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Cannabis thérapeutique : la France emboîte le pas

Voilà sans doute un sujet qu’il vaudra mieux éviter d’aborder à table à Noël devant sa grand-mère et ses petits cousins, mais cela n’en est pas moins un débat de société important. Nous sommes encore nombreux et nombreuses à l’ignorer, mais depuis 2013, l’usage du cannabis dans la constitution de certains médicaments est autorisé. Depuis le 25 octobre, un pas de plus a été franchi avec le feu vert de l’Assemblée nationale pour l’usage thérapeutique du cannabis. On est encore loin de faire de Paris la nouvelle Amsterdam, mais les premières observations démarreront en 2020.

 

Le cannabis thérapeutique a déjà fait ses preuves dans d’autres pays

Nous sommes nombreux à avoir déjà voyagé dans un pays qui autorise la consommation récréative du cannabis. S’il est vrai qu’une fois de retour en France on n’a souvent du mal à comprendre une telle interdiction, il ne faut pas pour autant perdre de vue les risques d’une consommation excessive. Néanmoins, dans un cadre contrôlé, le cannabis à usage médicinal a déjà fait ses preuves depuis longtemps et ce ne sont pas les études scientifiques qui manquent.

Malgré tout, la France a toujours été culturellement très opposée à sa consommation. Résultat, les débats sur son éventuelle légalisation, pour un usage médical ou un usage récréatif, sont toujours houleux. Il faut dire que le cannabis est la source de nombreux trafics, notamment en Afrique du Sud, qui refroidissent l’opinion publique.

Autorisation des essais thérapeutiques : quand et comment ?

Le 25 octobre dernier, l’Assemblée nationale a donc autorisé les premiers tests sur le cannabis thérapeutique en France à partir du premier semestre 2020. Une nouvelle qui a fait étonnamment peu de bruit. Alors que la France est l’un des plus gros consommateurs d’Europe, nous aurions été en droit de nous attendre à des réactions plus intenses.

L’usage du cannabis thérapeutique ne sera autorisé et testé que sur des patients souffrant de pathologies lourdes et incurables, comme des cancers, le SIDA ou la sclérose en plaques. L’objectif est d’utiliser les vertus apaisantes bien connues de la marijuana pour améliorer leur quotidien et diminuer les douleurs à défaut de pouvoir leur proposer un traitement.

Le cannabis thérapeutique ne se fumera pas

Si le cannabis est enfin considéré pour ces cas médicaux délicats, c’est bien parce qu’il présente des avantages que ne présentent pas les autres médicaments. Effectivement, les antidouleurs utilisent des dérivés de l’opium ou de la morphine qui sont extrêmement efficaces pour supprimer la douleur, mais empêchent totalement de vivre une vie normale. Ce n’est pas le cas du cannabis qui, même s’il nécessite quelques précautions, permet de vivre ses journées normalement.

Néanmoins, les amateurs de cannabis qui se réjouiraient d’une telle situation doivent savoir que la voie d’administration qui consiste à le fumer a été écartée par la loi. Le cannabis thérapeutique ne peut pas passer par un procédé reconnu comme néfaste pour la santé. Il se consommera donc seulement en tisanes, en fleurs séchées, en pommades, en huile, etc.

De leur côté, ceux qui militent pour une légalisation totale ont accueilli la nouvelle avec joie, y voyant un premier pas vers une autorisation de la consommation récréative. Ce qu’il en est vraiment, seul l’avenir nous le dira !

Benedicte

Philosophe excentrique, Bénédicte vous cause de lifestyle, de tendances, de gastronomie, d'art et un peu sexo aussi. Et si vous cherchez un peu, vous trouverez un peu de philo, un peu partout.

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