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Faire des coquineries : difficultés et loveshop

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Passion amoureuse avec Concorde

Lorsque l’on se raconte ses dernières coquineries, c’est toujours dans un processus de désir, fluide et croissant, qui mène inexorablement à l’extase et la jouissance. Mais le sexe n’est pas aussi simple. Certaines chambres ont des lits séparés. Heureusement qu’il y a des loveshop en ligne qui donne matière à fantasme et bêtises.

Le choc des lits séparés

N’avez-vous jamais été choquées par des lits séparés. Dans les films américains, quand une scène se déroule dans la chambre à coucher d’un couple assez âgé, on découvre deux lits séparés par une table de chevet en bois verni et une lampe à abat-jour blanc cassé. Le réveil ridicule, le pied de lampe décoré de vieilles fleurs, le papier peint bleu uni, tout ça ne me choque pas ; par contre les lits sont séparés. Parfois à l’hôtel, lors de l’enregistrement, le garçon nous indique que les lits sont séparés. Lorsque je suis bras dessus bras dessous avec un homme, je ne comprends pas cet humour.

Pensez-vous qu’il puisse y avoir des lits séparés dans les loveshop ? Qui a inventé les lits séparés ?

Le réalisme supposé des tue-l’amour

C’est peut-être utile lorsque le conjoint ronfle, veut dormir pendant qu’on lit, bouge en dormant, pète, n’a pas pris de douche… C’est utile lorsque notre vie est tellement déprimante que l’on a dû se mettre avec un goret.

Le concept des lits séparés est le réalisme d’une vie de couple qui s’effiloche à mesure que l’on prend de l’âge et du ventre. C’est le rappel que rien de sert de faire croire que l’on a encore une sexualité épanouie, puisqu’il est déjà prévu que tout s’arrête tout seul très tôt. C’est comme une évidence pour les fabricants de mobiliers, comme pour les architectes d’intérieur. Dans la vie normale, le couple ne dévoile les dessous de leur pyjama que de façon exceptionnelle et préméditée. Dans cette vie, on s’ennuie normalement.

L’espoir d’une sexualité devenue ordinaire

Au regard du confort sérieux et raisonnable des lits séparés, le grand lit unique est hypocrite. On l’achète en s’y voyant dormir nue en travers des draps de soie légèrement froissés. Vous vous y voyez en tenue affriolante, dans des positions vulgaires, en cri et en sueur, avec votre homme respirant fort comme un garagiste de foire. Vous vous voyez vous faire masser ou caresser, vous vous voyez y vivre une sexualité quotidienne extraordinaire.

Et un jour, vous êtes couchée sur le côté, fatiguée d’une mauvaise journée, le souvenir de règles douloureuses ou je ne sais quelle excuse, et lorsqu’il passe sa main en vue d’une levrette des familles, vous refusez. C’est la première fois, il n’insiste pas forcément, mais cette égratignure construit l’incapacité à oser qui s’installe progressivement, jusqu’à l’adoption des lits séparés.

Et si le sexe était simple comme bonjour ?

Le sexe reste un tabou, et il le redevient avec le temps.

C’est assez anormal lorsque l’un allume la télé pour demander « qu’est-ce q’tu veux regarder c’soir ? » et que l’autre réponde « un porno ». C’est assez exceptionnel qu’en sortant de la douche, je sois en sous-vêtement très sexy en pensant qu’une érection pourrait pointer avant le repas.

Lundi dernier, par exemple, nous regardions Outlander et une scène entre hommes me donna envie de me toucher. Je restais plusieurs minutes à imaginer comment mon compagnon réagirait en me voyant, si cela aurait été le début d’une soirée débordante, ou l’objet d’une discussion. Je me demandais aussi s’il était lui capable de se masturber à côté de moi, comme ça. Dans la vie, ce serait sympa qu’en plein télétravail il me demande une fellation, ou m’apporte un vibro pour me détendre entre deux visioconférences de télétravail. Mais dans la vie ça ne se produit pas.

Le sexe c’est bon tout le temps, mais il y a un temps pour le sexe, et tout le reste du temps pour le reste.

Ma solution : il faut remplir son panier au loveshop

Hier soir le naviguais sur le loveshop en ligne Concorde, où je trouvais plein de sextoys et d’autres idées de coquineries du soft au hard. Je remplissais mon panier et imaginais tranquillement ce que j’allais faire avec tout ça. Lorsque mon compagnon se pencha pour voir ce qui retenait mon attention, il ne trouva pas de trait d’humour à lancer. Il semblait vouloir considérer mes achats avec sérieux, mais je terminais mes clics pour lui montrer mon panier.

Je reprenais évidemment des bougies et de l’huile de massage. Pendant le premier confinement ça avait eu son charme pour lancer des idées érotiques en début de soirée. Aujourd’hui, c’était plutôt moi qui le massais, et j’utilisais de préférence la bougie ; le couvre-feu me rendait méchante et perverse.

J’avais aussi pris plusieurs vibromasseurs. Le Yoba et le My First étaient pour offrir, mais je ne savais pas encore à qui. Quelle tête fait la femme du meilleur copain de votre mec quand, invitée à déjeuner, vous lui offrez un vibromasseur. Le voit-elle comme une insulte ou une promesse ?

Mon panier affichait aussi un godemiché en verre, le Glossy, très joli, très girly. Mon mec s’étonnait que je prenne autant de choses pénétrantes. L’une d’entre elles avait la nouveauté d’être chauffant, le My Queen, je ne pouvais pas ne pas l’essayer. Le plug anal était pour lui, je voulais qu’il en porte un régulièrement, comme il me l’avait demandé un jour où ça semblait l’exciter.

La page du loveshop affichait aussi plusieurs choix de lingeries (toujours portée par des bombes). En effet, j’en déchire beaucoup.

Il y avait enfin plusieurs boîtes de préservatifs. « Tu crois que ça suffira ? » me claironna-t-il en ricanant. Je lui avouais que c’était pour me faire prendre par d’autres mecs, de nombreux autres mecs. Il espérait à une plaisanterie mais mon fantasme est qu’il me prenne devant ses amis et que la suite se fasse toute seule. J’avais formé ce désir en pensant aux lits séparés pendant le couvre-feu.

Par Bénédicte, à bout de confinement,

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