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« Divas : les plus grandes icônes de la pop », le nouveau livre de Sarah Dahan

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"Divas : les plus grandes icônes de la pop", le nouveau livre de Sarah Dahan

Vous connaissez Mariah Carey, sa voix envoûtante et ses chansons aux mélodies sucrées ? Et vous pensiez tout connaître de l’univers des divas de la pop américaine ? Détrompez-vous : dans l’entretien qu’elle nous accorde à l’occasion de la sortie en mars dernier de son livre Divas : les plus grandes icônes de la pop, Sarah Dahan nous dit tout. Tout ce que nous devrions connaître de ces chanteuses à la personnalité bigger than life. Tour à tour flamboyantes, sentimentales ou iconoclastes, elles ont chacune contribué à renouveler la culture pop en profondeur…

Journaliste depuis une dizaine d’années, Sarah a bouclé ses études de journalisme à Londres. À la fin de son master, elle a décroché un stage aux Inrocks. C’est ainsi qu’elle a commencé dans le journalisme musical, sans jamais vraiment s’être arrêtée depuis. Collaborant régulièrement avec non seulement Les Inrocks, mais aussi GQ, Grazia, Glamour, etc. Elle a aussi publié un premier livre en 2015 sur la chanson française*. Cinq ans plus tard, elle renouvelle l’expérience en se penchant cette fois sur le cas des divas de la chanson anglo-saxonne.

"Divas : les plus grandes icônes de la pop", le nouveau livre de Sarah Dahan
(c) Nathalie A. Rocha.

Le jeu des sept familles de divas

Dans son livre, Sarah a élaboré son propre jeu des sept familles consacré aux divas. Tandis que certaines sont réputées « ultimes », d’autres sont « féministes », « sentimentales » ou encore « iconoclastes ». Sarah nous révèle ainsi qu’elle ne voulait pas se contenter de faire un simple catalogue, rébarbatif à ses yeux. C’est ce qui l’a poussé à opter pour une classification ludique. « Concernant le choix de ces familles, continue-t-elle, j’ai essayé de décrire ce que ces chanteuses représentaient dans l’imaginaire collectif ». Même s’il est vrai que « plusieurs de ces divas auraient pu figurer dans plusieurs familles à la fois ». Sarah pensait ainsi que ses catégories aideraient le lecteur à mieux appréhender ces chanteuses. Mariah Carey fait partie de la famille des « ultimes ». Madonna relève sans surprise de celle des « iconoclastes » tandis que Whitney Houston est une « blessée »…

Au-delà de ces distinctions, ce qui unit les divas a trait à leur énorme popularité. Elles sont également toutes bourrées de talent. En outre, elles ont montré une force et une détermination sans pareille tout au long de leur carrière. Elles ont ainsi toutes fait montre d’une envie de réussir dès leur plus jeune âge. En effet, toutes ont commencé leur carrière très tôt.

Dans ce jeu des sept familles réinventé par Sarah, toutes les divas n’ont pas passé les critères de sélection de la journaliste. Elle s’explique : « Mon point d’ancrage a consisté à me poser la question de l’empreinte qu’elles avaient laissé dans la musique. » Ainsi, les chanteuses dont l’empreinte musicale n’a pas été jugée assez profonde n’ont pas été retenues. « Si on met Britney Spears et Christina Aguilera côte à côte, par exemple, on ne peut que reconnaître qu’elles ne jouent pas dans la même cour. C’est ce qui m’a poussé à mettre la seconde de côté ». La longévité a donc constitué un critère de sélection important pour l’auteure.

Sortir certaines divas de l’ombre, renouveler la perception des plus connues

À l’opposé, Sarah a inclus dans son ouvrage certaines divas relativement peu connues en France. Il en est ainsi de Carole King, Carly Simon ou Dusty Springfield, très populaires aux États-Unis. L’auteure rappelle ainsi que « Carole King a ouvert la voie à de nombreuses autres chanteuses venues après elle. Il me paraissait légitime qu’elle fasse partie du livre. Quant à Carly Simon, on constate un passage de témoin avec Taylor Swift : les deux divas se sont même produites ensemble ». Le livre évoque par conséquent les divas incontournables, celles que l’on connaît tous. Mais il nous fait également découvrir d’autres divas tout aussi importantes, même si elles sont moins connues dans notre pays.

