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180° Reconversion : réussir le virage de l’entrepreneuriat avec Marjorie Llombart et Magali Perruchini

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180° Reconversion : réussir le virage de l'entrepreneuriat avec Marjorie Llombart et Magali Perruchini

Quel salarié n’a jamais rêvé de devenir son propre patron ? Vous vous sentez à l’étroit dans votre costume de salarié ? Votre job ne vous correspond plus et vous avez mal au travail ? Vous avez une idée et vous souhaitez larguer les amarres pour la mettre en œuvre ? Dans le même temps, vous doutez et cherchez des motifs pour vous rassurer ? Le livre de Marjorie Llombart et Magali Perruchini, 180° Reconversion. Réussir le virage de l’entrepreneuriat est sans doute fait pour vous !

Marjorie et Magali sont des expertes en matière de reconversion. En effet, la première accompagne les salariés dès les premiers stades de leur reconversion dans l’entrepreneuriat. En outre, l’une comme l’autre sont également passées par la case « reconversion » après avoir été salariées, la première dans une agence photographique, la seconde dans une agence de communication. Un jour, elles ont ressenti l’envie de déployer leurs ailes d’entrepreneures et ont décidé de sauter le pas. Marjorie a créé son cabinet de conseil Dessine-moi une carrière en 2013 au sein duquel elle se consacre aux femmes qui veulent se lancer dans le secteur des services. Quant à Magali, c’est une slasheuse : elle a développé son activité d’auteure / blogueuse / community manager en soutien aux petits artisans, tout en étant employée par un fabricant artisanal de papier. Marjorie, que nous avons rencontrée à l’occasion de la sortie de leur livre commun 180° Reconversion, commence notre entretien par un avertissement  : « Attention, ne devient pas entrepreneur qui veut ! »

Tout le monde peut-il entreprendre ?

Les qualités partagées par les entrepreneurs

Il y a plusieurs qualités propres aux profils d’entrepreneurs. « Parmi elles, la créativité me semble la plus importante », nous dit Marjorie. Ne serait-ce que pour résoudre les problèmes auxquels les entrepreneurs sont confrontés tous les jours.

Les auteures Magali Perruchini et Marjorie Llombart.
Magali Perruchini et Marjorie Llombart. (c) Matthieu Suprin.

« De même, continue-t-elle, la persévérance et la résilience sont également capitales pour ne pas s’arrêter au premier problème rencontré ». Or l’entrepreneuriat est assimilable à une course de fond. Par exemple, il peut arriver qu’on lance une offre qui ne va pas marcher du premier coup. Il faut donc la réadapter et l’ajuster.

« L’envie de communiquer et de servir compte également beaucoup », ajoute-t-elle. Proposer des produits ou des services utiles, se sentir investi d’une mission aide à dépasser notre peur de nous mettre en avant.

Dans les faits, qui entreprend ?

Dans 71% des cas, l’entrepreneur type est un homme. Il a 38 ans en moyenne, n’est pas ou peu diplômé. En effet, 55% des créateurs n’ont pas de diplôme supérieur. La majorité d’entre eux se lance avec le bac, un CAP ou même seulement un BEP en poche !

Ces dernières années, on constate un rajeunissement des profils d’entrepreneurs. Ainsi, 46% des millennials souhaitent se mettre à leur compte plutôt que d’être salariés. Une proportion inimaginable parmi les générations qui les ont précédés ! 

Pour expliquer un tel succès parmi les jeunes, Marjorie met en avant la loi de modernisation de l’économie impulsée par Nicolas Sarkozy en 2008, à l’origine du statut d’auto-entrepreneur. « Ce statut a permis de simplifier et de décomplexer de nombreuses personnes par rapport à la création d’entreprise : plus besoin de capital (1€), création de votre entreprise en un click, pas de chiffre d’affaires minimal requis, pas de charges à payer en l’absence de chiffre d’affaires. »

Deuxième facteur avancé par Marjorie : « Dans le même temps, le modèle du CDI et du salariat a vu son prestige diminuer. » Les embauches en CDI sont devenues plus rares. Le sacro-saint contrat à durée indéterminée ne fait ainsi plus rêver les jeunes, au point qu’ils cherchent à se dégager de la « linéarité des parcours salariaux traditionnels ».

Enfin, cette nouvelle génération est plus difficile concernant le choix du métier qu’elle veut exercer, en ce qu’il doit avoir du sens pour elle. Ce faisceau de facteurs pousse les jeunes générations à se lancer davantage, même si leur démarche est empreinte de naïveté et d’une méconnaissance profonde du monde de l’entreprise.

Et les femmes dans tout cela ?

