fbpx

Embarquez dans l’univers du Concorde, 52 ans après son premier vol

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur tumblr
Embarquez dans l'univers du Concorde, 52 ans après son premier vol

Ça s’est passé un 2 mars. En 1969, le premier vol d’essai du Concorde a eu lieu au dessus de la ville de Toulouse. À ses commandes, le pilote André Turcat a franchi la vitesse du son définie à 340 mètres par seconde, soit 1 224 kilomètres par heure. Une première pour un avion à finalité commerciale et non militaire. À l’occasion du 52e anniversaire du premier vol, replongez dans l’univers du Concorde.

Plus vite que la lumière. Un vol Paris-New York dans les années 1970 durait 3h30. Plutôt rapide. Maintenant, il vous faudrait près de huit heures pour vous rendre dans la ville qui ne dort jamais. Ce n’est même pas dit que vous y arriverez car la pandémie a restreint tout voyage à visée touristique.

C’est pourquoi nous vous proposons d’embarquer à bord du Concorde, l’avion supersonique qui fête le 52e anniversaire de son premier vol, ce mardi.

Un extérieur innovant, à l’image du projet

En apparence, identique aux avions que nous pourrions emprunter en 2021, l’intérieur du Concorde est constitué de deux rangées de deux sièges. Jusque là, pas de surprise. La particularité de l’engin se trouve plutôt dans son design, conçu pour supporter les vitesses supersoniques que l’avion est capable d’atteindre.

Une aile Delta en forme de triangle isocèle, un long nez basculant de sept mètres capable de s’incliner selon différents angles, voilà à quoi on reconnaît l’Oiseau Blanc. Cette capacité d’adaptabilité permettait au pilote d’avoir une visibilité optimale selon les différentes phases de vol. Oui, oui ça bouge! Quand les musées rouvriront, vous pourrez admirer le mécanisme au Musée de l’Air et de l’Espace.

En plus de cela, cette pointe permettait une meilleure pénétration de l’air. Essentiel, car l’engin volait à plus de 340 mètres par seconde, soit 1 224km/h. Le record de vitesse a par ailleurs été atteint le 4 novembre 1970. Le Concorde a alors été flashé à 2 155 km/h, lors de son 102e vol d’essai.

Malgré ses vitesses élevées et jamais plus atteintes, les passagers n’avaient pas l’air d’être perturbés. « On nous a prévenu qu’il y aurait un choc mais franchement ça s’est passé sans gêne », avait d’ailleurs déclaré à la télévision l’un d’entre eux, voyageant en 1977 à destination de New York, à l’occasion de l’ouverture de la ligne. Un voyage payé 4570 euros et qui a duré 3h47.

Les souvenirs de la longue traversée de l’Atlantique effectuée à 188km/h en 33h30 par Charles Lindbergh sont loins. Pendant 30 ans, la vitesse de l’appareil franco-britannique est saluée.

Le Concorde, une idée Franco-Britannique

L’appareil est né d’une alliance. Une alliance politique dans le fond. En effet, dans les années 1950, le monde entier assiste à la suprématie américaine dans le domaine aérospatial. Pour y remédier, les grandes puissances telles que la Russie sans surprise, la France ou le Royaume-Uni ont tenté chacune d’élaborer des avions novateurs. Quoi de mieux qu’un avion supersonique ?

Par manque de moyens, la France et le Royaume-Uni sont contraints de laisser leurs créations de côté s’ils ne trouvent pas de fonds financiers. Les états respectifs poussent alors les sociétés de construction aéronautique en charge de la conception de la machine à s’allier. De là, Sud-Aviation, connu actuellement sous le nom d’Aérospatiale, et son homologue britannique, British Aircraft Corporation, ont collaboré afin de mettre au point un avion supersonique. Le Concorde.