Sortir certaines divas de l'ombre, renouveler la perception des plus connues.
(c) Nathalie A. Rocha.

Concernant les divas archi connues, l’auteure a voulu renouveler la perception que nous en avons. Quand elle parle de Madonna par exemple, Sarah pense que « la jeune génération n’a pas vraiment conscience de tout ce qu’elle a réalisé. Elle a non seulement su se réinventer aux niveaux musical et de son look, mais elle a aussi contribué à insuffler un vent de fraîcheur et de progressisme dans la société plus généralement. Je pensais donc qu’il était important de revenir sur son parcours ».

Sarah évoque enfin des divas plus actuelles, telle que Taylor Swift, encore relativement méconnue en France. « Je suis moi-même une fan inconditionnelle. Elle est surtout connue dans notre pays pour ses relations masculines et le fait qu’elle ait écrit un tube à l’occasion de chacune de ses ruptures. Mais s’inspirer des choses qui nous arrivent dans la vie, c’est le principe même du songwriting. J’avais donc envie de remettre l’accent sur son talent et sur sa carrière qui, ne l’oublions pas, est très riche ».

Des chanteuses adulées par le public gay

Toutes les divas évoquées par Sarah entretiennent une relation particulière avec leur public gay. « Je pense que c’est leur côté cathartique, expression de soi, bigger than life, show off à toujours en faire des caisses, qui les rapproche de leur public gay », explique-t-elle. Certains de leurs titres sont même devenus des hymnes propres à la communauté homosexuelle. C’est le cas de I’m coming out de Diana Ross, par exemple. Leur capacité à surmonter les obstacles, tout en demeurant très glamour et en continuant à donner beaucoup d’amour à leur public, notamment gay, est ainsi remarquable.

L’auteure ajoute : « Elles ont également subi la misogynie et le sexisme régnant dans le milieu du show-business. Cette lutte contre une certaine forme d’oppression a donc posé un parallèle avec les difficultés rencontrées par une certaine catégorie de leur public ».

Un livre ludique et pédagogique

Au-delà de sa qualité d’écriture rendant son contenu accessible à un large public, le livre de Sarah Dahan fait mouche par son aspect ludique et pédagogique. Concernant l’aspect visuel de son essai musical, l’auteure a fait appel à une illustratrice colombienne du nom de Nathalie A. Rocha, repérée sur Instagram. En accord avec son éditrice, Sarah lui a laissé le soin de dessiner chacune de ses divas en reprenant un de ses looks les plus emblématiques. « D’où le dessin de Britney Spears avec ses tresses. C’est la Britney que nous connaissons tous. Pareil pour Grace Jones, ou Jennifer Lopez revêtue de sa célèbre robe Versace. Nathalie a donc travaillé à partir de photos qu’elle a choisies elle-même ou que je lui ai soumises ».

Le livre est également assorti d’une playlist offrant un accès à l’œuvre musicale de chaque diva en quatre titres parmi ses plus connus. « Ce sont des chansons à connaître absolument dans la mesure où elles sont emblématiques d’un moment particulier dans la carrière de ces chanteuses. Elles ont marqué un virage important dans leur parcours. L’idée était donc de présenter au lecteur chaque diva par le biais de ses plus gros tubes ». À charge pour lui de continuer d’explorer la discographie de cette dernière de façon plus personnelle s’il le souhaite.

À chacun de ses livres, Sarah nous invite dans son univers personnel, entre chanson française et variété anglo-saxonne, entre musique pop et productions indépendantes. « Mon univers musical est très varié. Cela peut aller de Benjamin Biolay à Rihanna en passant par des productions indépendantes (The Straws). J’aime aussi certains groupes français plus confidentiels tels que La Femme. Mon livre sur la chanson française, et maintenant celui sur les divas, reflètent chacun une facette de ma personnalité ».

Un livre ludique et pédagogique.

Êtes-vous vous-même un(e) fan des divas évoquées par Sarah Dahan dans son ouvrage ? N’hésitez pas à nous dire laquelle a votre préférence dans la section des commentaires ci-dessous.

* Je vais pas me taire parce que t’as mal aux yeux : autopsie de la chanson française (J’ai lu, 2015).

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