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Le jeûne intermittent, un rééquilibrage alimentaire

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Le jeûne intermittent, un rééquilibrage alimentaire

Le petit déjeuner est-il réellement le repas le plus important de notre journée ? Il semblerait ces dernières années qu’une nouvelle tendance se dégage. Le jeûne intermittent déconstruit les dogmes qui nous ont été instruits dès le plus jeune âge. Ainsi, l’alimentation trinaire (trois repas par jour) et le petit déjeuner comme repas principal seraient mis à mal par ce nouveau mode d’alimentation. 

Mais le jeûne intermittent, c’est quoi ?

Le jeûne intermittent, également appelé « fasting », consiste à alterner les périodes de jeûne et de prise alimentaire. La méthode la plus répandue est celle du 16/8. Seize heures de pause alimentaire durant lesquelles on peut consommer des boissons et huit heures au cours desquelles on peut manger des aliments solides. Vous pouvez par exemple manger de midi à 20 heures et jeûner de 20 heures à midi. La période de sommeil facilite la période du jeûne. Mais il n’y a pas de règle absolue. Si vous préférez les petits déjeuners, alors vous pouvez manger de sept à quinze heures et squeezer le dîner. Par ailleurs, durant cette période de prise alimentaire, vous pouvez manger autant de fois que vous le souhaitez. Le jeûne intermittent consiste surtout à mettre en repos notre système digestif. Un auto-nettoyage de l’organisme par ses propres cellules s’effectue : c’est ce qu’on appelle l’autophagie.

À lire également : Jeûne intermittent, fasting : un régime pour maigrir.

Quels sont les bienfaits du fasting ?

On compte de nombreux avantages à cette méthode :

Diminution du taux d’insuline : plus on mange et plus on produit de l’insuline. On stimule constamment notre système digestif. Cependant, si on ne laisse pas assez souvent cette « machine » se reposer, on peut développer une résistance à l’insuline et développer des maladies métaboliques comme l’obésité, le diabète ou Alzheimer… Lorsque nous jeûnons, notre taux d’insuline va baisser jusqu’à ce que tout le surplus de glucose sanguin soit utilisé.

Accélération de la perte de poids : une chose en entraînant une autre, un taux d’insuline bas permettra au corps de puiser dans les graisses stockées pour produire de l’énergie. Par ailleurs, la suppression du petit déjeuner correspond aussi généralement à une consommation plus faible de calories dans la journée.

Amélioration de la mémoire : le neuroscientifique Mark Mattson considère le jeûne comme une arme contre la perte de mémoire. Au même titre que le sport, l’ascèse culinaire stimule la production de BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor). Ces protéines génèrent de l’énergie dans notre corps et participent au renforcement de la sérotonine, appelée aussi « hormone du bonheur ».

Regain d’énergie : si vous permettez à votre corps de faire une pause d’alimentation de 16 heures, il commencera à utiliser ses réserves de graisse pour obtenir de l’énergie. Il s’agit d’un processus qui se produit lentement et régulièrement, sans augmentation ni baisse de la glycémie, ce qui garantit une plus grande énergie.

Esprit serein : « Nous ne sommes plus dans le cycle classique : “J’ai faim, je mange, je suis rassasié.” Nous entrons dans un état de contentement et l’on ressent de la sérénité », explique Françoise Wilhelmi de Toledo, médecin suisse experte du jeûne. Elle insiste tout de même sur le fait que cela ne peut s’opérer qu’à condition de respecter certaines règles : « Un jeûne nécessite de la disponibilité pour rythmer les journées par des lectures, des marches ou de la méditation. »

Le jeûne intermittent n’est pas fait pour tout le monde

Les enfants, les femmes enceintes, les femmes qui allaitent et les personnes qui souffrent d’un trouble de l’alimentation doivent éviter ce type d’alimentation. Le jeûne n’est également pas adapté aux personnes ayant des problèmes hormonaux. Et, bien sûr, les personnes atteintes de maladies comme le diabète. Cette pratique peut également contribuer au stress chez les personnes qui y sont sensibles. Avant de vous lancer, il est conseillé de demander l’avis d’un professionnel de santé.

La décision vous appartient

Régimes détoxifiants, régimes cétogènes, jeûne intermittent… On pourrait facilement définir notre époque comme « l’ère des régimes » et il n’est pas évident de faire son choix. Comme mentionnés précédemment, les injonctions sociales sont aussi très nombreuses comme le fait de manger trois fois par jour, de faire du sport le matin ou de dormir obligatoirement huit heures le soir. Et si ces rythmes imposés ne vous conviennent pas ?

Adapter son régime alimentaire et choisir son style de vie de manière personnelle est primordial. Et si on se mettait à écouter son corps ? Tout simplement.

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