Le premier vol, celui dont le 52e anniversaire se fête ce mardi, a duré 29 minutes. L’équipage d’André Turcat, composé de Jaques Guignard, Henri Perrier et Michel Rétif a relevé le défi de dépasser la vitesse du son. « Vous voyez que la machine vole, et je peux ajouter qu’elle vole bien », a déclaré le pilote aux commandes en conférence de presse, après cet exploit. Mais le chemin vers les voyages accueillants des passagers est à ce moment encore long.

Le Concorde, premier et seul avion supersonique à accueillir des passagers

Près de sept ans après le premier essai et 5400 heures de tests, le Concorde a reçu son certificat de navigabilité, le 10 octobre 1975. Une fois l’engin fonctionnel, les constructeurs l’ont vendu à British Airways et Air France, les compagnies aériennes phares des deux nations. Ainsi, l’avion supersonique a assuré certains vols de 1976 à 2003.

Les premiers vols commerciaux ont eu lieu le 21 janvier 1976. Deux trajets simultanés ont été prévu à cette occasion. D’un côté, un avion a décollé de Paris à destination de Rio de Janeiro, avec une escale prévue à Dakar. Le trajet de 9 740 km a duré 7h26. De l’autre côté, un Concorde a pris la route au départ de Londres pour rejoindre le Bahreïn. Un vol qui a d’ailleurs duré 4h10 pour un parcours de 5 655 km.

Les médias ont couvert l’évènement la quasi totalité de la journée pour certains. L’atterrissage du Concorde à Dakar à 15h30 a même entraîné une interruption des programmes. De même, pour l’atterrissage à Rio de Janeiro à 20h. C’est dire à quel point le Concorde a fasciné la population. Pour preuve, aucun engin actuellement n’est capable d’atteindre de telles vitesses.

Un tragique accident a mis fin au mythe

« Concorde vous avez une grande flamme derrière », a alerté le contrôleur de la tour de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Mais il est trop tard. Le Concorde a atteint, le point v1, sa vitesse de non-retour. À cette allure, il est impossible que l’avion atterrisse en toute sécurité. La flamme a pris une ampleur de 180 mètres de long. C’est la fin.

Le 25 juillet 2000, l’avion « le plus sur du monde », s’est écrasé à Gonesse dans le Val-d’Oise, sur un hôtel. En 1 minute et 28 secondes, 113 personnes ont perdu la vie. Les 100 passagers, dont 96 Allemands, les neuf membres de l’équipage à bord, ainsi que quatre salariés de l’hôtel.

Les raisons de ce crash suscitent encore des débats. Pourtant, le bureau d’enquête et d’analyse a affirmé que l’origine du crash est due à un bout de métal. Or, cinq minutes avant le décollage du Concorde, un avion de la compagnie américaine Continental Airlines a perdu une lamelle sur la piste.

En voulant à son tour décoller, le Concorde a roulé sur ce bout de lamelle de 50 centimètres, ce qui a abîmé un de ses pneus. La roue en question a éclaté. Un morceau de quatre kilos est alors projeté sur le dessous de l’aile à l’intérieur de laquelle se trouve le réservoir. Il se fissure et le carburant coule.

La compagnie américaine a immédiatement contesté les faits. Ainsi, après douze ans de procès, tous les accusés, dont le technicien qui avait fixé la lamelle, ont été relaxés.

Le Concorde a fait ses adieux au public en 2003

Cet incident a bel et bien engendré l’arrêt prématuré des vols d’avions de ce type. Malgré quelques modifications effectuées sur ce dernier après l’accident, les voyageurs étaient sceptiques. Les attentats du 11 septembre n’ont, d’autre part, rassuré personne quant à la fiabilité des avions.

S’est ajouté à la peur, le rejet du prix exorbitant. Le coût d’un billet a augmenté de façon exponentielle au fil des années, au point d’atteindre en 2001, les 8000 euros pour un aller-retour Paris New York. Difficile de s’offrir ce luxe. Les compagnies ne remplissait plus les avions. L’affaire n’était donc plus rentable. Ainsi, le 24 octobre 2003, le Concorde a atterri pour la dernière fois à Londres.

Laisser un commentaire