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Droits des femmes : les talibans interdisent le mariage forcé

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Droit des femmes : les talibans interdisent le mariage forcé

Dans un décret, le chef des talibans a appelé le gouvernement à faire respecter les droits des femmes. Les mariages ne seront plus forcés ! En effet, Hibatullah Akhunzada appelle à ne plus considérer les femmes comme des propriétés et à interdire les unions forcées. Ainsi, les Afghanes devront désormais consentir au mariage. Les femmes veuves pourront aussi avoir accès au droit à l’héritage après la mort de leur mari.

La fin des mariages forcés des femmes

Le 3 décembre dernier, Hibatullah Akhunzada a annoncé l’interdiction des mariages forcés des femmes. Dans ce décret, il déclare :

« Les deux (les femmes et les hommes) devraient être égaux. Personne ne peut forcer les femmes à se marier par la coercition ou la pression ».

Hibatullah Akhunzada

Cependant, dans ce nouveau décret, le chef suprême ne mentionne pas l’âge minimum pour se marier. Avant la prise du pouvoir des talibans, les jeunes filles pouvaient se marier dès l’âge de 16 ans. De plus, Hibatullah Akhunzada a tenu à rappeler qu’une femme “n’était pas une propriété mais un être humain noble et libre.” Il ajoute aussi :

“Personne ne peut la donner à qui que ce soit en échange d’un accord de paix ou pour mettre fin à un conflit.”

Hibatullah Akhunzada

D’après le décret, une veuve pourra désormais se remarier 17 semaines après la mort de son mari. Celle-ci pourra librement choisir son nouveau mari. Le chef des talibans a ajouté que les veuves auront accès au droit à l’héritage et une part fixe des biens de son mari, ses enfants, son père et de ses autres proches.

Concernant les hommes ayant plusieurs femmes, ils devront respecter leurs droits conformément à la Charia et de les traiter dignement. Le mollah Akhunzada demande au gouvernement afghan d’encourager les savants religieux de promouvoir les droits des femmes.

À lire également : Afghanistan : l’avenir des femmes afghanes

Cette annonce intervient alors que des milliers de jeunes filles ne sont toujours pas autorisées à aller à l’école. De plus, une majorité de femmes se voient interdir le droit de travailler ou de reprendre leurs fonctions. Même si ces nouvelles mesures semblent être prometteuses pour les femmes du pays, il reste encore du chemin à faire pour garantir leurs droits. D’autant plus, que le pays traverse une crise humanitaire sans précédent.

En effet, l’économie du pays s’est considérablement effondrée depuis la prise du pouvoir des talibans. Près de 10 milliards de dollars de réserves monétaires de la Banque Centrale afghane ont été gelés aux États-Unis. Le gouvernement afghan actuel fait donc face à une pénurie d’argent liquide. De plus, les institutions financières internationales ont suspendu l’aide au développement. Il faut savoir que l’Afghanistan dépend essentiellement de l’aide internationale.

Les conséquences de cette rupture se sont très vite manifestées dans la vie quotidienne des Afghans. Le gouvernement ne peut plus payer les salaires. Le taux de pauvreté continue d’augmenter. Selon l’ONU, 23 millions d’Afghans risquent la famine cet hiver !

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