Marjorie n’accompagne que des femmes, car elle tient à les encourager dans leurs projets de développement professionnel et personnel. Il existe en effet des différences dans la façon dont ces dernières abordent l’entrepreneuriat, par rapport aux hommes. De nombreuses femmes ont des difficultés à assumer leur ambition, y compris sur le plan financier. « Elles ont plus de mal à s’autoriser à être visibles, à vendre leur prestation, elles doutent de leur légitimité et de leurs talents. Ces nombreux freins ne semblent pas affecter les hommes. En tout cas, ils ne l’avouent pas ouvertement », note Marjorie.

Pourtant, les entreprises créées par des femmes sont généralement plus rentables, même si elles bénéficient de peu de moyens au départ (moins de 4 000 € pour un tiers des entreprises créées). Pourtant, les trois-quarts sont toujours en activité trois ans après leur naissance, contre deux-tiers en moyenne. « Et s’il est vrai que les sociétés gérées par des femmes sont statistiquement plus petites que celles dirigées par des hommes en termes de chiffre d’affaires est de nombre de salariés, elles bénéficient d’une profitabilité supérieure de 9% », remarque encore Marjorie.

Marjorie Llombart.
Marjorie Llombart. (c) Sommet Grandeur Dames.

La démarche holistique de Marjorie

Écosystème et réseau

Marjorie insiste sur l’environnement dans lequel s’insèrent les entrepreneurs en les encourageant à mettre à profit les structures qui peuvent les aider : incubateurs, accélérateurs, dispositifs tels que le portage salarial, ou encore les business coaches.

Un entrepreneur, lorsqu’il est bien accompagné, multiplie ses chances de réussite. Premièrement, il ne se sent plus seul et cela le rassure, l’encourage et le conforte. Deuxièmement, il accède ainsi à des méthodes et des outils auprès de ses multiples interlocuteurs. Troisièmement, il intégre un réseau d’experts et de personnes-ressources qui pourront lui apporter une aide précieuse. Surtout au début de sa reconversion, alors qu’il connaît encore imparfaitement son secteur d’activité. Enfin, quatrièmement, il est davantage à même de trouver la bonne cadence pour son projet.

C’est pour cela qu’il est nécessaire pour les entrepreneurs de se faire accompagner dès le début. Pendant la phase amont de leur projet (« dès qu’ils ont une idée »). D’ailleurs, les entrepreneurs qui sont accompagnés ont un taux de réussite double par rapport à ceux qui ne l’ont pas été.

Entrepreneuriat et développement personnel

Pour Marjorie, « il est impossible de développer son activité si on n’est pas heureux et épanoui. Il est donc nécessaire de travailler sur soi-même ». Elle ne se considère d’ailleurs pas comme une consultante traditionnelle focalisée sur la stratégie à suivre. Elle souhaite partager ses discussions avec les dirigeants et chefs d’entreprise entre développement personnel, d’une part, et stratégie, d’autre part, à parts égales. De nombreuses personnes risquent l’échec si elles laissent de côté ce travail sur leur propre développement personnel. Selon Marjorie, « il s’agit de vaincre les peurs, les blocages et les doutes, qui font pourtant partie intégrante de l’aventure entrepreneuriale ».

180° Reconversion : un livre qui sort du lot

Fortes de leurs observations, Marjorie et Magali ont voulu créer un livre qui n’existait pas : 180° Reconversion. Réussir le virage de l’entrepreneuriat. Elles ont cherché à se distinguer des guides pratiques centrés sur la construction d’un business plan, la réalisation d’une étude de marché ou même la façon d’éditer une facture. Elles ont également voulu montrer les coulisses de l’entrepreneuriat en en donnant une vision globale. Ainsi, elles n’ont pas hésité à évoquer les écueils attendant les entrepreneurs en herbe. Les entretiens refermant leur livre sont d’ailleurs très explicites sur ce point. Elles ont donc voulu écrire un vade mecum qui donne envie d’entreprendre tout en restant ancré dans la réalité.

Couverture du livre 180° Reconversion. Réussir le virage de l'entrepreneuriat.

À l’image de sa maquette colorée, agréable et dynamique, le livre de Marjorie et Magali nous séduit en nous montrant la connexion entre épanouissements personnel et professionnel. Comme elles le soulignent, « l’argent ne peut constituer la motivation première dans un projet de reconversion entrepreneuriale. Il vient en récompense du travail bien exécuté par une personne à l’aise et qui a su trouver sa place dans la société. Une personne ayant réussi le tour de force d’incarner son bien-être dans des biens ou services appréciés du grand public ». Après avoir refermé 180° Reconversion, tout lecteur hésitant trouvera de nouveaux motifs pour croire en lui-même et en son projet !

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