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Interview de Seemone à l’occasion de la sortie de son premier album éponyme (2/2)

Interview de Seemone à l'occasion de la sortie de son premier album éponyme (2/2)

Dans cette deuxième partie, la chanteuse Seemone évoque le Covid, Destination Eurovision et ses futurs projets. Découvrez la suite de notre entretien.

Ô Magazine. Par rapport au Covid, comment s’est organisée la sortie de l’album et la promo ? Pensez-vous faire une tournée ?

Seemone. Oui, bien sûr ! C’est un peu particulier parce que je suis une artiste en développement. Mon projet n’est pas encore installé. Tout le monde ne connaît pas mon travail et le projet. Donc c’est vrai que ça a été compliqué de le sortir en cette période. Pour la promo, on a beaucoup de chance, ça s’est un petit peu calmé. On a pu participer à quelques interviews et faire quelques lives. Pour la tournée, on se pose vraiment la question de savoir si ça va être possible avec les mesures sanitaires. Mais on a un tourneur qui s’appelle Thierry Cornolti. Il croit en nous et effectivement, la tournée serait envisagée, une fois qu’on aura le feu vert pour pouvoir vendre des places de concert et être certain que les salles ne ferment pas deux semaines plus tard. Ce serait vraiment un beau gâchis !

On va attendre trois mois, le temps de la promo, pour voir si l’album plaît au point de faire des concerts. Et très rapidement, on fera des concerts dans des salles en veillant à ne pas prendre de risques. Surtout faire en sorte que les gens puissent y assister de manière sûre. Sans être remboursé parce que le concert ne peut pas avoir lieu ou sans devoir tout annuler au dernier moment. Nous voulons faire ça bien. Mais en tout cas, c’est sûr que je serai sur scène le plus rapidement possible. J’ai vraiment de la chance d’avoir un tourneur qui croit en nous et qui attend juste que les choses reviennent un peu plus à la normale.

Ô Magazine. Le Covid n’a donc pas impacté le jour de la sortie de Seemone ?

Seemone. Non, il n’était pas prévu plus tôt. C’est vraiment un choix de le sortir à l’automne. C’est un album qui, de manière assez évidente pour tout le monde, est un album automnal. Ce n’est pas un album qu’on écoute mi-juillet sur la plage. On savait que cette saison se portait plus à écouter ce genre de musique. C’était un vrai choix de notre part de le sortir après la rentrée. Une fois qu’on a repris un petit rythme dans sa vie, que l’on arrive doucement vers la saison où il fait peut être un peu moins beau et où on reste chez-soi. On a envie d’écouter un peu de musique avec un bon thé chaud et une couverture. Donc on savait que c’était plus propice pour cet album de sortir début octobre. La crise du Covid n’a pas changé notre date de sortie.

Seemone en séance photo dans le cadre de la sortie de son premier album éponyme.

Ô Magazine. Vous avez fait Destination Eurovision en 2019. Comment s’est présentée cette opportunité et comment avez-vous vécu cette expérience ?

Seemone. Alors Destination Eurovision, c’est un peu un coup de chance. En fait, on a composé une première chanson Fabrice et moi qui s’appelle Tous les deux. C’est le premier single qui est sorti. On a composé cette chanson et écrit le texte. Nous nous sommes dit que ça fonctionnait bien quand on travaillait ensemble. C’était la première fois qu’on écrivait une chanson ensemble. On l’a faite écouter aux gens qui travaillaient avec nous. Ils nous ont dit qu’elle était super belle et qu’il y avait quelque chose. Et puis Fabrice me dit un jour : « Ben tu sais quoi ? On n’a qu’à essayer de l’envoyer à l’Eurovision. » Je lui réponds étonnée : « Ah bon ? » Puis il me dit : « Ben oui ! Ça peut être un bon moyen de faire connaître le projet et puis c’est un joli objectif. » J’étais d’accord.

Moi, j’avais comme image de l’Eurovision Céline Dion et France Gall. Ces femmes qui ont fait l’Eurovision et pour lesquelles ça a apporté beaucoup en matière de notoriété et d’exposition.

On a proposé cette chanson : on s’est rendu compte que ça se faisait par le biais d’une émission. Alors que trois ans auparavant, on envoyait des chansons. Elles étaient choisies en interne et on était envoyé directement à l’Eurovision.

On a donc passé ce premier casting en envoyant la chanson pour Destination Eurovision. Il se trouve que le directeur de casting s’occupe aussi du casting de The Voice ! Il m’avait déjà contacté deux ans en arrière pour que j’y participe. Je n’ai pas voulu : je n’étais pas prête. Et je ne n’avais pas envie d’interpréter des chansons d’autres artistes, avant de pouvoir, moi, artistiquement défendre mon projet. C’était un peu prématuré. Je préférais d’abord défendre mon projet et donc, à travers Destination Eurovision, c’était vraiment une bonne occasion. C’était ma chanson et autre chose à défendre.

On s’est donc retrouvé lors de ce casting. Comme il aimait beaucoup ma voix et qu’il a adoré la chanson, il m’a sélectionné avec les 17 autres candidats. J’ai participé à l’émission. La demi-finale s’est super bien passée. Je suis arrivée première avec les points du jury et des téléspectateurs. Et puis, lors de la finale, on a fait un superbe score. La chanson a beaucoup plu et Bilal Hassani a gagné. J’ai terminé deuxième.

Ô Magazine. Ce qui est une belle performance !

Seemone. On était ravi parce qu’en plus de ça, c’était une expérience de dingue. Et puis ça m’a permis de comprendre où est-ce qu’il fallait aller artistiquement pour ne pas dévisser. Pour rester soi-même et que cela paye toujours finalement.

Ô Magazine. Entre l’émission et votre album, il s’est écoulé un an et demi à peu près. Vous avez pris le temps de construire votre projet ?

Seemone. Oui, complètement ! J’ai pris énormément de recul après cette émission. Je pense qu’un album, ce n’est pas le même travail que d’écrire une chanson. C’est un autre travail et il fallait que je sache de quoi j’avais envie de parler dans cet album. Cela voulait dire savoir qui j’étais et pour savoir qui on est, il faut, à mon avis, prendre du temps. Mais aussi s’éloigner un peu et réfléchir différemment. Tout ça m’a pris du temps, de faire un petit bilan sur ma vie et de me dire : « Qui je suis et qu’est-ce que j’ai envie de raconter dans un album ? »

Seemone en train de prendre la pose pour son premier album. Visuel de l'équipe de la chanteuse.

Ô Magazine. Avez vous d’autres projets pour l’avenir ? Musicaux ou autres ? Et pourquoi pas revenir vers le théâtre ?

Seemone. Je ne suis pas fermée à l’idée de faire du théâtre ou du cinéma. Mais je n’en fais pas ma priorité. J’ai vraiment envie de défendre l’album sur scène pour l’instant. Ce sont mes projets les plus proches. Et puis j’adore l’idée de découvrir mon métier un peu plus chaque jour. Je ne suis fermée à aucune proposition que je trouverais artistiquement intéressante. Globalement, je vais me concentrer sur la musique avec cet album. Je vais le faire vivre du mieux que je peux pour le partager avec un maximum de personnes et puis, surtout, surprendre.

Merci Seemone pour cette belle interview !

Découvrez sans plus tarder le premier album de cette jeune artiste au talent soigné et authentique.

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