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Confinement : la réalité sur les failles de vos principes éducatifs

Depuis une semaine, le confinement imposé par le gouvernement pour limiter la propagation du Covid-19 confronte les parents et leur enfant à cohabiter sans répit. Ce nouveau rapprochement familial remet en question les limites de l’autorité parentale. Trop laxiste ou autoritaire, comment faire face à votre niveau de sévérité lorsque vous êtes dépourvu d’aide extérieure ? Vous vous retrouvez face à la réalité : les failles de votre système éducatif… La solution ? Tirer parti de chacune de ces pédagogies pour apaiser le quotidien des familles durant ce confinement prolongé.

famille embarassée en confinement

Les conséquences positives d’une éducation autoritaire 

Si vous aviez l’habitude d’user du rapport de force dominé/dominant avec vos enfants, jouer les prolongations 24h/24 risque de vous épuiser. Néanmoins, la fermeté installée dans les habitudes de vos gamins aide au cadrage et à la fixation des limites. Toujours rassurante et nécessaire à son développement. Durant cette période particulière, il est intéressant de garder quelques principes rigoristes efficaces.

Respecter les besoins de chacun

Avec le télétravail, l’attention des parents envers leur chérubin est limitée. À lui de comprendre quel est son rôle au sein de la famille en se gérant seul. Il peut s’agir des devoirs comme des moments récréatifs… Le tout, en respectant le silence nécessaire à la concentration des parents lors des temps de travail. 

enfant qui range le linge

Instaurer un rythme journalier

Si vous élevez vos enfants à l’ancienne, ils ont l’habitude de ne pas traîner au lit, de respecter les horaires de lever et de coucher et ne sourcillent pas durant les temps de devoirs. C’est un sacré gain de temps et d’énergie ! Car se laisser porter par les négociations et jouer les prolongations est énergivore et contre-productif.

Impliquez la responsabilité de tous au sein du foyer

Occuper un enfant plusieurs jours durant nécessite de l’impliquer dans la vie d’adulte et de le responsabiliser. Déjà assignées à gérer le repas du déjeuner et à jouer à la maîtresse d’école, les mamans plus drastiques n’ont aucun scrupule à déléguer certaines tâches ménagères à leur bout de chou.

Selon leur âge et leur motricité, ils sont tout à fait aptes à participer aux minies missions du quotidien. Ainsi, remplir et vider le lave-vaisselle, mettre la table et ranger leur chambre sont les minimums exigibles de vos héritiers. Ils n’en seront que plus fiers, gagneront en autonomie et en confiance.

Les limites d’une éducation laxiste lors du confinement

Vous avez toujours prôné le libéralisme dans l’éducation de votre tribu ? Si vous vous en sortiez jusque-là, qu’en est-il, maintenant que l’école, les garderies, votre bureau et les autres activités extérieures sont suspendus ? 

Basés sur l’excès de bienveillance, avec pour seule priorité : le bien-être de votre progéniture, ces fondements ont leurs limites…

enfant-roi

(Mal)-habitué à obtenir toute votre attention et à ce que vous exauciez ses moindres désirs, comment gérez-vous cet enfant-roi, lors de vos temps de télétravail et d’isolement indispensables ?

L’empathie et la libre écoute des besoins de chacun sont les fondamentales de l’éducation permissive. Mais lors du confinement, le manque de maîtrise risque de perturber l’organisation de ce nouveau rythme de vie. En tombant dans les travers d’une autorité inexistante, vous risquez d’en payer le prix ces prochains jours. À l’heure de la rigueur et de la discipline, revenir sur les notions de compassion, de partage du temps et de gestion de sa solitude risque d’être ardu.

Parce que son comportement est le reflet de ce que vous laissez paraître, céder à la facilité avec son enfant, c’est oublier de se respecter en tant qu’individu.

La parentalité positive : la solution pendant et après le Covid-19

Les principes de l’éducation positive

Cette troisième idéologie éducative prend ce qui existe de meilleur sur les deux modèles précédents.

Construite sur une relation de gagnant-gagnant, elle régit un code de mieux-vivre ensemble pour le bien de tous. Idéal en ces temps d’isolement exceptionnel, certaines familles l’ont d’ailleurs adopté. Pour réguler leurs mauvaises habitudes et résister aux tentations, elles ont créé une charte du confinement. 

Inspirée de cette éducation 2.0, l’idée est d’impliquer l’enfant dans les règles de la maison, en fixant un cadre pour limiter les sanctions punitives.

Les mots d’ordre : respect d’autrui et empathie.

En évitant les hurlements et les colères, le rejeton s’implique, comme l’adulte, dans la recherche de solution plutôt que de punition. Une pratique qui développe l’autonomie, la confiance et l’estime de soi. Par l’élaboration de ce compromis, certains aspects de l’éducation positive sont donc repris. Parmi elles :

  • Les temps imposés de travail et de moments récréatifs… Pour tous.
  • Souligner les crises et colères pour apprendre à se canaliser : une colère autorisée par jour pour l’enfant, valable aussi pour le parent.
  • La rigueur continue des horaires scolaires. 

Pour en savoir plus, retrouvez les différents ouvrages sur l’éducation bienveillante.

charte du confinement

La charte de confinement comme règle de survie

Tel un règlement intérieur, ce contrat symbolise les codes de la bonne entente. Ainsi, il doit figurer les obligations journalières ou hebdomadaire, validé par tous les membres de la famille.  De ce fait, les suggestions des parents fusent… Mais des mioches également ! Puisque toute la maisonnée y trouve son compte, ses chances d’être respectée augmente.

Pas toujours une réussite les premiers jours, la charte doit évoluer au fils des semaines. Tout au moins pour les contraintes secondaires. Car, celles basées sur le fondement de l’équilibre familial doivent tenir bon.

Déguisés en charte domestique, les principes de la parentalité consciente s’imposent naturellement à certains foyers. Sans s’en rendre compte, ces guides de survies renforcent l’amour, l’empathie et la confiance, issus de l’éducation libérale. Tout en heurtant l’enfant aux limites de ce qui l’entoure, l’obligeant à les respecter, selon la rigueur des moeurs autoritaires.  Fondement de tout ordre social et de vie de famille saine, ces valeurs pourraient dominer celles des précédents systèmes, aux conséquences destructrices pour l’enfant et le parent.

Plus de conseils organisationnels ? Inspirez-vous de nos articles pour concilier votre vie professionnelle et personnelle ou du quotidien des mères rédactrices web en freelance.

Cindy Cauchy

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