son pays. Son parcours exceptionnel et très inspirant témoigne d’une athlète qui prouve que l’âge n’est rien qu’un simple chiffre. L’athlète à la cambrure élégante est un véritable symbole de longévité. Cependant, ce n’est pas son âge qu’on retiendra le plus, mais plutôt ses performances au fil du temps.

Yusra Mardini : nageuse et réfugiée syrienne !

© Instagram / Yusra Mardini

Réfugiée syrienne de 23 ans, Yusra Mardini a fui la guerre en Syrie pour poursuivre son rêve de nageuse. En 2015, Yusra et sa sœur ont embarqué sur un canot de fortune avec 20 autres réfugiés. Cependant, lorsque leur bateau surchargé a menacé de couler en mer Égée, la jeune athlète s’est jetée à l’eau pour sauver l’embarcation. Les deux sœurs ont nagé pendant trois heures, sauvant ainsi 18 passagers.

« En Syrie, j’ai travaillé dans une piscine pour veiller à ce que les gens ne se noient pas, donc si j’avais laissé ne serait-ce qu’une personne se noyer ou mourir, je ne me le serais pas pardonnée. »

Après avoir atteint l’Europe, les deux sœurs s’installent à Berlin en Allemagne, où Yusra rejoint le club de natation Wasserfreunde Spandau 04. Leurs parents les rejoignent plus tard et obtiennent le droit d’asile, d’après The Times.

En 2012, elle participe aux championnats du monde d’Istanbul avant d’être sélectionnée pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016. Elle remporte même le 100 mètres papillon femme mais son temps ne lui permet pas d’accéder à la finale. C’est d’ailleurs à cette occasion que l’athlète syrienne représente pour la première fois l’équipe de réfugiés à Rio. En plus d’être une excellente nageuse, Yusra devient Ambassadrice de bonne volonté de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés en avril 2017.

Il faut savoir que son parcours est d’autant plus inspirant. Yusra a commencé la natation en Syrie à l’âge de 3 ans. Entraînée par son père lui-même maître-nageur, elle intègre l’équipe nationale syrienne et reçoit le soutien du Comité Olympique Syrien. Lorsque la guerre éclate en Syrie en 2011, la jeune syrienne est contrainte d’arrêter la natation. C’est donc à l’âge de 17 ans que la jeune Syrienne quitte son pays natal ravagé par la guerre pour rejoindre l’Europe.

En juin 2021, Mardini est à nouveau sélectionnée aux côtés de 9 autres athlètes pour représenter l’équipe des réfugiés aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Elle participe aux épreuves du 100 mètres nage libre et du 100 mètres papillon. « Mon message durant ces jeux, c’est de ne jamais abandonner. », a-t-elle déclaré au Times.

Kimia Alizadeh : l’unique athlète médaillée olympique en Iran

Médaillée de bronze en taekwondo aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, Kimia Alizadeh a été sélectionnée pour rejoindre l’équipe des réfugiés aux JO de Tokyo 2020. Cette fois-ci, la jeune athlète de 23 ans a été battue aux portes de la finale. En effet, bien que son parcours ait été remarquable, Kimia a dû s’incliner face à la Russe Tatiana Minina.

Née en Iran dans une famille modeste, Alizadeh a toujours voulu vivre différemment. C’est à l’âge de 7 ans qu’elle a commencé le taekwondo dans son pays natal. En 2014, elle a remporté sa première médaille d’or lors du Championnat du Monde Junior de Taekwondo. En 2015, elle réussit à battre la championne du monde en titre Jade Jones en Russie. Et c’est lors des JO de Rio qu’elle donne une seconde médaille de bronze chez les -57kg à l’Iran en 2016. L’année suivante, elle décroche l’argent en Championnat du Monde en Corée du Sud.

Cependant, malgré son palmarès, la seule femme médaillée en Iran décide de quitter son pays pour se réfugier aux Pays-Bas. En 2020, l’athlète iranienne a annoncé, sur Instagram, son départ d’Iran et critiqué le gouvernement sexiste de son pays.

« Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran avec qui ils jouent depuis des années. »

Elle a accusé l’Iran d’oppresser les femmes notamment avec l’obligation du port du voile dans l’espace public, et d’utiliser ses sportives à des fins politiques. Depuis 2018, la fédération de taekwondo iranienne refuse qu’Alizadeh représente un autre pays que l’Iran, lors des compétitions internationales. Aujourd’hui, la championne d’art martial vit avec son mari à Nuremberg. 

L’athlète de Karaj a déclaré qu’elle resterait « une enfant d’Iran », où qu’elle se trouve, et qu’elle continuerait à se battre pour l’égalité, afin que toutes les femmes aient la possibilité de réaliser leurs rêves.

Masomah Ali Zada : cycliste afghane et réfugiée en France

Cycliste afghane, Masomah Ali Zada a intégré l’équipe des réfugiés aux JO de Tokyo 2020, le 28 juillet dernier. Passionnée de vélo, la jeune cycliste de 25 ans a dû fuir l’Afghanistan pour poursuivre sa passion. C’est un fameux 8 juin 2021, que Masomah apprend qu’elle est sélectionnée pour participer à la compétition de cyclisme Time Trial.

Cette jeune athlète au parcours de combattante a dû se battre pour réaliser son rêve, celui de devenir cycliste. Elle a commencé le vélo en Iran. Et c’est au moment où elle a déménagé à Kaboul en Afghanistan que sa vie a basculé.

« Là-bas je ne pouvais pas faire de vélo comme en Iran, c’était interdit. Je ne voyais jamais une fille sur un vélo, encore moins en tenue sportive. »

Mais grâce à sa persévérance, Masomah a intégré l’équipe féminine afghane de cyclisme en 2012. Son objectif est clair, elle veut faire en sorte que « cette pratique soit normale et encourager les autres femmes ».

Sa vie va prendre un véritable tournant lorsqu’Arte diffuse un reportage, intitulé « Les petites reines de Kaboul », en 2016.  Ce documentaire met en lumière de jeunes afghanes passionnées de cyclisme dont Masomah fait partie. Cependant, alors que les Talibans sont très présents dans la région, cette pratique leur a été interdite.

En 2017, un certain Thierry Communal, avocat français, visionne le reportage et décide de contacter Masomah et sa soeur. Un an plus tard, les deux jeunes filles et leur famille obtiennent un visa humanitaire et l’asile politique en France.

Mais, ce n’est pas tout ! En plus du cyclisme, l’athlète afghane se découvre aussi une passion pour la construction. Dès son arrivée en France, Masomah intègre l’École Polytechnique universitaire de Lille. Elle doit donc combiner études de génie civil et entraînements intenses. Il faut dire que cette athlète au mental d’acier, respire l’optimisme ! Son mantra ? Ne jamais abandonner et toujours garder la tête haute. En juin, elle déclarait dans la presse locale :

« Je n’ai validé qu’à moitié mon année donc je vais en rattrapage fin juin. Ces études sont dures, surtout que j’ai du mal avec le français et le vélo demande du temps. Si je vois que les deux ne sont plus compatibles, je ferai une pause pour me concentrer sur mes études à Lille, jusqu’en Master. »

Aujourd’hui, Masomah peut enfin continuer à pratiquer le vélo en tant que femme. Même si son voile reste parfois un sujet de discussions en France, elle est déterminée à faire changer les mentalités.

À lire également : Les Bornées, une start-up qui s’entête à féminiser le cyclisme.

Pour suivre les dernières actualités de ces JO de Tokyo, c’est par ici !

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