Fausse couche : un phénomène « trop longtemps minimisé », le nouveau rapport de The Lancet

Fausse couche : un phénomène "trop longtemps minimisé", le nouveau rapport de The Lancet

Selon un nouveau rapport dans The Lancet, 1 femme sur 10 aurait déjà fait une fausse couche. Les auteurs estiment qu’il y a 23 millions de fausses couches qui se produisent chaque année dans le monde, soit environ 15% du total des grossesses.

 Commandé par le Tommy’s National Centre for Miscarriage Research, organisme caritatif britannique spécialisé, ce rapport estime que ce phénomène a été « trop longtemps minimisé ». Les auteurs ont espoirs que ce rapport déclenchent la sonnette d’alarme pour inciter les autres pays à agir. « Nous recommandons que les données sur les fausses couches soient recueillies et communiquées afin de faciliter la comparaison des taux entre les pays, d’accélérer la recherche et d’améliorer les soins aux patients et l’élaboration de politiques. »

Les conséquences psychiques d’une fausse couche sont critique. Le rapport est formel, « les fausses couches peuvent également mener à l’isolement ». Selon eux,  les femmes se sentent fautive de la perte de leur grossesse et souhaite en parler à personne, parfois même à leur compagnon. Les couples traversant cette étape difficile veulent comprendre pourquoi cette fausse couche a eut lieu et faire en sorte que ça ne se reproduise pas.

« 44 grossesses perdues chaque minute »

Les facteurs de risques sont très nombreux tout comme la probabilité de faire une fausse couche. Dans le monde, il y a « 44 grossesses perdues chaque minute ». Selon le rapport, les risques peuvent provenir de l’environnement (pollution) ; le mode de vie (le tabagisme) ; les bactéries (vaginose bactérienne, brucellose, chlamydia trachomatis et syphilis) ; l’avortement et d’autres encore. «Il existe de multiples facteurs de risque de fausse couche, surtout l’âge des femmes et le nombre de pertes antérieures», explique t-il.

Les auteurs du rapports soutiennent qu’il important que « des stratégies robustes soient élaborées, évaluées et mises à l’échelle pour gérer ces risques associés aux fausses couches, en particulier à la morbidité psychologique, et aux conséquences obstétricales futures ». Il faut que les pays prennent ce phénomène couteux au sérieux. Mais surtout les personnes qui ont déjà eu 3 fausses couches, devraient être considéré comme des patientes à haut risque.

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