Nous arrivons à la fin de mon séjour angevin, en digestion de mes découvertes, en redécouvrant chez moi à Paris, je me retourne pour voir ce que j’y ai laissé.

Est-il possible de quitter Paris ? Je veux dire « définitivement », ne plus y vivre quand on y a vécu ? C’est vrai, il existe des gens (des Barbares) qui ne comprennent pas ce qui nous attache à cet aggloméré d’inconnus habillés en people, qui ne voient pas l’intérêt de changer monde à chaque détour de rue, qui se disent lassés des façades hausmanniennes, qui trouvent que les prix des loyers sont « n’importe quoi », etc. Mais moi je me demande s’il est métaphysiquement possible de quitter cette fourmilière aux ondes telluriques prouvées depuis l’époque gallo-romaine.

Est-il possible de quitter Paris ? Cette question me prend les tripes depuis quelques semaines, depuis que V*** m’a (finalement) quittée pour Angers. C’était moi ou la capitale angevine, elle ou Paris ; pourquoi est-ce avec tant d’évidence que j’ai choisi la Tour Eiffel ?

Après quelques jours chez nos amis à Angers, V*** appréciait. Elle resta le reste du mois, pendant que je rentrai sur Paris après une semaine. Finalement, après quelques discussions tendues qui ne faisaient que nous ramener à notre point de discorde, elle décida d’y rester, plus que le mois. D’y rester tout court.

V*** vit maintenant à Angers. Ça reste pour moi bizarre. Bizarre car c’est V***, bizarre car, pour moi, avant, ailleurs que Paris, c’était nulle part. Aujourd’hui, pour moi, Angers, 1 h 30 de Paris, c’est un endroit bien et calme.

Par Bénédicte

Benedicte

Philosophe excentrique, Bénédicte vous cause de lifestyle, de tendances, de gastronomie, d'art et un peu sexo aussi. Et si vous cherchez un peu, vous trouverez un peu de philo, un peu partout.

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