Que vous ayez un compte ou non, vous avez nécessairement entendu parlé de l’application Instagram. Ce réseau permet de partager des photos avec le monde entier. Très vite, il est devenu un business très lucratif. Au point d’entraîner une dérive. L’utilisateur se focalise sur les “‘j’aime” engendré par les postes, plus qu’à son contenu. Pour lutter contre ce fléau, Instagram souhaite cacher les “j’aime”.

Dans les années 2010, le réseau social tendance était sans aucun conteste “Facebook“. En 2012 le fondateur Mark Zuckerberg rachète Instagram, concurrent direct de son application. Petit à petit, Instagram semble supplanter Facebook, et devient le réseau social préféré des utilisateurs. Cependant la professionnalisation de la plateforme a convaincu son fondateur de réagir. Il souhaite revenir au but initial: le partage de contenu.

L’évolution d’Instagram

Grâce à Instagram, application gratuite, particuliers et entreprises peuvent partager des moments de vie. Le réseau social permettait jusqu’à présent de voir chez les autres plusieurs choses : le nombre d’abonnés, d’abonnements, et de photos. Mais également de vérifier la popularité de chaque photo grâce à la possibilité de laisser un “j’aime sous la photo. Ces données étaient visibles par tous.

Tout ceci était sans compter sur une intervention d’Adam Mosseri, fondateur d’Instagram, le 2 mai dernier. A cette occasion, il a exprimé sa volonté de procéder à quelques changements. La raison ? L’utilisateur devrait se concentrer plus sur le contenu que sur des “j’aime“.

La professionnalisation d’Instagram au mépris du contenu

Instagram était initialement conçu comme une application qui permettait le partage de photos. Très vite la popularité de la plateforme en a fait une arme redoutable. Les marques ont compris l’importance d’engager leur audience à travers des posts. Instagram est devenu un moyen de communication comme un autre, parfois même plus lucratif que la publicité traditionnelle.

Mais ce sont surtout des particuliers qui ont fait basculer Instagram d’un simple compte personnel à un business bien juteux. Le réseau social a pris un tournant décisif lorsqu’il est devenu possible de vivre de ses publications. En effet, devant la popularité de certains comptes, les marques ont décidé d’engager les influenceurs. Ces derniersqui sont de plus en plus nombreux à ne vivre que de leurs partenariats. L’apparente facilité du métier, suscite de plus en plus de vocation, de nombreuses personnes souhaitent à leur tour partager du contenu afin d’espérer se faire rémunérer.

Instagram souhaite cacher les “j’aime” pour diminuer la pression des utilisateurs

Pour espérer vivre de son compte Instagram, il convient de se démarquer des autres, et d’attirer les utilisateurs afin de générer du trafic. Si pour certains cela passe par des contenus originaux et de qualité, beaucoup ont compris qu’il fallait faire rêver, susciter de l’envie chez l’autre pour gagner en popularité : en affichant corps de rêve, belles vacances, famille parfaite. Bien souvent pourtant, les photos ne sont plus naturelles et spontanées, mais mises en scène afin de créer cette vision de la perfection aux yeux de la société. Cette recherche de la perfection passe souvent par des poses réfléchies et travaillées, des filtres, des retouches. Il n’y a plus de place pour l’amateurisme, certains utilisateurs engagent parfois même des photographes professionnels pour les mettre en valeur.

Instagram et son fondateur déplorent la disparition de la spontanéité et le naturel des publications. Le fondateur a fait un amer constat. Certains refusent de poster une photo qui n’aurait pas la possibilité de créer un engouement. Instagram souhaite cacher les “j’aime“. Le but est de retrouver du naturel, et un contenu qui plaise avant tout à celui qui poste. Il est fort à parier que pour beaucoup cela sera vécu comme un soulagement. Plus besoin de savoir si le contenu est validé par les autres à travers de “j’aime. Au Canada une version test est actuellement en cours.

Amandine Rummelhard

Passionnée de sport, bien-être et de culture.

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