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Auto-entrepreneuse à 19 ans, le destin insoupçonné d’Emy

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Destinée à être magistrat, Emy Cassinari, 21 ans aujourd’hui, est à la tête de deux entreprises. 

Emy Cassinari est une jeune femme indépendante de 21 ans. En effet, elle vit seule dans son appartement à Mandelieu, près de Cannes. D’origine italienne, elle a passé ses premières années en Italie avant de venir en France. Sa scolarité, de la primaire à la terminale, s’est faite à Cannes. Après avoir validé son baccalauréat littéraire elle a décidé de faire une première année de prépa hypokhâgne à Nice. C’est à bac +1 qu’elle a arrêté ses études afin de travailler dans l’entreprise familiale créée par son père. 

Ses débuts en tant qu’auto-entrepreneuse 

Durant sa première année d’études supérieures, elle s’est rendue compte que le milieu scolaire n’était plus ce qui l’intéressait et l’épanouissait. Cette remise en question et la proposition de son père de reprendre l’entreprise dès qu’elle aurait 18 ans l’ont décidé à se tourner vers le monde du travail. De ce fait, la jeune femme a rejoint l’affaire familiale Directportes. Son rôle consiste à s’occuper d’un showroom se trouvant à Antibes.

Elle a été soumise à une forte pressions dès ses débuts, compte tenu de la charge de travail et des responsabilités liées à l’entrepreneuriat. Autonome, indépendante, autodidacte, avec des facilités pour apprendre rapidement, elle a su s’intégrer à l’entreprise et se gérer seule au fil des jours. « Même si ça me faisait l’effet d’une montagne, je me suis dit que je la gravirais petit à petit ».

Pendant l’été 2019, elle a eu l’idée de lancer sa micro-entreprise, Maniglia. C’est une entreprise uniquement en e-commerce distribuant des poignées de portes design italiennes en France. « Du haut de mes 19 ans, je suis allée voir l’usine sur place en Italie et je leur ai fait une offre ». Son idée a consisté à trouver le produit qui marcherait bien dans un autre pays et de l’introduire en France à un prix attractif.

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« J’ai toujours eu conscience du fait que je pourrais passer à côté de certaines choses du fait d’avoir une entreprise. Je ne peux plus me permettre de faire ce que font les jeunes de mon âge habituellement ». Mais, être son propre patron était son souhait depuis l’enfance. Sa jeunesse ne l’a pas trop importé, son but étant de travailler, avoir son appartement et sa vie de famille au plus tôt. Pour elle, son train de vie actuel est l’équilibre parfait entre travail et temps libre nécessaire pour profiter de sa jeunesse.

Le fruit de ses efforts

Aujourd’hui à la tête de deux entreprises, la jeune femme est épanouie dans sa vie professionnelle. En plus d’avoir à gérer la crise sanitaire actuelle, elle s’occupe de nombre des tâches requises par son entreprise. En effet, elle s’occupe de l’accueil client, de la logistique, de la comptabilité et du service client. Son père travaille encore avec elle en s’occupant uniquement de l’aspect technique. C’est une chose qu’elle apprend également pour, un jour, assurer les aspects techniques. 

Pour Maniglia, elle a un site internet en place avec un configurateur en ligne. Les clients peuvent directement faire leur panier en ligne et commander. Elle gère tout le processus entre le moment de la commande et la réception des poignées par les clients. Le processus inclut la transmission des différentes commandes à l’usine, leur réception chez elle avant leur renvoi vers les acheteurs finaux. 

Vivant déjà du fruit de son labeur, Emy est déterminée à continuer dans cette voix. Elle veut faire de ses entreprises sa carrière en développant d’autres produits et d’autres sites internet. En effet, Emy se voit bien faire ce métier toute sa vie, notamment grâce aux avantages de pouvoir gérer son temps libre et de ne pas avoir de supérieur hiérarchique. Elle parvient à se gérer seule. 

Les difficultés rencontrées 

Emy a tenu à différencier dès ses débuts sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Effectivement, le choix de prendre son indépendance s’est fait afin de bien séparer les deux. Sa collaboration avec son père se passe très bien grâce à cela. 

Malgré la présence rassurante de son père, Emy a parfois eu envie d’abandonner. Notamment à ses débuts où son statut de jeune femme lui a valu des difficultés telles que la sensation de non légitimité, de n’être pas prise au sérieux par les clients, surtout ceux demandant un deuxième avis (celui de son père) sur ce qu’elle pouvait dire. Les premiers mécontentements, les clients en colère au téléphone étaient des choses difficiles à gérer, à 19 ans à peine. Pire encore, elle a connu le racisme lorsqu’elle partageait ses origines, « un client m’a traité de migrante ». Elle a eu des moments de doute, pensant qu’elle n’y arriverait pas, mais elle a persévéré. 

Des conseils pour les plus ambitieux

Si Emy avait un conseil à l’attention de ceux qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat et plus précisément les jeunes, c’est qu’il ne faut pas avoir peur de se lancer. « Le mot entrepreneuriat est effrayant parce que c’est de la responsabilité, t’es tout seul, il n’y a plus quelqu’un pour te dire quoi faire, là c’est toi. Ta réussite dépend de toi. »

Elle précise que le fait de se lancer dans l’entrepreneuriat implique certains sacrifices, « le temps qu’on accordait à autre chose, il faut le mettre là dedans ». Un de ses sacrifices a été de ne pas avoir d’été 2019 car elle travaillait 6h par jour sur son site en rentrant un par un les prix par exemple, ça lui a prit deux mois en tout. « Alors oui, j’avais des amis qui me proposaient de sortir, en plus c’était le dernier été avant le Covid et je n’y allais pas parce que j’avais du travail, je m’étais fixé une date limite pour la mise en ligne du site ».

Ses conseils sont la persévérance, avoir de l’ambition, « il faut persévérer pour avoir ce qu’on veut dans la vie ». 

Bien qu’enfant, elle ait rêvé de devenir magistrat ou vétérinaire, Emy vit aujourd’hui un rêve grâce à sa micro-entreprise ! 

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