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Cinq choses à savoir sur les troubles de la personnalité

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Trouble de la personnalité

En France, les troubles de la personnalité touchent 20 % de la population. Découvrez cinq choses à savoir sur ces maladies psychiques.

La personnalité est notre manière de penser, d’agir, de ressentir et de communiquer avec les autres. Elle dépend des facteurs génétiques, biologiques, éducatifs, psychologiques et socioculturels. Très souvent, notre personnalité reste stable et ne change que très peu au cours du temps. Lorsque la personnalité s’exprime d’une manière qui s’éloigne des normes sociales, on parle alors de troubles.

Il existe dix troubles différents

Le Manuel Merck de diagnostic et thérapeutique recense dix troubles de la personnalité, répartis en trois grands groupes. Ce manuel, qui a vu le jour pour la première fois en 1899, est une référence médicale pour les professionnels de la santé. Le groupe A regroupe des personnes excentriques. Le groupe B englobe des patients dont le comportement est dramatique, émotionnel ou erratique. Enfin, le groupe C comprend des personnes anxieuses et/ou craintives.

Groupe A Catégorie B Rubrique C
Paranoïaque : méfiance, suspicionAntisocial : mépris, fourberie, manipulation, irresponsabilité socialeÉvitant : évite les contacts, sensible au rejet
Schizoïde : désintérêt envers les autresBorderline : refus d’être seul, dysrégulation émotionnelleDépendant : nécessité d’être pris en charge, soumission
Schizotypique : idées et comportements excentriquesHistrionique : recherche d’attentionObsessionnel compulsif : obstination, rigidité, perfectionnisme
Narcissique : estime de soi déréglée
Les différents troubles de la personnalité selon le Manuel Merck

Les maladies psychiques touchent 20% de la population française

L’OMS estime que 25 % de la population mondiale est concernée par un trouble mental à un moment de sa vie. En France, une personne sur quatre semblerait touchée par des maladies psychiques. Les troubles de la personnalité sont classées en troisième position des maladies les plus fréquentes, après le cancer et les maladies cardiovasculaires. L’OMS retient cinq maladies mentales parmi les dix pathologies majeures du XXIème siècle. Les plus courantes sont la schizophrénie, la dépression, le trouble obsessionnel compulsif (TOC), la personnalité borderline et le trouble bipolaire. Selon l’Unafam, plus de trois millions de personnes vivent avec des troubles psychiques sévères.

Le pic d’apparition des troubles se situe entre 15 et 25 ans

Les troubles de la personnalité sont principalement liés à une mauvaise image de soi et un mauvais fonctionnement interpersonnel. Le patient perçoit des incohérences dans ses valeurs, ses objectifs et son apparence. Il manifeste également une incapacité à développer ou maintenir des relations saines et est parfois insensible (ou trop sensible) aux autres. C’est lors de l’adolescence que notre personnalité se façonne progressivement en fonction de différents facteurs. Les troubles de la personnalité deviennent de moins en moins sévères au fil du temps, même si les personnes concernées sont souvent réfractaires au changement.

Les causes de cette apparition sont diverses. L’éducation joue un rôle très important. En effet, la négligence, des règles trop strictes, une surprotection parentale peuvent favoriser l’émergence d’un trouble. Mais elle ne se suffit pas à elle-même. Des facteurs génétiques ou des évènements traumatisants durant l’enfance (violence, abus, divorce etc) sont aussi des causes probables.

Parmi les conséquences de ces pathologies : une baisse de l’espérance de vie

En 2014, selon l’Institut Montaigne, seulement 2 % du budget de la recherche biomédicale française était consacré à la psychiatrie. De ce fait, le poids économique et sociale était considérable. Les maladies mentales sont la cause première d’arrêt de travail longue durée. En moyenne, les personnes atteintes d’un trouble de la personnalité voient leur espérance de vie chuter de neuf années. Le coût de ces pathologies est estimé à 109 milliards d’euros par an. Cependant, Agnès BUZYN, ancienne ministre de la santé, annonçait en juillet 2020 que 140 millions d’euros seraient investis en faveur de la psychiatrie. Effectivement, les maladies mentales réduisent l’espérance de vie. Cette “mortalité prématurée” est liée à différents facteurs tels que des comportements dangereux, des conduites à risque, des suicides etc.

Des thérapies psychosociales comme traitement

Les thérapies psychosociales sont le principal traitement. Les traitements médicamenteux permettent uniquement de soigner des symptômes spécifiques comme le stress, la colère… Cependant, l’efficacité des traitements dépend intrinsèquement de la volonté du patient à s’y soumettre. L’amélioration de la pathologie nécessite obligatoirement la participation et l’acceptation du patient.

L’Unafam regroupe 2 000 bénévoles en France dont la mission est d’aider les personnes souffrant de troubles psychiques. “Briser l’isolement, redonner espoir et retrouver le pouvoir d’agir,” tel est l’objectif que cette association s’est donné. Effectivement, des événements sont régulièrement organisés pour informer, aider et sensibiliser. Suite à leur mobilisation, les personnes atteintes d’un trouble se retrouvent, par exemple, parmi les publics prioritaires pour la vaccination contre la Covid-19.

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